Quels sont les faits ?
La tentative d'attentat s'est déroulée vers 3h30 heure de Paris (1h30 TU) samedi 28 mars, rue La Boétie, dans le centre-ouest de Paris, devant les locaux de la Bank of America. Des policiers y ont interpellé un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal, selon des sources proches du dossier. Il était accompagné par un deuxième individu qui a pris la fuite en courant.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui s'est saisi immédiatement des faits, a confirmé que l'individu a été placé en garde à vue. Le parquet antiterroriste a précisé avoir ouvert une enquête notamment pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ». Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
L'engin explosif était composé d'un bidon transparent de 5 litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et d'un système de mise à feu, selon une des sources. La charge était composée d'un pétard d'environ 650 grammes de poudre explosive, selon les premiers éléments. L'ensemble de l'engin a été pris en charge par le laboratoire d'analyse de la préfecture de police de Paris.
Qui est suspecté ?
Selon les premiers éléments, les deux hommes étaient arrivés à pied devant l'établissement américain. Pendant que le premier déposait le dispositif, le second a pris du recul pour, semble-t-il, faire des photos ou une vidéo avec son portable, note l'AFP.
L'homme interpellé a affirmé être mineur et de nationalité sénégalaise, selon la même source qui a précisé que son identité était en cours de vérification. Il a expliqué, selon une autre source policière, avoir été recruté via l'application de messagerie instantanée Snapchat pour réaliser cette opération, moyennant la somme de 600 euros. Lorsque les policiers qui patrouillaient l'ont interpellé, il s'apprêtait à allumer le dispositif avec un briquet. Le ministre de l'Intérieur français a affirmé que cet homme était un délinquant de « droit commun ».
Le Pnat a annoncé que deux nouvelles personnes avaient été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche et a ajouté que la garde à vue du mineur « a par ailleurs été prolongée », confirmant des informations du Parisien. Au total, trois personnes sont donc pour l'instant en garde à vue dans ce dossier.
Quel lien avec la guerre au Moyen-Orient ?
S'exprimant sur la chaîne de télévision française BFMTV, le ministre de l'Intérieur a expliqué que « cette affaire [faisait] penser à des actions similaires qui se sont déroulées dans d'autres pays européens ». « Je fais le lien avec les actions menées dans les pays voisins [...] qui ont abouti » et ont été suivies de « revendications d'un groupuscule qui faisaient référence au conflit », a ajouté Laurent Nuñez.
Le groupe « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya » (le Mouvement islamique des compagnons des justes) a revendiqué ces derniers jours plusieurs attaques contre la communauté juive, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. À chaque fois, les vidéos de ces opérations ont été diffusées sur des chaînes Telegram considérées par les services comme proches des Gardiens de la révolution islamique iranienne.
Le ministre français a fait remarquer que dans le cas de l'attentat déjoué à Paris, l'un des hommes en cause, mais en fuite, était en train de filmer l'action au moment où son complice s'est fait interpeller par les policiers en patrouille.
« Il y a un certain nombre de services iraniens qui sont susceptibles de mener des actions telles que celle-là au moyen de "proxy". Est-ce que c'est le cas ? Je n'en sais rien du tout », a déclaré le ministre français, mais il ajoute : « Je peux vous dire qu'il y a une grosse similitude entre cette action et ce qui s'est passé dans d'autres pays européens ». « Je ne pointe pas un commanditaire [...] mais il y a quand même une suspicion », conclut-il.
Jusqu'à samedi, aucun projet d'attentat ou attentat n'avait été mis au jour et déjoué en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américano-israéliennes en Iran le 28 février dernier.
La tentative d'attentat s'est déroulée vers 3h30 heure de Paris (1h30 TU) samedi 28 mars, rue La Boétie, dans le centre-ouest de Paris, devant les locaux de la Bank of America. Des policiers y ont interpellé un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal, selon des sources proches du dossier. Il était accompagné par un deuxième individu qui a pris la fuite en courant.
Le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui s'est saisi immédiatement des faits, a confirmé que l'individu a été placé en garde à vue. Le parquet antiterroriste a précisé avoir ouvert une enquête notamment pour « tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste ». Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
L'engin explosif était composé d'un bidon transparent de 5 litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et d'un système de mise à feu, selon une des sources. La charge était composée d'un pétard d'environ 650 grammes de poudre explosive, selon les premiers éléments. L'ensemble de l'engin a été pris en charge par le laboratoire d'analyse de la préfecture de police de Paris.
Qui est suspecté ?
Selon les premiers éléments, les deux hommes étaient arrivés à pied devant l'établissement américain. Pendant que le premier déposait le dispositif, le second a pris du recul pour, semble-t-il, faire des photos ou une vidéo avec son portable, note l'AFP.
L'homme interpellé a affirmé être mineur et de nationalité sénégalaise, selon la même source qui a précisé que son identité était en cours de vérification. Il a expliqué, selon une autre source policière, avoir été recruté via l'application de messagerie instantanée Snapchat pour réaliser cette opération, moyennant la somme de 600 euros. Lorsque les policiers qui patrouillaient l'ont interpellé, il s'apprêtait à allumer le dispositif avec un briquet. Le ministre de l'Intérieur français a affirmé que cet homme était un délinquant de « droit commun ».
Le Pnat a annoncé que deux nouvelles personnes avaient été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche et a ajouté que la garde à vue du mineur « a par ailleurs été prolongée », confirmant des informations du Parisien. Au total, trois personnes sont donc pour l'instant en garde à vue dans ce dossier.
Quel lien avec la guerre au Moyen-Orient ?
S'exprimant sur la chaîne de télévision française BFMTV, le ministre de l'Intérieur a expliqué que « cette affaire [faisait] penser à des actions similaires qui se sont déroulées dans d'autres pays européens ». « Je fais le lien avec les actions menées dans les pays voisins [...] qui ont abouti » et ont été suivies de « revendications d'un groupuscule qui faisaient référence au conflit », a ajouté Laurent Nuñez.
Le groupe « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya » (le Mouvement islamique des compagnons des justes) a revendiqué ces derniers jours plusieurs attaques contre la communauté juive, en Belgique, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. À chaque fois, les vidéos de ces opérations ont été diffusées sur des chaînes Telegram considérées par les services comme proches des Gardiens de la révolution islamique iranienne.
Le ministre français a fait remarquer que dans le cas de l'attentat déjoué à Paris, l'un des hommes en cause, mais en fuite, était en train de filmer l'action au moment où son complice s'est fait interpeller par les policiers en patrouille.
« Il y a un certain nombre de services iraniens qui sont susceptibles de mener des actions telles que celle-là au moyen de "proxy". Est-ce que c'est le cas ? Je n'en sais rien du tout », a déclaré le ministre français, mais il ajoute : « Je peux vous dire qu'il y a une grosse similitude entre cette action et ce qui s'est passé dans d'autres pays européens ». « Je ne pointe pas un commanditaire [...] mais il y a quand même une suspicion », conclut-il.
Jusqu'à samedi, aucun projet d'attentat ou attentat n'avait été mis au jour et déjoué en France depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes américano-israéliennes en Iran le 28 février dernier.