Le stratagème aura prospéré pendant plusieurs années, jusqu’à ce que les chiffres finissent par parler. Près de 390 millions de francs CFA auraient été détournés des caisses du ministère de la Santé à travers un système présumé de fraude aux allocations de stage. Au cœur de l’affaire : deux agents du ministère, Pape Abdourahmane Diakhaté, 40 ans, et Alioune Sy, 47 ans, désormais dans le viseur de la Division des investigations criminelles (DIC).
D’après les informations de Libération, les deux hommes bénéficiaient, dans le cadre de leurs fonctions, d’un accès aux fichiers des étudiants en médecine. Une position qui leur aurait permis de manipuler les données et de faire apparaître, dans les fichiers de paiement, des bénéficiaires qui n’étaient en réalité que des identités de circonstance.
Le mécanisme était simple, mais redoutablement efficace. Leurs propres numéros de téléphone, ainsi que ceux de plusieurs proches, auraient été introduits dans la base de données sous couvert de prétendus étudiants en septième année de médecine. À intervalles réguliers, les allocations étaient alors versées sur ces lignes avant que les fonds ne soient récupérés. Un circuit clandestin qui aurait fonctionné pendant des années, à l’abri des regards.
Le dispositif aurait commencé à se fissurer lorsque la direction du ministère a relevé des incohérences dans les paiements. Les vérifications ont alors conduit jusqu’à l’entourage des deux agents. Interrogés par les enquêteurs de la DIC, plusieurs proches auraient rapidement livré des informations compromettantes, reconnaissant avoir perçu les allocations avant de retirer les sommes et de les reverser aux principaux intéressés. Les premières constatations font remonter le mécanisme à 2017.
Confrontés aux éléments réunis par les enquêteurs, Pape Abdourahmane Diakhaté et Alioune Sy auraient fini par passer aux aveux. Mais loin de reconnaître pleinement la gravité des faits, ils auraient tenté d’en minimiser la portée, affirmant qu’une partie de l’argent aurait servi à financer des « œuvres sociales ».
Une justification qui n’efface ni l’ampleur du préjudice présumé ni la durée du système mis au jour. Les deux agents sont poursuivis pour escroquerie, faux et usage de faux et détournement de fonds publics.
L’affaire est loin d’avoir livré tous ses secrets. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer l’étendue exacte du réseau, identifier d’éventuels complices et établir avec précision le circuit emprunté par les centaines de millions de francs CFA présumés détournés.
Derrière cette fraude présumée, c’est donc tout un mécanisme de gestion des allocations publiques qui se retrouve désormais sous la loupe de la justice.
D’après les informations de Libération, les deux hommes bénéficiaient, dans le cadre de leurs fonctions, d’un accès aux fichiers des étudiants en médecine. Une position qui leur aurait permis de manipuler les données et de faire apparaître, dans les fichiers de paiement, des bénéficiaires qui n’étaient en réalité que des identités de circonstance.
Le mécanisme était simple, mais redoutablement efficace. Leurs propres numéros de téléphone, ainsi que ceux de plusieurs proches, auraient été introduits dans la base de données sous couvert de prétendus étudiants en septième année de médecine. À intervalles réguliers, les allocations étaient alors versées sur ces lignes avant que les fonds ne soient récupérés. Un circuit clandestin qui aurait fonctionné pendant des années, à l’abri des regards.
Le dispositif aurait commencé à se fissurer lorsque la direction du ministère a relevé des incohérences dans les paiements. Les vérifications ont alors conduit jusqu’à l’entourage des deux agents. Interrogés par les enquêteurs de la DIC, plusieurs proches auraient rapidement livré des informations compromettantes, reconnaissant avoir perçu les allocations avant de retirer les sommes et de les reverser aux principaux intéressés. Les premières constatations font remonter le mécanisme à 2017.
Confrontés aux éléments réunis par les enquêteurs, Pape Abdourahmane Diakhaté et Alioune Sy auraient fini par passer aux aveux. Mais loin de reconnaître pleinement la gravité des faits, ils auraient tenté d’en minimiser la portée, affirmant qu’une partie de l’argent aurait servi à financer des « œuvres sociales ».
Une justification qui n’efface ni l’ampleur du préjudice présumé ni la durée du système mis au jour. Les deux agents sont poursuivis pour escroquerie, faux et usage de faux et détournement de fonds publics.
L’affaire est loin d’avoir livré tous ses secrets. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour déterminer l’étendue exacte du réseau, identifier d’éventuels complices et établir avec précision le circuit emprunté par les centaines de millions de francs CFA présumés détournés.
Derrière cette fraude présumée, c’est donc tout un mécanisme de gestion des allocations publiques qui se retrouve désormais sous la loupe de la justice.