BRAQUAGE INFORMATIQUE À 47 MILLIONS : UN AGENT DE LA BANQUE AGRICOLE TOMBE DANS LES FILETS DE LA DIC

Rédigé par Dakarposte le Vendredi 30 Octobre 2026 à 07:57 modifié le Vendredi 30 Octobre 2026 08:57

Le monde des affaires dakarois et le secteur bancaire sont secoués par un scandale de piratage financier aux ramifications stupéfiantes. Un ordre de virement électronique frauduleux, exécuté le 14 avril dernier, a permis à des cybercriminels de siphonner la somme exacte de 47 052 500 francs CFA du compte de l’influent homme d’affaires malien Oumar N., plus connu sous le pseudonyme de « Petit Barou ». Mais ce sont les conclusions de l’enquête menée par la Division des investigations criminelles (DIC) qui viennent de provoquer un véritable séisme.

Selon les révélations explosives de nos confrères du quotidien Libération, le détournement n'est pas resté virtuel : l'argent a laissé des traces indélébiles dans le système bancaire national. Les limiers de la DIC ont découvert qu’une part substantielle des fonds dérobés avait atterri directement sur le compte de D. B., un agent de La Banque Agricole âgé de 54 ans, qui a reçu un virement de 1,5 million de francs CFA. Le reste du pactole scriptural, soit 25 043 875 francs CFA, a été versé sur les livres de K. A. N., un commerçant de 36 ans.

Interrogés sous le régime de la garde à vue, les suspects tentent tant bien que mal de justifier cette manne tombée du ciel. L’employé de banque D. B. jure ses grands dieux qu'il s'agit de la rémunération légitime de prestations publicitaires effectuées pour la société Camplus, dont le gérant s'est opportunément volatilisé dans la nature. De son côté, le commerçant K. A. N. affirme avoir simplement prêté son compte bancaire à la demande pressante de son frère, M. M. N. Ce dernier a d'ailleurs été cueilli à son tour par les hommes de la Section de recherches de Colobane.

Dans l'attente de leur présentation devant le procureur pour complicité de vol et recel, les deux principaux suspects méditent sur leur sort dans les cellules de la DIC.

Quant à la FBN Bank, l'établissement où logeaient les avoirs de « Petit Barou », elle a d'ores et déjà lavé son linge sale en public. La direction de la banque décline toute responsabilité, affirmant avoir scrupuleusement respecté l'ensemble des protocoles de contrôle et de conformité réglementaire, balayant d'un revers de main l'argument selon lequel le canal électronique inhabituel utilisé par les fraudeurs aurait dû éveiller les soupçons. L'enquête se poursuit pour retrouver les cerveaux de ce casse virtuel.

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