Ministre des Finances et candidat de la majorité présidentielle, il succède à Patrice Talon, qui quitte le pouvoir conformément à la Constitution après deux mandats. Soutenu par les forces de la majorité et donné grand favori avant le vote, Romuald Wadagni s’impose très largement face à son unique adversaire, l’opposant modéré Paul Hounkpè, crédité de 5,95 % des suffrages.
Dès lundi après-midi, avant même la proclamation officielle, Paul Hounkpè avait reconnu sa défaite, adressant ses « félicitations républicaines » à son rival. Dans un communiqué, il déclarait : « Il apparaît qu’une avance se dessine en faveur de Romuald Wadagni ; je prends acte avec responsabilité de cette dynamique telle qu’elle se dégage des premières observations. »
Le taux de participation s’est établi à 58,75 %, selon la Cena. Son président, Sacca Lafia, a estimé que « l’issue du scrutin est mathématiquement irréversible », saluant un vote qui, selon lui, a pu se dérouler « en toute sérénité sur chaque centimètre carré du territoire ».
La mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a, de son côté, salué un climat de paix et une bonne organisation du scrutin. Plusieurs observateurs ont également évoqué un déroulement globalement calme.
Des voix critiques se sont toutefois élevées. Des organisations de la société civile ont signalé plusieurs incidents, notamment des bureaux de vote ouverts avant l’heure réglementaire et des soupçons d’urnes préremplies. Dans certains centres urbains, notamment à Cotonou et à Porto-Novo, la participation semblait par ailleurs plus faible que dans les zones rurales.
Cette élection marque l’ouverture d’un nouveau chapitre politique pour le Bénin. Le pays, souvent cité pour son dynamisme économique sous les deux quinquennats de Patrice Talon, fait néanmoins face à d’importants défis. Outre la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord, confronté à la menace jihadiste, le nouveau chef de l’État devra répondre aux attentes sociales d’une population dont une part importante estime ne pas bénéficier pleinement de la croissance.
La lutte contre la pauvreté, qui toucherait près de 30 % de la population, figure parmi les priorités annoncées du programme de Romuald Wadagni, appelé désormais à concilier poursuite des réformes économiques et exigence d’une croissance plus inclusive.
africanews
Dès lundi après-midi, avant même la proclamation officielle, Paul Hounkpè avait reconnu sa défaite, adressant ses « félicitations républicaines » à son rival. Dans un communiqué, il déclarait : « Il apparaît qu’une avance se dessine en faveur de Romuald Wadagni ; je prends acte avec responsabilité de cette dynamique telle qu’elle se dégage des premières observations. »
Le taux de participation s’est établi à 58,75 %, selon la Cena. Son président, Sacca Lafia, a estimé que « l’issue du scrutin est mathématiquement irréversible », saluant un vote qui, selon lui, a pu se dérouler « en toute sérénité sur chaque centimètre carré du territoire ».
La mission d’observation électorale de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a, de son côté, salué un climat de paix et une bonne organisation du scrutin. Plusieurs observateurs ont également évoqué un déroulement globalement calme.
Des voix critiques se sont toutefois élevées. Des organisations de la société civile ont signalé plusieurs incidents, notamment des bureaux de vote ouverts avant l’heure réglementaire et des soupçons d’urnes préremplies. Dans certains centres urbains, notamment à Cotonou et à Porto-Novo, la participation semblait par ailleurs plus faible que dans les zones rurales.
Cette élection marque l’ouverture d’un nouveau chapitre politique pour le Bénin. Le pays, souvent cité pour son dynamisme économique sous les deux quinquennats de Patrice Talon, fait néanmoins face à d’importants défis. Outre la dégradation de la situation sécuritaire dans le nord, confronté à la menace jihadiste, le nouveau chef de l’État devra répondre aux attentes sociales d’une population dont une part importante estime ne pas bénéficier pleinement de la croissance.
La lutte contre la pauvreté, qui toucherait près de 30 % de la population, figure parmi les priorités annoncées du programme de Romuald Wadagni, appelé désormais à concilier poursuite des réformes économiques et exigence d’une croissance plus inclusive.
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