Mais avant d’aborder cet épisode sombre, l’homme qui revendique 25 ans au service de la Tanière est remonté aux jours précédant l’installation de Sadio Mané et compagnie dans leur camp de base à New Jersey. C’est à ce moment-là, suggère-t-il, que le cauchemar américain des champions d’Afrique a commencé.
Maya Fall
«Deux mois avant notre départ pour les États-Unis, on nous a mis en relation avec une Américaine d'origine sénégalaise du nom de Maya Fall, qui devait gérer toute la logistique du Sénégal. C'est comme cela que cela se passe avec la Fifa. Elle gérait l'équipe nationale du Sénégal et celle de la Côte d'Ivoire. Tout ce que nous faisions devait passer par elle. Nous avons travaillé deux mois sur tous les lieux de regroupement de l'équipe nationale concernant l'hébergement et la restauration.
«Les joueurs ne mangent que du halal»
«Notre objectif [avant de rejoindre le camp de base au New Jersey, note de Seneweb] était d'être dans un hôtel quatre étoiles, parce que nous avons des joueurs de standing mondial. Nous sommes allés à Raleigh, où on nous a installés dans un hôtel. A ma grande surprise, il n'y avait rien dans la cuisine. Nous avons tenu des réunions avec le chef de cuisine, le directeur du restaurant et toute l'équipe. Les joueurs ne mangent que du halal et ils ont confiance en moi. Si on leur présente un repas qui n'est pas halal, ils ne mangent pas. Mais ce que j'ai vu ici n'était pas halal. On m'a dit que des réunions allaient être organisées. J'ai répondu : ‘non’, parce que cela faisait deux mois que nous avions exprimé les besoins et qu'on m'avait assuré que tout serait sur place. À ma grande surprise, il n'y avait rien.
«Je ne préparais que du poulet et du poisson»
«J'ai alors pris mes responsabilités en décidant d'aller au marché. On m'a dit : ‘Non, le marché est loin’, ce qui n'était pas vrai : il était à sept minutes de l'hôtel. Pendant deux jours, je n'ai pas touché à la viande qu'on me donnait, parce qu'elle n'était pas halal. Je ne préparais que du poulet et du poisson. Comme les joueurs ont leur régime, j'ai utilisé mon propre argent pour acheter quelques denrées afin de les satisfaire. C'était juste à notre arrivée aux Etats-Unis, plus précisément à Raleigh, en Caroline du Nord.
«Maya Fall était de connivence avec…»
«Je pensais qu'à notre lieu de regroupement au New Jersey, nous trouverions tout sur place. J'ai appelé Maya Fall et j'ai haussé le ton. Je n'étais pas d'accord et j'ai dit que je ne rentrerais pas en cuisine tant que je n'aurais pas toutes les denrées nécessaires. Elle n'avait rien respecté. Nous nous adressions à elle pour la restauration et pour tout ce que le Sénégal voulait dans ce domaine. Elle disposait d'un fichier que je lui avais transmis avant même notre arrivée aux États-Unis. Tous les produits devaient être disponibles pour le Sénégal. Malheureusement, il n'y avait rien. Les joueurs connaissent ce que je prépare ; ils ne mangent que ce que je cuisine. La dame était en connivence avec les Américains. Elle nous livrait des produits qui n'étaient pas frais. Aux Etats-Unis, tout est industriel et conservé en bottes. Même les pommes de terre sont en boîte, tout comme les légumes. Je ne pouvais pas cuisiner cela et le servir aux joueurs, qui sont comme mes propres enfants.
«Les joueurs m’ont demandé de leur préparer des omelettes»
«J'ai préféré cacher tout cela aux joueurs. Quand nous avons quitté la Caroline du Nord, nous sommes allés à San Antonio. Les joueurs, voyant la situation, m'ont demandé de leur préparer des omelettes. J'ai discuté avec le docteur Fédior, qui est mon interlocuteur direct. Nous travaillons tous les jours et savons ce dont les joueurs ont besoin. Heureusement, nous n'y avons passé qu'une seule nuit [à San Antonio], car nous devions jouer contre l'Arabie saoudite en match amical. Nous sommes ensuite retournés en Caroline du Nord pendant deux jours, avant de rejoindre le New Jersey [le camp de base des Lions pour le Mondial].»
Igfm
Maya Fall
«Deux mois avant notre départ pour les États-Unis, on nous a mis en relation avec une Américaine d'origine sénégalaise du nom de Maya Fall, qui devait gérer toute la logistique du Sénégal. C'est comme cela que cela se passe avec la Fifa. Elle gérait l'équipe nationale du Sénégal et celle de la Côte d'Ivoire. Tout ce que nous faisions devait passer par elle. Nous avons travaillé deux mois sur tous les lieux de regroupement de l'équipe nationale concernant l'hébergement et la restauration.
«Les joueurs ne mangent que du halal»
«Notre objectif [avant de rejoindre le camp de base au New Jersey, note de Seneweb] était d'être dans un hôtel quatre étoiles, parce que nous avons des joueurs de standing mondial. Nous sommes allés à Raleigh, où on nous a installés dans un hôtel. A ma grande surprise, il n'y avait rien dans la cuisine. Nous avons tenu des réunions avec le chef de cuisine, le directeur du restaurant et toute l'équipe. Les joueurs ne mangent que du halal et ils ont confiance en moi. Si on leur présente un repas qui n'est pas halal, ils ne mangent pas. Mais ce que j'ai vu ici n'était pas halal. On m'a dit que des réunions allaient être organisées. J'ai répondu : ‘non’, parce que cela faisait deux mois que nous avions exprimé les besoins et qu'on m'avait assuré que tout serait sur place. À ma grande surprise, il n'y avait rien.
«Je ne préparais que du poulet et du poisson»
«J'ai alors pris mes responsabilités en décidant d'aller au marché. On m'a dit : ‘Non, le marché est loin’, ce qui n'était pas vrai : il était à sept minutes de l'hôtel. Pendant deux jours, je n'ai pas touché à la viande qu'on me donnait, parce qu'elle n'était pas halal. Je ne préparais que du poulet et du poisson. Comme les joueurs ont leur régime, j'ai utilisé mon propre argent pour acheter quelques denrées afin de les satisfaire. C'était juste à notre arrivée aux Etats-Unis, plus précisément à Raleigh, en Caroline du Nord.
«Maya Fall était de connivence avec…»
«Je pensais qu'à notre lieu de regroupement au New Jersey, nous trouverions tout sur place. J'ai appelé Maya Fall et j'ai haussé le ton. Je n'étais pas d'accord et j'ai dit que je ne rentrerais pas en cuisine tant que je n'aurais pas toutes les denrées nécessaires. Elle n'avait rien respecté. Nous nous adressions à elle pour la restauration et pour tout ce que le Sénégal voulait dans ce domaine. Elle disposait d'un fichier que je lui avais transmis avant même notre arrivée aux États-Unis. Tous les produits devaient être disponibles pour le Sénégal. Malheureusement, il n'y avait rien. Les joueurs connaissent ce que je prépare ; ils ne mangent que ce que je cuisine. La dame était en connivence avec les Américains. Elle nous livrait des produits qui n'étaient pas frais. Aux Etats-Unis, tout est industriel et conservé en bottes. Même les pommes de terre sont en boîte, tout comme les légumes. Je ne pouvais pas cuisiner cela et le servir aux joueurs, qui sont comme mes propres enfants.
«Les joueurs m’ont demandé de leur préparer des omelettes»
«J'ai préféré cacher tout cela aux joueurs. Quand nous avons quitté la Caroline du Nord, nous sommes allés à San Antonio. Les joueurs, voyant la situation, m'ont demandé de leur préparer des omelettes. J'ai discuté avec le docteur Fédior, qui est mon interlocuteur direct. Nous travaillons tous les jours et savons ce dont les joueurs ont besoin. Heureusement, nous n'y avons passé qu'une seule nuit [à San Antonio], car nous devions jouer contre l'Arabie saoudite en match amical. Nous sommes ensuite retournés en Caroline du Nord pendant deux jours, avant de rejoindre le New Jersey [le camp de base des Lions pour le Mondial].»
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