Le rapport d’activité 2025 de la police nationale a été rendu public hier. Selon le document du Commissaire El hadji Baitir Sène, 6 515 infractions ont été constatées et 20 300 personnes ont été déférées, soit un taux de 55,71% de déferlement .
Parmi les infractions les plus récurrentes contre les personnes, il a cité les coups et blessures volontaires avec 487 personnes déferrées, la conduite sans permis de conduire avec 180 personnes déferrées, les violences à ascendance avec 146 personnes déferrées, le déferrement de mineurs avec 77 personnes déferrées, les tentatives de meurtre avec 145 personnes déferrées, les menaces de mort avec 140 personnes déferrées, l'homicide volontaire avec 96 personnes déferrées, ainsi que l'attentat et le harcèlement avec 50 personnes déferrées.
Durant l'année 2025, les infractions les plus récurrentes constatées contre les propriétés incluent les vols simples avec 1 618 personnes déferrées, les vols qualifiés avec 1 674 personnes déferrées, les escroqueries avec 962 personnes déferrées, les abus de confiance avec 579 personnes déferrées, les associations de malfaiteurs avec 380 personnes déferrées, les vols de bétail avec 211 personnes déferrées, la destruction de biens d’autrui avec 40 personnes conduites au parquet, 47 personnes déferrées pour recel, 24 conduites au parquet pour incendie volontaire, et 21 déferrées pour détournement de deniers publics.
Lutte contre la mendicité et la cybercriminalité
« Cette action soutenue par la police judiciaire est également menée au niveau de la lutte contre la mendicité. Cette lutte s'inscrit dans la mission assignée par l'autorité de la police nationale, à savoir l'amélioration du cadre de vie. Dans ce cadre, des opérations ont été menées, permettant d'évacuer 1 225 personnes qui s'activaient à la mendicité dans des endroits non autorisés. 308 sites ont été libérés. En termes de statistiques, 60,24% sont des étrangers et 39,66% sont des Sénégalais », a expliqué le Commissaire Sène.
Relativement aux infractions de cybercriminalité, qui constituent aujourd'hui un défi sécuritaire, la police mène de nombreuses actions pour tenter d'éradiquer ce phénomène. Durant l'année 2025, 3 794 infractions relatives à la cybercriminalité ont été constatées.
L'escroquerie en ligne, l'atteinte aux données et aux personnes, ainsi que l'accès et le maintien frauduleux viennent en tête des infractions relevées. Commissaire El hadji Baitir Sène fait aussi cas de la montée des infractions de diffamation et d'injures à travers les plateformes numériques.
Ainsi, la sécurisation de l'espace numérique est devenue un enjeu majeur. « Parmi ces 257 personnes, 84% sont des hommes et 16% sont des femmes. En ce qui concerne les critères d'âge, 250 sont des adultes et 7 sont des mineurs. En ce qui concerne la nationalité, 89% sont des Sénégalais et 29% sont des étrangers. L'analyse démographique révèle donc une prédominance étroite des adultes nationaux dans les activités de cybercriminalité. Bien que minoritaires, les femmes et les mineurs sont également impliqués. Il est important de ne pas minimiser l'implication, surtout des mineurs, dans ces engagements. Cela souligne la nécessité d'une sensibilisation et d'une surveillance accrues des plateformes numériques », indique le Commissaire Sène.
Drogues, migration irrégulière et flux migratoires
S’agissant la lutte contre la drogue, une quantité de 5,693 T de chanvre indien a été saisie, contre 4,6 T en 2024, soit une hausse de 21,43%. Une hausse de la quantité de hashish saisie a été constatée, avec, pour l’année écoulée, 33,24 kg, contre 6,057 kg en 2024.
De la cocaïne a également été saisie : 6,457 kg, contre 25,678 kg en 2024. Ainsi que des substances psychotropes, notamment du barbiturique, de l'ecstasy (500,5 g) et de la méthamphétamine (400 g).
La lutte contre la migration irrégulière et la traite des personnes est un front de longue date. En 2025, 4 568 personnes ont été interpellées et 582 personnes déférées. Commissaire El hadji Baitir Sène informe à ce propos que 87% du flux de la migration irrégulière a été effectué par voie de mer.
Concernant le flux migratoire, entre 2024 et 2025, il a été noté une hausse des entrées de plus de 2,32% et une baisse des sorties de moins de 35,80%. Par rapport au profil des voyageurs, 60% sont des Sénégalais et ils ont voyagé par voie terrestre, 66% se sont rendus vers l'Algérie. Au niveau national, ce sont les entrées aériennes qui dominent avec 65%, et elles concernent le Mali et la Guinée à 69%.
Pour la gestion des frontières, il y a le volet des refoulements et des non-admissions qui concernent des Sénégalais ayant quitté le territoire national pour un autre pays. À ce titre, durant l'année 2025, 3 033 Sénégalais ont fait l'objet d'exclusion, et 759 ont été refoulés vers le territoire national.
Concernant les étrangers non-admissibles sur le territoire, pour l'Afrique, il y a eu 3 813 personnes, pour l'Asie, 2 172 et, pour l'Europe, 595.
En 2025, informe la police, 49 102 visas d'entrée ont été délivrés selon les catégories B et C. La catégorie C est celle où le visa est obligatoire. Elle représente 15% des visas délivrés durant l'année 2025, tandis que 85% sont dans la catégorie B.
Gestion de l'ordre public, accidents et lutte contre la piraterie et la contrefaçon
La gestion de l'ordre public a été prégnante en 2025. La police informe avoir fait 1 778 sorties pour le maintien et le rétablissement de l'ordre public et 20 325 sorties pour des services d'ordre, notamment pour les événements majeurs. 61 936 sorties ont été effectuées pour des services de garde et de sécurité.
En outre les chiffres de la police révèlent une baisse de 27% des accidents corporels et de moins de 40% pour les accidents mortels, entre 2024 et 2025.
Lors des opérations de sécurité routière, 13 792 véhicules et 35 498 motos ont été mis en fourrière. Également, 2 159 opérations de contrôle ont été effectuées et 276 246 pièces administratives saisies.
Sur le chantier de la protection de l'économie et de la santé publique, la police renseigne avoir saisi 62 936 produits de médicaments illicites dans les zones de Dakar, Grand-Yoff et Guédiawaye.
La piraterie audiovisuelle a donné lieu à la saisie de 1 431 matériels. « La police a une unité opérationnelle, la brigade de lutte contre la piraterie et la contrefaçon, qui est rattachée à la direction de la sécurité publique. Il y a donc un service spécialisé qui lutte contre la piraterie et la contrefaçon. De manière régulière, elle mène des actions ciblées, compte tenu des renseignements et des zones où ces produits sont susceptibles d'être saisis », explique le Commissaire Sène.
Perspectives pour 2026
Dans son discours, le directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général de police, Mame Seydou Ndour, a expliqué que ce rapport traduit sa volonté constante de promouvoir la transparence, de renforcer la qualité du service public de la sécurité et de consolider la confiance entre la Police nationale et les populations qu’elle a pour mission de protéger.
Il souligne que le Sénégal demeure un pôle de stabilité dans la sous-région, grâce à une vision stratégique où la sécurité constitue l’un des piliers du développement et de l’État de droit. « Parmi les préoccupations majeures soulevées dans le rapport figure l’évolution du marché des drogues, marquée par l’apparition de nouvelles substances psychotropes. Cette évolution préoccupante du marché des drogues constitue à la fois un problème de sécurité publique et de santé publique, qui nécessite une mobilisation accrue de tous les acteurs. Le rapport fait également état de résultats jugés encourageants dans plusieurs domaines. Les accidents de la circulation ont connu une baisse notable en 2025 par rapport à l’année précédente dans les zones relevant de la compétence de la Police nationale. Une autre évolution positive est la diminution significative des départs irréguliers du territoire national, résultat des stratégies mises en place pour lutter contre l’émigration clandestine et du renforcement de la coopération internationale », a souligné le DGPN.
En outre, la confiance entre la police et la population est un défi que le patron de la police compte relever. « La Police nationale entend ainsi renforcer la police de proximité, à travers une communication plus active avec les citoyens, des initiatives éducatives dans les écoles et la mise en place de dispositifs d’accueil spécifiques pour certaines catégories de victimes. Dans ce sens, des salles d’audition dédiées aux victimes de violences basées sur le genre ont notamment été installées dans certains commissariats », informe-t-il
Enquête
Parmi les infractions les plus récurrentes contre les personnes, il a cité les coups et blessures volontaires avec 487 personnes déferrées, la conduite sans permis de conduire avec 180 personnes déferrées, les violences à ascendance avec 146 personnes déferrées, le déferrement de mineurs avec 77 personnes déferrées, les tentatives de meurtre avec 145 personnes déferrées, les menaces de mort avec 140 personnes déferrées, l'homicide volontaire avec 96 personnes déferrées, ainsi que l'attentat et le harcèlement avec 50 personnes déferrées.
Durant l'année 2025, les infractions les plus récurrentes constatées contre les propriétés incluent les vols simples avec 1 618 personnes déferrées, les vols qualifiés avec 1 674 personnes déferrées, les escroqueries avec 962 personnes déferrées, les abus de confiance avec 579 personnes déferrées, les associations de malfaiteurs avec 380 personnes déferrées, les vols de bétail avec 211 personnes déferrées, la destruction de biens d’autrui avec 40 personnes conduites au parquet, 47 personnes déferrées pour recel, 24 conduites au parquet pour incendie volontaire, et 21 déferrées pour détournement de deniers publics.
Lutte contre la mendicité et la cybercriminalité
« Cette action soutenue par la police judiciaire est également menée au niveau de la lutte contre la mendicité. Cette lutte s'inscrit dans la mission assignée par l'autorité de la police nationale, à savoir l'amélioration du cadre de vie. Dans ce cadre, des opérations ont été menées, permettant d'évacuer 1 225 personnes qui s'activaient à la mendicité dans des endroits non autorisés. 308 sites ont été libérés. En termes de statistiques, 60,24% sont des étrangers et 39,66% sont des Sénégalais », a expliqué le Commissaire Sène.
Relativement aux infractions de cybercriminalité, qui constituent aujourd'hui un défi sécuritaire, la police mène de nombreuses actions pour tenter d'éradiquer ce phénomène. Durant l'année 2025, 3 794 infractions relatives à la cybercriminalité ont été constatées.
L'escroquerie en ligne, l'atteinte aux données et aux personnes, ainsi que l'accès et le maintien frauduleux viennent en tête des infractions relevées. Commissaire El hadji Baitir Sène fait aussi cas de la montée des infractions de diffamation et d'injures à travers les plateformes numériques.
Ainsi, la sécurisation de l'espace numérique est devenue un enjeu majeur. « Parmi ces 257 personnes, 84% sont des hommes et 16% sont des femmes. En ce qui concerne les critères d'âge, 250 sont des adultes et 7 sont des mineurs. En ce qui concerne la nationalité, 89% sont des Sénégalais et 29% sont des étrangers. L'analyse démographique révèle donc une prédominance étroite des adultes nationaux dans les activités de cybercriminalité. Bien que minoritaires, les femmes et les mineurs sont également impliqués. Il est important de ne pas minimiser l'implication, surtout des mineurs, dans ces engagements. Cela souligne la nécessité d'une sensibilisation et d'une surveillance accrues des plateformes numériques », indique le Commissaire Sène.
Drogues, migration irrégulière et flux migratoires
S’agissant la lutte contre la drogue, une quantité de 5,693 T de chanvre indien a été saisie, contre 4,6 T en 2024, soit une hausse de 21,43%. Une hausse de la quantité de hashish saisie a été constatée, avec, pour l’année écoulée, 33,24 kg, contre 6,057 kg en 2024.
De la cocaïne a également été saisie : 6,457 kg, contre 25,678 kg en 2024. Ainsi que des substances psychotropes, notamment du barbiturique, de l'ecstasy (500,5 g) et de la méthamphétamine (400 g).
La lutte contre la migration irrégulière et la traite des personnes est un front de longue date. En 2025, 4 568 personnes ont été interpellées et 582 personnes déférées. Commissaire El hadji Baitir Sène informe à ce propos que 87% du flux de la migration irrégulière a été effectué par voie de mer.
Concernant le flux migratoire, entre 2024 et 2025, il a été noté une hausse des entrées de plus de 2,32% et une baisse des sorties de moins de 35,80%. Par rapport au profil des voyageurs, 60% sont des Sénégalais et ils ont voyagé par voie terrestre, 66% se sont rendus vers l'Algérie. Au niveau national, ce sont les entrées aériennes qui dominent avec 65%, et elles concernent le Mali et la Guinée à 69%.
Pour la gestion des frontières, il y a le volet des refoulements et des non-admissions qui concernent des Sénégalais ayant quitté le territoire national pour un autre pays. À ce titre, durant l'année 2025, 3 033 Sénégalais ont fait l'objet d'exclusion, et 759 ont été refoulés vers le territoire national.
Concernant les étrangers non-admissibles sur le territoire, pour l'Afrique, il y a eu 3 813 personnes, pour l'Asie, 2 172 et, pour l'Europe, 595.
En 2025, informe la police, 49 102 visas d'entrée ont été délivrés selon les catégories B et C. La catégorie C est celle où le visa est obligatoire. Elle représente 15% des visas délivrés durant l'année 2025, tandis que 85% sont dans la catégorie B.
Gestion de l'ordre public, accidents et lutte contre la piraterie et la contrefaçon
La gestion de l'ordre public a été prégnante en 2025. La police informe avoir fait 1 778 sorties pour le maintien et le rétablissement de l'ordre public et 20 325 sorties pour des services d'ordre, notamment pour les événements majeurs. 61 936 sorties ont été effectuées pour des services de garde et de sécurité.
En outre les chiffres de la police révèlent une baisse de 27% des accidents corporels et de moins de 40% pour les accidents mortels, entre 2024 et 2025.
Lors des opérations de sécurité routière, 13 792 véhicules et 35 498 motos ont été mis en fourrière. Également, 2 159 opérations de contrôle ont été effectuées et 276 246 pièces administratives saisies.
Sur le chantier de la protection de l'économie et de la santé publique, la police renseigne avoir saisi 62 936 produits de médicaments illicites dans les zones de Dakar, Grand-Yoff et Guédiawaye.
La piraterie audiovisuelle a donné lieu à la saisie de 1 431 matériels. « La police a une unité opérationnelle, la brigade de lutte contre la piraterie et la contrefaçon, qui est rattachée à la direction de la sécurité publique. Il y a donc un service spécialisé qui lutte contre la piraterie et la contrefaçon. De manière régulière, elle mène des actions ciblées, compte tenu des renseignements et des zones où ces produits sont susceptibles d'être saisis », explique le Commissaire Sène.
Perspectives pour 2026
Dans son discours, le directeur général de la Police nationale, l’Inspecteur général de police, Mame Seydou Ndour, a expliqué que ce rapport traduit sa volonté constante de promouvoir la transparence, de renforcer la qualité du service public de la sécurité et de consolider la confiance entre la Police nationale et les populations qu’elle a pour mission de protéger.
Il souligne que le Sénégal demeure un pôle de stabilité dans la sous-région, grâce à une vision stratégique où la sécurité constitue l’un des piliers du développement et de l’État de droit. « Parmi les préoccupations majeures soulevées dans le rapport figure l’évolution du marché des drogues, marquée par l’apparition de nouvelles substances psychotropes. Cette évolution préoccupante du marché des drogues constitue à la fois un problème de sécurité publique et de santé publique, qui nécessite une mobilisation accrue de tous les acteurs. Le rapport fait également état de résultats jugés encourageants dans plusieurs domaines. Les accidents de la circulation ont connu une baisse notable en 2025 par rapport à l’année précédente dans les zones relevant de la compétence de la Police nationale. Une autre évolution positive est la diminution significative des départs irréguliers du territoire national, résultat des stratégies mises en place pour lutter contre l’émigration clandestine et du renforcement de la coopération internationale », a souligné le DGPN.
En outre, la confiance entre la police et la population est un défi que le patron de la police compte relever. « La Police nationale entend ainsi renforcer la police de proximité, à travers une communication plus active avec les citoyens, des initiatives éducatives dans les écoles et la mise en place de dispositifs d’accueil spécifiques pour certaines catégories de victimes. Dans ce sens, des salles d’audition dédiées aux victimes de violences basées sur le genre ont notamment été installées dans certains commissariats », informe-t-il
Enquête
JEUX OLYMPIQUES DE LA JEUNESSE (JOJ) La police à pied d’œuvre
Hier, Commissaire El hadji Baitir Sène s’est appesanti sur la gestion de la sécurité des Jeux Olympiques de la jeunesse que le pays va accueillir dans quelques mois. La police compte relever le défi. « La perspective la plus proche, pour laquelle la police a déjà commencé à s'engager depuis longtemps, est la sécurisation et la gestion de la sécurité des Jeux Olympiques de la jeunesse. Nous connaissons tous l'importance de cet événement, mais surtout pour nous, professionnels de la sécurité, la sensibilité de cet événement, compte tenu du contexte géopolitique international », a souligné l’officier.
Commissaire Sène d’ajouter : « C'est une compétition qui va être organisée pour la première fois, non pas au Sénégal, mais en Afrique. Cela constitue un enjeu extrêmement important, un défi sécuritaire de taille pour la police nationale, et la police est déjà prête. Je peux le dire ainsi, puisque les plans d'opération ont déjà été validés, il reste à s'exercer et je peux affirmer que la police est prête pour assurer la sécurité des Jeux Olympiques de Dakar 2026 ».
Il informe que quatre volets ont été identifiés comme extrêmement importants : la mobilité urbaine, la sécurisation des itinéraires officiels, la création de zones piétonnes et la gestion des voies réservées aux délégations. « Le flux migratoire sera également un enjeu, car pendant les Jeux Olympiques 2026, le Sénégal va enregistrer de nombreuses entrées, avec beaucoup d'étrangers, des spectateurs et des compétiteurs qui viendront sur notre territoire. La police se prépare davantage pour une gestion efficiente du flux migratoire », indique Commissaire Sène.
D’ailleurs, la police entend faire beaucoup de prévention, car, souligne Commissaire El hadji Baitir Sène, les défis sécuritaires sont énormes et dynamiques, compte tenu du contexte géopolitique. « La police est active dans la collecte d'informations opérationnelles pour prévenir tout acte ou menace sur le territoire national, particulièrement pendant l'organisation des Jeux Olympiques 2026 », assure-t-il.
Cheikh Thiam (Enquête)
Hier, Commissaire El hadji Baitir Sène s’est appesanti sur la gestion de la sécurité des Jeux Olympiques de la jeunesse que le pays va accueillir dans quelques mois. La police compte relever le défi. « La perspective la plus proche, pour laquelle la police a déjà commencé à s'engager depuis longtemps, est la sécurisation et la gestion de la sécurité des Jeux Olympiques de la jeunesse. Nous connaissons tous l'importance de cet événement, mais surtout pour nous, professionnels de la sécurité, la sensibilité de cet événement, compte tenu du contexte géopolitique international », a souligné l’officier.
Commissaire Sène d’ajouter : « C'est une compétition qui va être organisée pour la première fois, non pas au Sénégal, mais en Afrique. Cela constitue un enjeu extrêmement important, un défi sécuritaire de taille pour la police nationale, et la police est déjà prête. Je peux le dire ainsi, puisque les plans d'opération ont déjà été validés, il reste à s'exercer et je peux affirmer que la police est prête pour assurer la sécurité des Jeux Olympiques de Dakar 2026 ».
Il informe que quatre volets ont été identifiés comme extrêmement importants : la mobilité urbaine, la sécurisation des itinéraires officiels, la création de zones piétonnes et la gestion des voies réservées aux délégations. « Le flux migratoire sera également un enjeu, car pendant les Jeux Olympiques 2026, le Sénégal va enregistrer de nombreuses entrées, avec beaucoup d'étrangers, des spectateurs et des compétiteurs qui viendront sur notre territoire. La police se prépare davantage pour une gestion efficiente du flux migratoire », indique Commissaire Sène.
D’ailleurs, la police entend faire beaucoup de prévention, car, souligne Commissaire El hadji Baitir Sène, les défis sécuritaires sont énormes et dynamiques, compte tenu du contexte géopolitique. « La police est active dans la collecte d'informations opérationnelles pour prévenir tout acte ou menace sur le territoire national, particulièrement pendant l'organisation des Jeux Olympiques 2026 », assure-t-il.
Cheikh Thiam (Enquête)