Centenaire de WADE : Diomaye loue un homme sans rancune qui a toujours mis le Sénégal devant

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 4 Juin 2026 à 13:59 modifié le Jeudi 4 Juin 2026 15:59

Au Grand Théâtre national de Dakar, le 4 juin 2026, la cérémonie d’hommage au président Abdoulaye WADE pour son centenaire a été marquée par une déclaration haute en leçons du chef de l’État, Bassirou Diomaye FAYE. Devant une assistance nombreuse réunissant familles, politique, autorités religieuses et citoyens, le président a livré un discours dans lequel il a invité l’ensemble de la classe politique sénégalaise à méditer sur les vertus exemplaires de l’ancien chef de l’État.

« Un siècle, c’est l’âge où une vie cesse d’appartenir à celui qui l’a vécu pour revenir au peuple qu’il a vu se dresser », a-t-il débuté, rappelant que la vie d’Abdoulaye WADE est « plus ancienne que la république elle-même ». Selon lui, WADE était présent « quand ce pays n’était encore qu’une promesse dans la bouche de quelques hommes et femmes qui refusaient de renoncer ». Le président a insisté sur le caractère patrimonial de la figure. S’adressant directement à la jeunesse, Bassirou Diomaye FAYE a énuméré plusieurs vertus que tout homme politique devrait, selon lui, s’efforcer de copier.


« Le président WADE n’appartient plus au PDS seul. Ni à ceux qui l’ont aimé, ni même à ceux qui l’ont combattu. Il appartient au patrimoine de notre nation. La première vertu du président Wade est la patience. (…) Quatre fois, il s’est présenté au suffrage de ses compatriotes en 1978, en 1983, 1988, 1993, et quatre fois, il a dû s’incliner devant le choix des siens. Merci de ces quatre défaites tout en refusant, disait-il, de marcher sur des cadavres dans sa conquête. WADE nous enseigne que l’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote bienveillant qui voit le pays autrement et avec lequel il faudra, une fois le combat terminé, continuer d’habiter la même maison, le Sénégal. Nos désaccords, si profonds soient-ils, demeurent des accords entre frères et sœurs. On peut s’opposer sans se déchirer et se succéder sans détruire. Nos aînés nous l’ont appris, à nous de ne pas le désapprendre », déclare-t-il.

Le chef de l’État a également loué la primauté que WADE a toujours accordée à la nation et au continent africain.
« Son intelligence, il ne l’a jamais mise au service de sa seule ascension, il l’a mise au service d’une cause plus grande que lui. (…) Cette chose qui les dépassait tous, c’était le pays d’abord, le continent d’abord. Abdoulaye WADE fut de ces hommes de partage que l’époque croit, il voulut l’audace sans l’impudence, la fermeté sans la haine, la fidélité à son parti sans sacrifier la primauté de la patrie, l’amour de l’Afrique sans le renoncement à l’universel. (…) Un homme de combat, jamais de rancune, un homme de pouvoir, jamais prisonnier du pouvoir », ajoute-t-il.

Il conclut son discours par une confidence personnelle, remerciant l’ancien président pour ses enseignements.
« Vous nous avez appris que la patience est une force et non une faiblesse. Vous nous avez appris que l’homme peut perdre longtemps sans être vaincu. Vous nous avez appris qu’aucune querelle, si vile soit-elle, ne mérite que l’on déchire le pays qui nous est commun. (…) Vous m’avez appris sans le savoir comment tenir bon sans se durcir et continuer d’aimer profondément un pays qui vous éprouve. Cela, Monsieur le Président, aucun manuel ne l’enseigne. On le reçoit humblement de ceux qui ont servi la nation avant nous et qui l’ont fait grandir », conclut-il.




























Walf

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