Ces secteurs qui vont se frotter les mains grâce à la coupe du monde

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 11 Juin 2026 à 06:42 modifié le Jeudi 11 Juin 2026 13:45

Au-delà de la passion du gazon et de la ferveur patriotique, la Coupe du Monde de football s’impose comme une véritable mine d’or commerciale. Au Sénégal, chaque phase finale d’un grand évènement sportif mondial ou africain déclenche une réaction en chaîne économique. Des marchés de Dakar aux plateformes numériques, plusieurs secteurs d’activité s’apprêtent à réaliser des chiffres d’affaires records. Tour d’horizon de ces business locaux qui s’apprêtent à marquer de grands points financiers.


Le textile et la déferlante des maillots

C’est le signe extérieur de foi footballistique le plus visible. Dès l’approche de la compétition, le secteur du textile entre dans une phase d’ébullition notamment les équipementiers et boutiques officielles.Pour les représentants des marques officielles, l’enjeu est de taille avec la vente des tuniques authentiques des Lions de la Téranga et des grandes nations mondiales.

De Colobane à Sandaga, dans les autres villes du pays, en passant par les tailleurs de quartier, la demande explose pour les répliques, les écharpes, les drapeaux et les boubous customisés aux couleurs nationales. Les imprimeurs de t-shirts et de gadgets (chapeaux, sifflets) tournent à plein régime pour répondre à la commande des supporters, mais aussi des entreprises désireuses de surfer sur l’événement.

Les paris sportifs, l’économie de la chance

Le secteur du gaming et des paris sportifs connaît une croissance au Sénégal, et la Coupe du Monde fait office de pic absolu de consommation. Portés par la démocratisation du paiement mobile, les parieurs, des plus avertis aux simples amateurs, multiplient les pronostics sur les applications en ligne.

Les kiosques de la Lonase et des bookmakers privés ne désemplissent pas. Chaque match devient une opportunité de gain pour les parieurs et un flux financier massif et continu pour les opérateurs, faisant des paris sportifs l’un des plus grands bénéficiaires financiers de la compétition.

L’électroménager et le matériel audiovisuel

Pour vivre l’action comme au stade, les ménages sénégalais n’hésitent pas à casser leur tirelire. Les semaines précédant le coup d’envoi du Mondial sont traditionnellement marquées par une ruée vers les magasins de technologie.

Les téléviseurs Smart TV de grande taille, les projecteurs, les systèmes de sonorisation (Home Cinema) et les abonnements aux bouquets de télédistribution payants s’arrachent comme des petits pains. Les enseignes rivalisent d’ingéniosité à coup de promotions et de crédits à la consommation pour capter cette clientèle exigeante.

La restauration, les lounges et l’événementiel

Le football est un sport de partage, et au Sénégal, regarder un match est une expérience collective. Pour les fan-zones et espaces publics, les agences d’événementiel s’associent aux municipalités et aux marques pour ériger des écrans géants payants ou sponsorisés, générant d’importantes recettes publicitaires.

Par ailleurs, les bars, restaurants et hôtels se transforment en quartiers généraux de supporters. Les ventes de boissons, de fast-food et de grillades grimpent en flèche lors des soirées de match. Pour ceux qui préfèrent le canapé familial, les applications de livraison de repas voient leurs carnets de commandes saturer juste avant le coup d’envoi des affiches majeures.

Les télécoms et la data mobile, le match se joue aussi sur les réseaux

Un Mondial moderne ne se regarde pas seulement, il se commente en direct. La Coupe du Monde génère une consommation astronomique de données internet.

Entre le streaming de matchs sur mobile pour les travailleurs bloqués au bureau, les réactions sur WhatsApp, X (ex-Twitter) ou TikTok, et le partage de vidéos des buts, les opérateurs de télécommunications opérant au Sénégal enregistrent une hausse massive des ventes de pass data. La bande passante est sollicitée à son maximum, garantissant des rentrées d’argent substantielles aux géants de la téléphonie.

En somme, si le verdict du terrain reste incertain pour les sélections africaines, le résultat économique, lui, est déjà garanti pour le secteur privé sénégalais.























walf

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