Etats-Unis : La police abat une femme noire enceinte

Mardi 20 Juin 2017

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International

Etats-Unis : La police abat une femme noire enceinte
S’achemine t-on lentement mais surement vers un genocide de la population noire aux U.S.A?Tic-tac, tic-tac. Nouvelle bavure de la police américaine.
Deux jours après l’acquittement d’un policier qui avait tué un automobiliste noir, en juillet dernier, dans le Minnesota, re voilà les Etats-Unis confrontés à une probable bavure policière sur fond de racisme.
Cette fois, c’est la police de la ville de Seattle, dans le nord-ouest des Etats-Unis, qui se retrouve au Coeur d’une polémique après avoir abattu, dimanche, une femme noire enceinte et armée d’un couteau qui avait appelé pour signaler un cambriolage.
À l’origine, la victime aurait appelé la police pour signaler un cambriolage. La police a alors dépêché deux agents, au lieu d’un pour un cambriolage d’ordinaire, en raison d’informations selon lesquelles la jeune femme, identifiée par sa famille comme Charleena Lyles, pouvait présenter un «danger». Lors d’un précédent incident plus tôt ce mois-ci, cette dernière aurait en effet déjà appelé la police et menacé les agents qui étaient intervenus « avec de très grands ciseaux », avant d’être arrêtée, selon Mark Jamieson, porte-parole de la police de Seattle.
La scène semble s’être répétée. Dimanche, les policiers « ont été confrontés à une femme de 30 ans armée d’un couteau. Les deux policiers ont alors tiré », a rapporté la police dans un communiqué publié quelques heures après l’incident.
Après l’arrivée des pompiers peu de temps après, la jeune femme a été déclarée morte. La police a souligné que trois enfants se trouvaient dans l’appartement au moment des tirs, mais aucun n’a été blessé. Selon plusieurs membres de la famille cités par la presse locale, la victime était la mère des trois enfants, enceinte de trois mois, et qui souffrait de troubles mentaux.
Une enquête a été ouverte afin d’examiner le recours à la force par les deux policiers, placés en congé administratif pour la durée de l’enquête, a souligné la police de Seattle (SPD). Cette dernière a diffusé un enregistrement audio de l’intervention, dans lequel on entend les agents demander s’ils peuvent entrer dans l’appartement, puis quelques instants plus tard crier « Reculez ! Reculez ! », avant enfin d’entendre plusieurs coups de feu.
« Il n’y avait aucune raison de lui tirer dessus devant ses bébés (…). Ils pouvaient la maîtriser. Même moi, j’aurais pu la maîtriser », a crié, en détresse, Monika Williams, la soeur de celle que les médias locaux ont identifié comme étant Charleena Lyles, sur la chaîne de télévision locale Kiro7. « Pourquoi ne pouvaient-ils pas utiliser un Taser contre elle ?». La police a précisé en outre que les deux agents étaient équipés d’armes non-létales lors de l’intervention.
Le département américain de la Justice avait estimé en 2011 que la police de Seattle avait fait à plusieurs reprises un usage excessif de la force et avait nommé un rapporteur spécial pour surveiller la mise en place de réformes.
Des dizaines de personnes ont assisté dimanche à une veillée en mémoire de la jeune femme. Le maire de Seattle Ed Murray a qualifié l’incident de « tragédie » et promis une « enquête complète », soulignant que les policiers de la ville étaient entraînés « aux techniques d’apaisement (…) pour faire face à de telles crises ».
Le département américain de la Justice avait estimé en 2011 que la police de Seattle avait fait à plusieurs reprises un usage excessif de la force et avait nommé un rapporteur spécial pour surveiller la mise en place de réformes.
Auteur : Dakarposte.com

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