Selon le quotidien Les Échos, la genèse de ce drame pénitentiaire s'ancrerait dans un différend dérisoire. À la suite d'un incident mineur lié à une inondation cellulaire — consécutive à une coupure d’eau suivie d'un oubli de robinet —, une altercation a éclaté.
Le plaignant soutient avoir été alors sauvagement brutalisé et roué de coups par les surveillants mis en cause, identifiés sous les patronymes d'A. Sané, A. Dialo Diop et M. Seck, faisant fi des affections rhumatismales dont il souffre notoirement.
Les répercussions de ces violences alléguées sur l'intégrité physique du prisonnier s'avèrent d'une effroyable gravité. L'expertise médicale fait état d'une lésion traumatique sévère de la membrane tympanique, le déficit auditif de la victime s'étant dramatiquement alourdi pour atteindre désormais un taux d'invalidité estimé entre 85 et 95 %.
Outre des acouphènes permanents et irréversibles imputés à une prise en charge médicale excessivement tardive, la situation clinique de Baye Modou Fall suscite les plus vives inquiétudes : il affirme avoir développé une néoplasie auriculaire, redoutée comme cancéreuse et susceptible d'essaimer vers la sphère cérébrale. Alors qu’il a déjà subi deux interventions chirurgicales lourdes, le requérant reproche vertement à sa hiérarchie carcérale de lui interdire l'accès à l'appareillage auditif prescrit par ses médecins traitants.
Le plaignant soutient avoir été alors sauvagement brutalisé et roué de coups par les surveillants mis en cause, identifiés sous les patronymes d'A. Sané, A. Dialo Diop et M. Seck, faisant fi des affections rhumatismales dont il souffre notoirement.
Les répercussions de ces violences alléguées sur l'intégrité physique du prisonnier s'avèrent d'une effroyable gravité. L'expertise médicale fait état d'une lésion traumatique sévère de la membrane tympanique, le déficit auditif de la victime s'étant dramatiquement alourdi pour atteindre désormais un taux d'invalidité estimé entre 85 et 95 %.
Outre des acouphènes permanents et irréversibles imputés à une prise en charge médicale excessivement tardive, la situation clinique de Baye Modou Fall suscite les plus vives inquiétudes : il affirme avoir développé une néoplasie auriculaire, redoutée comme cancéreuse et susceptible d'essaimer vers la sphère cérébrale. Alors qu’il a déjà subi deux interventions chirurgicales lourdes, le requérant reproche vertement à sa hiérarchie carcérale de lui interdire l'accès à l'appareillage auditif prescrit par ses médecins traitants.