C’est sous le signe de la continuité assumée, de la transformation et de la modernité qu’une nouvelle page s’est ouverte dans l’histoire de l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).
À l’occasion de la solennelle cérémonie de passation de service, le nouveau Directeur général, Cheikh Tidiane Sarr, a dévoilé les grandes lignes d’un mandat placé sous le sceau de l’ambition, de la rigueur et de l’innovation. Des orientations dont Dakarposte a eu connaissance à travers les éléments rapportés par nos confrères du quotidien Le Soleil et qui dessinent, en filigrane, la volonté d’imprimer à l’institution une nouvelle dynamique.
D’emblée, le nouveau patron de l’ARTP a choisi de saluer l’œuvre accomplie par son prédécesseur, Dahirou Thiam, rendant hommage à un bilan dont il entend préserver les acquis tout en les prolongeant. « Poursuivre, mais aussi amplifier » : à travers cette formule, Cheikh Tidiane Sarr a posé les fondations d’une démarche qui se veut moins celle d’une rupture que d’une accélération, dans un secteur où l’immobilisme n’est plus permis.
Car le paysage numérique sénégalais connaît une mutation d’une profondeur telle qu’elle impose à son régulateur de se réinventer. Pour Cheikh Tidiane Sarr, l’ARTP doit désormais être un régulateur « prévisible, impartial, ouvert, inclusif, technologiquement outillé et engagé dans les chantiers de digitalisation ». Une ambition qui ne relève pas du simple exercice rhétorique, mais d’une véritable doctrine de gouvernance, articulée autour de la performance, de la transparence et de la capacité d’anticipation.
Au cœur de cette vision se trouve la donnée, appelée à devenir l’un des principaux instruments de la régulation. Le nouveau Directeur général entend ainsi renforcer le suivi, en temps réel, de la qualité des services proposés aux usagers, déployer des outils de contrôle technologique plus performants et promouvoir une corégulation intelligente avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème, dans le respect scrupuleux des compétences et prérogatives de chaque institution.
Cette approche traduit une conviction forte : le numérique n’est désormais plus un simple compartiment de l’économie nationale. Il constitue l’infrastructure invisible sur laquelle reposent une part croissante de la vie économique, sociale et administrative du pays. « Le numérique n’est plus simplement un secteur […] il est devenu le réseau d’artères qui irrigue le corps du Sénégal », a ainsi résumé Cheikh Tidiane Sarr, donnant à sa vision une dimension qui dépasse largement les seules considérations techniques.
Cette ambition suppose également de revisiter le cadre juridique qui encadre les communications électroniques et les activités postales. L’ARTP entend ainsi contribuer activement à la modernisation du Code des communications électroniques de 2018 et du Code des postes de 2006, deux textes dont l’évolution apparaît désormais nécessaire au regard des transformations profondes intervenues dans l’univers numérique et logistique.
Le secteur postal figure précisément parmi les chantiers majeurs auxquels le nouveau Directeur général entend s’attaquer. En perte de vitesse et confronté à des mutations structurelles, ce secteur doit, selon la nouvelle orientation affichée, bénéficier d’un cadre de régulation rénové et davantage adapté aux réalités contemporaines. L’instauration d’un dispositif unifié couvrant les activités postales et logistiques apparaît ainsi comme l’une des pistes privilégiées, tandis que la restructuration et le redressement stratégique de La Poste devraient bénéficier d’une attention particulière.
Mais la transformation voulue par Cheikh Tidiane Sarr ne saurait être exclusivement technologique ou juridique. Elle se veut également humaine. Le nouveau Directeur général entend instaurer un mode de management conciliant exigence professionnelle et considération pour les femmes et les hommes qui composent l’institution. La bienveillance, la formation continue, la probité et l’éthique professionnelle devront ainsi aller de pair avec une culture assumée du résultat.
Dans cette perspective, un audit approfondi du capital humain est annoncé afin de mieux identifier les compétences disponibles, les besoins de formation et les leviers susceptibles de renforcer la performance collective. Le dialogue avec le personnel devra également occuper une place centrale dans cette nouvelle gouvernance, tant il est vrai qu’aucune réforme durable ne peut prospérer sans l’adhésion de celles et ceux chargés de la porter au quotidien.
L’objectif affiché est particulièrement ambitieux : conduire l’ARTP vers ce que Cheikh Tidiane Sarr désigne comme la « régulation de cinquième génération ». Une formule qui traduit la volonté de faire évoluer l’institution d’un rôle essentiellement réactif vers une régulation plus intelligente, prédictive, fondée sur la donnée, la technologie, l’anticipation des mutations et une connaissance toujours plus fine des réalités du marché.
Au fond, la feuille de route du nouveau Directeur général semble reposer sur une équation aussi simple qu’exigeante : consolider les acquis, corriger les insuffisances et préparer l’institution aux bouleversements à venir. Une démarche qui rend hommage au travail accompli avant de mieux préparer l’avenir.
En appelant l’ensemble des acteurs à unir leurs forces, Cheikh Tidiane Sarr a finalement donné à son discours une dimension collective. L’ARTP, dans sa vision, ne doit pas être une administration isolée derrière ses prérogatives réglementaires, mais une institution capable de fédérer, d’anticiper et d’accompagner la transformation numérique du Sénégal.
L’ambition est donc clairement affichée : faire de l’ARTP un véritable « étendard d’excellence publique, au service exclusif du peuple sénégalais ». Reste désormais à transformer cette profession de foi en actes. Car dans un univers numérique où les mutations se mesurent moins en années qu’en mois, voire en semaines, le véritable défi de Cheikh Tidiane Sarr sera de faire de cette nouvelle gouvernance non seulement une promesse de modernité, mais une réalité tangible pour les opérateurs, les entreprises et, surtout, pour les millions de Sénégalais dont les usages numériques font désormais partie intégrante du quotidien.
À l’occasion de la solennelle cérémonie de passation de service, le nouveau Directeur général, Cheikh Tidiane Sarr, a dévoilé les grandes lignes d’un mandat placé sous le sceau de l’ambition, de la rigueur et de l’innovation. Des orientations dont Dakarposte a eu connaissance à travers les éléments rapportés par nos confrères du quotidien Le Soleil et qui dessinent, en filigrane, la volonté d’imprimer à l’institution une nouvelle dynamique.
D’emblée, le nouveau patron de l’ARTP a choisi de saluer l’œuvre accomplie par son prédécesseur, Dahirou Thiam, rendant hommage à un bilan dont il entend préserver les acquis tout en les prolongeant. « Poursuivre, mais aussi amplifier » : à travers cette formule, Cheikh Tidiane Sarr a posé les fondations d’une démarche qui se veut moins celle d’une rupture que d’une accélération, dans un secteur où l’immobilisme n’est plus permis.
Car le paysage numérique sénégalais connaît une mutation d’une profondeur telle qu’elle impose à son régulateur de se réinventer. Pour Cheikh Tidiane Sarr, l’ARTP doit désormais être un régulateur « prévisible, impartial, ouvert, inclusif, technologiquement outillé et engagé dans les chantiers de digitalisation ». Une ambition qui ne relève pas du simple exercice rhétorique, mais d’une véritable doctrine de gouvernance, articulée autour de la performance, de la transparence et de la capacité d’anticipation.
Au cœur de cette vision se trouve la donnée, appelée à devenir l’un des principaux instruments de la régulation. Le nouveau Directeur général entend ainsi renforcer le suivi, en temps réel, de la qualité des services proposés aux usagers, déployer des outils de contrôle technologique plus performants et promouvoir une corégulation intelligente avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème, dans le respect scrupuleux des compétences et prérogatives de chaque institution.
Cette approche traduit une conviction forte : le numérique n’est désormais plus un simple compartiment de l’économie nationale. Il constitue l’infrastructure invisible sur laquelle reposent une part croissante de la vie économique, sociale et administrative du pays. « Le numérique n’est plus simplement un secteur […] il est devenu le réseau d’artères qui irrigue le corps du Sénégal », a ainsi résumé Cheikh Tidiane Sarr, donnant à sa vision une dimension qui dépasse largement les seules considérations techniques.
Cette ambition suppose également de revisiter le cadre juridique qui encadre les communications électroniques et les activités postales. L’ARTP entend ainsi contribuer activement à la modernisation du Code des communications électroniques de 2018 et du Code des postes de 2006, deux textes dont l’évolution apparaît désormais nécessaire au regard des transformations profondes intervenues dans l’univers numérique et logistique.
Le secteur postal figure précisément parmi les chantiers majeurs auxquels le nouveau Directeur général entend s’attaquer. En perte de vitesse et confronté à des mutations structurelles, ce secteur doit, selon la nouvelle orientation affichée, bénéficier d’un cadre de régulation rénové et davantage adapté aux réalités contemporaines. L’instauration d’un dispositif unifié couvrant les activités postales et logistiques apparaît ainsi comme l’une des pistes privilégiées, tandis que la restructuration et le redressement stratégique de La Poste devraient bénéficier d’une attention particulière.
Mais la transformation voulue par Cheikh Tidiane Sarr ne saurait être exclusivement technologique ou juridique. Elle se veut également humaine. Le nouveau Directeur général entend instaurer un mode de management conciliant exigence professionnelle et considération pour les femmes et les hommes qui composent l’institution. La bienveillance, la formation continue, la probité et l’éthique professionnelle devront ainsi aller de pair avec une culture assumée du résultat.
Dans cette perspective, un audit approfondi du capital humain est annoncé afin de mieux identifier les compétences disponibles, les besoins de formation et les leviers susceptibles de renforcer la performance collective. Le dialogue avec le personnel devra également occuper une place centrale dans cette nouvelle gouvernance, tant il est vrai qu’aucune réforme durable ne peut prospérer sans l’adhésion de celles et ceux chargés de la porter au quotidien.
L’objectif affiché est particulièrement ambitieux : conduire l’ARTP vers ce que Cheikh Tidiane Sarr désigne comme la « régulation de cinquième génération ». Une formule qui traduit la volonté de faire évoluer l’institution d’un rôle essentiellement réactif vers une régulation plus intelligente, prédictive, fondée sur la donnée, la technologie, l’anticipation des mutations et une connaissance toujours plus fine des réalités du marché.
Au fond, la feuille de route du nouveau Directeur général semble reposer sur une équation aussi simple qu’exigeante : consolider les acquis, corriger les insuffisances et préparer l’institution aux bouleversements à venir. Une démarche qui rend hommage au travail accompli avant de mieux préparer l’avenir.
En appelant l’ensemble des acteurs à unir leurs forces, Cheikh Tidiane Sarr a finalement donné à son discours une dimension collective. L’ARTP, dans sa vision, ne doit pas être une administration isolée derrière ses prérogatives réglementaires, mais une institution capable de fédérer, d’anticiper et d’accompagner la transformation numérique du Sénégal.
L’ambition est donc clairement affichée : faire de l’ARTP un véritable « étendard d’excellence publique, au service exclusif du peuple sénégalais ». Reste désormais à transformer cette profession de foi en actes. Car dans un univers numérique où les mutations se mesurent moins en années qu’en mois, voire en semaines, le véritable défi de Cheikh Tidiane Sarr sera de faire de cette nouvelle gouvernance non seulement une promesse de modernité, mais une réalité tangible pour les opérateurs, les entreprises et, surtout, pour les millions de Sénégalais dont les usages numériques font désormais partie intégrante du quotidien.