Sous les voûtes solennelles du tribunal correctionnel de Rufisque, le temps s’est suspendu ce lundi 27 juillet 2026. L’ombre d’une déchéance artistique et humaine planait sur l’audience, alors que s’ouvrait le procès pour stupéfiants impliquant Amadou Bia Sow, figure de la nuit plus connue sous les traits d’Arona Benga. Cependant, le théâtre de la justice a vu son rideau provisoirement retomber : le dossier a été renvoyé au 11 août prochain, la faute à l’absence dans le box des co-prévenus de l’artiste, Mamadou Thiam et Abdoulaye Diassy, dont l’extraction de leur geôle n'a pu être ordonnée à temps.
Si ces derniers demeurent dans les fers de la détention préventive, sous le coup d'accusations graves de détention, offre et cession de produits illicites, Arona Benga et sa co-prévenue, Maguette Cissé, ont comparu libres. Une liberté provisoire, accordée au fil d'une instruction fastidieuse, qui sonne comme un sursis de dignité pour l'ancien gérant de boîte de nuit, poursuivi pour le simple mais destructeur usage de stupéfiants.
L'affaire puise ses racines dans les frimas de décembre 2025. Alerte et méthodique, le commissariat central de Rufisque avait alors orchestré une offensive d'envergure contre le trafic de drogue qui gangrenait la quiétude de la cité André Kenny. Les limiers, guidés par un renseignement précis, pistaient un réseau de distribution de cocaïne que l’on disait orchestré par Mamadou Thiam, alias « Mo Thiam », lequel s'appuyait sur un réseau de lieutenants pour essaimer son venin poudreux.
Le piège s'était refermé grâce à l'audace de la brigade de recherches. Un policier infiltré, endossant les habits d'un acheteur de passage, était parvenu à ferrer le livreur présumé, Abdoulaye Diassy, interpellé en flagrant délit les mains chargées d'une poudre blanchâtre. Soumis à la question de l'interrogatoire, Diassy n'avait pas tardé à livrer le nom de son mentor, Mo Thiam.
La descente policière qui s'ensuivit au domicile du fournisseur prit les allures d'un instantané de débauche. Les forces de l'ordre y surprirent Mo Thiam, Maguette Cissé et le musicien Arona Benga, alors qu’ils s’adonnaient à la consommation de cocaïne. La perquisition mit au jour un inventaire macabre : deux grammes de cocaïne, autant de MDMA, cinq pipes à crack et tout l’attirail du parfait chimiste — réchaud, bicarbonate de soude et briquet — destiné au conditionnement de la drogue de synthèse.
Face aux enquêteurs, dépouillé du faste des projecteurs, Amadou Bia Sow a confessé ses fautes avec une lucidité douloureuse. L’artiste a déballé le roman noir de sa vie : la perte brutale de son emploi, le départ déchirant de son épouse et cette dépression rampante qui l’avait jeté, deux mois plus tôt, dans les bras de la déchéance et de la dépendance. Recueilli par charité par son ami Mo Thiam, il avait cherché l'oubli dans les paradis artificiels payés par son hôte. C’est désormais devant les magistrats, le 11 août prochain, que l'artiste devra répondre des débris de son existence.
Si ces derniers demeurent dans les fers de la détention préventive, sous le coup d'accusations graves de détention, offre et cession de produits illicites, Arona Benga et sa co-prévenue, Maguette Cissé, ont comparu libres. Une liberté provisoire, accordée au fil d'une instruction fastidieuse, qui sonne comme un sursis de dignité pour l'ancien gérant de boîte de nuit, poursuivi pour le simple mais destructeur usage de stupéfiants.
L'affaire puise ses racines dans les frimas de décembre 2025. Alerte et méthodique, le commissariat central de Rufisque avait alors orchestré une offensive d'envergure contre le trafic de drogue qui gangrenait la quiétude de la cité André Kenny. Les limiers, guidés par un renseignement précis, pistaient un réseau de distribution de cocaïne que l’on disait orchestré par Mamadou Thiam, alias « Mo Thiam », lequel s'appuyait sur un réseau de lieutenants pour essaimer son venin poudreux.
Le piège s'était refermé grâce à l'audace de la brigade de recherches. Un policier infiltré, endossant les habits d'un acheteur de passage, était parvenu à ferrer le livreur présumé, Abdoulaye Diassy, interpellé en flagrant délit les mains chargées d'une poudre blanchâtre. Soumis à la question de l'interrogatoire, Diassy n'avait pas tardé à livrer le nom de son mentor, Mo Thiam.
La descente policière qui s'ensuivit au domicile du fournisseur prit les allures d'un instantané de débauche. Les forces de l'ordre y surprirent Mo Thiam, Maguette Cissé et le musicien Arona Benga, alors qu’ils s’adonnaient à la consommation de cocaïne. La perquisition mit au jour un inventaire macabre : deux grammes de cocaïne, autant de MDMA, cinq pipes à crack et tout l’attirail du parfait chimiste — réchaud, bicarbonate de soude et briquet — destiné au conditionnement de la drogue de synthèse.
Face aux enquêteurs, dépouillé du faste des projecteurs, Amadou Bia Sow a confessé ses fautes avec une lucidité douloureuse. L’artiste a déballé le roman noir de sa vie : la perte brutale de son emploi, le départ déchirant de son épouse et cette dépression rampante qui l’avait jeté, deux mois plus tôt, dans les bras de la déchéance et de la dépendance. Recueilli par charité par son ami Mo Thiam, il avait cherché l'oubli dans les paradis artificiels payés par son hôte. C’est désormais devant les magistrats, le 11 août prochain, que l'artiste devra répondre des débris de son existence.