Ce mardi 6 octobre 2026 s’est noué, au sein de l’auguste siège de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), le dénouement d’une transition administrative au long cours.
La cérémonie officielle de passation de service a scellé le passage de témoin entre le Directeur Général sortant, Fadilou Keïta, et le Directeur Général entrant par intérim, Amadou Lamine Guissé.
Conforme aux rigueurs de l’ordonnancement républicain, le protocole s’est déployé sous le haut arbitrage d'agents assermentés du Ministère des Finances et du Budget, dépêchés par l'Inspection Générale des Finances (IGF) comme d’inflexibles gardiens de la légalité et de la transparence de l’État.
Pourtant, derrière la solennité de ce dénouement nocturne — paraphé à l'heure indue de minuit passée de vingt minutes — se cache l'épilogue d'un feuilleton institutionnel sans précédent sous nos cieux, qu'il convient désormais d'appeler le « cas CDC ».
Fait inédit dans les annales de la haute administration sénégalaise, ce rituel de passation, d’ordinaire prompt et formaliste, s’est mué en une véritable épreuve de patience, s'étirant sur près de soixante-douze heures de doutes, de reports et de minutieuses tractations.
Les péripéties de ce blocage singulier s'étaient d'abord cristallisées autour des contestations du Directeur sortant, lequel n'avait pas hésité à fustiger publiquement la notification d'un décret de limogeage qu'il estimait « antidaté ». S'en est suivie une singulière guerre du temps.
Fixée initialement au 30 septembre, la passation fut ajournée à la demande même du sortant, tandis que l'intérimaire gérait déjà les affaires courantes. Lorsque s'ouvrirent enfin les portes du huis clos le lundi 5 octobre en fin de matinée, personne n'aurait pu présager que l'examen obsessionnel des pièces comptables, les observations juridiques et les rectifications de documents allaient consumer la nuit entière, être suspendus au bord de la rupture à 22 heures, pour ne reprendre et s'achever que le lendemain au prix d'une tension palpable.
C’est donc enveloppé de cette atmosphère hors norme — marquée par une ultime apparition du directeur sortant en tenue de treillis militaire et polo, symbole d'une posture indomptée — que l’acte de transmission a trouvé sa conclusion légale.
Passé l’orage de ces soixante-douze heures d'incertitude administrative, Amadou Lamine Guissé assume désormais la plénitude de sa charge pour assurer la continuité de l’État et veiller aux destinées stratégiques de cette institution majeure, tiers de confiance du développement économique national.
La CDC, enfin apaisée, formule à travers un communiqué ses vœux de pleine réussite au nouveau dépositaire de son autorité
La cérémonie officielle de passation de service a scellé le passage de témoin entre le Directeur Général sortant, Fadilou Keïta, et le Directeur Général entrant par intérim, Amadou Lamine Guissé.
Conforme aux rigueurs de l’ordonnancement républicain, le protocole s’est déployé sous le haut arbitrage d'agents assermentés du Ministère des Finances et du Budget, dépêchés par l'Inspection Générale des Finances (IGF) comme d’inflexibles gardiens de la légalité et de la transparence de l’État.
Pourtant, derrière la solennité de ce dénouement nocturne — paraphé à l'heure indue de minuit passée de vingt minutes — se cache l'épilogue d'un feuilleton institutionnel sans précédent sous nos cieux, qu'il convient désormais d'appeler le « cas CDC ».
Fait inédit dans les annales de la haute administration sénégalaise, ce rituel de passation, d’ordinaire prompt et formaliste, s’est mué en une véritable épreuve de patience, s'étirant sur près de soixante-douze heures de doutes, de reports et de minutieuses tractations.
Les péripéties de ce blocage singulier s'étaient d'abord cristallisées autour des contestations du Directeur sortant, lequel n'avait pas hésité à fustiger publiquement la notification d'un décret de limogeage qu'il estimait « antidaté ». S'en est suivie une singulière guerre du temps.
Fixée initialement au 30 septembre, la passation fut ajournée à la demande même du sortant, tandis que l'intérimaire gérait déjà les affaires courantes. Lorsque s'ouvrirent enfin les portes du huis clos le lundi 5 octobre en fin de matinée, personne n'aurait pu présager que l'examen obsessionnel des pièces comptables, les observations juridiques et les rectifications de documents allaient consumer la nuit entière, être suspendus au bord de la rupture à 22 heures, pour ne reprendre et s'achever que le lendemain au prix d'une tension palpable.
C’est donc enveloppé de cette atmosphère hors norme — marquée par une ultime apparition du directeur sortant en tenue de treillis militaire et polo, symbole d'une posture indomptée — que l’acte de transmission a trouvé sa conclusion légale.
Passé l’orage de ces soixante-douze heures d'incertitude administrative, Amadou Lamine Guissé assume désormais la plénitude de sa charge pour assurer la continuité de l’État et veiller aux destinées stratégiques de cette institution majeure, tiers de confiance du développement économique national.
La CDC, enfin apaisée, formule à travers un communiqué ses vœux de pleine réussite au nouveau dépositaire de son autorité