Accusations de Abdoulaye Fall envers le Maroc et la CAF : La riposte juridique du club des avocats au Maroc

Rédigé par Dakarposte le Lundi 26 Janvier 2026 à 09:48 modifié le Lundi 26 Janvier 2026 13:50

"Le Maroc tient la CAF". Dans une vidéo en wolof sur Seneweb traduite et reprise par la presse française et africaine, le président de la Fédération sénégalaise de football a provoqué la polémique. Après ses propos, le Club des avocats au Maroc a répondu par un communiqué, taclant le président de l'instance dirigeante du football sénégalais. Le président du club, Mourad Elajouti, reproche à Abdoulaye Fall ses "allégations dépourvues de toute substance probatoire", constituant "une atteinte grave à l'honneur des instances sportives marocaines et africaines". Voici, in-extenso, ledit communiqué.


"Club des Avocats au Maroc Club of Attorneys in Morocco
COMMUNIQUÉ DU CLUB DES AVOCATS AU MAROC RELATIF AUX DÉCLARATIONS DU PRÉSIDENT DE LA FSF
Le Club des Avocats au Maroc exprime sa plus vive réprobation à la suite des déclarations infamantes proférées par le Président de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF). En accusant de manière péremptoire le Royaume du Maroc de « manipuler la CAF » et d'exercer une influence occulte sur l'organisation du football continental. Ce dirigeant a franchi le seuil de la critique sportive pour s'aventurer sur le terrain de la calomnie institutionnelle. Par ailleurs, la mise en cause délibérée de l'équité procédurale de la CAF constitue une offense directe à l'intégrité de cette institution.
Ces allégations, dépourvues de toute substance probatoire, constituent une atteinte grave à l'honneur des instances sportives marocaines et africaines. Par une rhétorique mélant insinuation et diffamation, l'auteur de ces propos tente de justifier sa faillite organisationnelle et ses carences structurelles en érigeant une théorie du complot qui fragilise la cohésion du football africain.
Il est utile de rappeler que les déclarations proférées par le Président de la FSF ne constituent pas de simples avis sportifs, mais une violation manifeste et grave des principes fondamentaux de la FIFA et de la CAF. En accusant sans preuves une nation et une confédération de manipulation, ce dirigeant manque de manière caractérisée à ses devoirs de neutralité, de loyauté et d'intégrité, obligations strictement prescrites par les articles 14, 15 et 16 du Code d'Éthique de la FIFA ainsi que par l'article 82 du Code Disciplinaire de la CAF. Sur le plan du droit répressif, ces actes sont juridiquement qualifiés de diffamation et de comportement offensant en vertu de l'article 23 du Code d'Éthique de la FIFA et de l'article 131 du Code Disciplinaire de la CAF. Ces dispositions sanctionnent toute atteinte délibérée à l'image du sport et à l'honneur des institutions, exposant leur auteur à des amendes et à des interdictions d'activité pouvant s'étendre sur plusieurs années. Le Club des Avocats au Maroc entend activer la procédure de saisine fondée sur l'article 60 du Code d'Éthique de la FIFA et l'article 43 du Code Disciplinaire de la CAF, lesquels disposent sans équivoque que toute personne ou autorité peut signaler par écrit aux organes juridictionnels les comportements qu'elle juge contraires aux règlements. Une fois le signalement enregistré par les secrétariats respectifs, les chambres d'instruction sont habilitées à ouvrir une enquête préliminaire afin d'analyser les preuves fournies et d'engager les poursuites appropriées.
Le Club des Avocats au Maroc réaffirme avec force qu'aucune frustration sportive, aussi vive soit-elle, ne saurait justifier le sacrifice de la probité des efforts consentis par nos institutions sur l'autel de manœuvres populistes. La dignité du football marocain ne saurait être impunément bafouée par des sorties médiatiques irresponsables qui nuisent à la fraternité africaine."






































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