Parvenu à la rédaction de Dakarposte, le communiqué du Bureau municipal élargi de la Ville de Dakar, réuni en urgence le samedi 22 août 2026, adopte un ton particulièrement ferme à l’endroit de l’AGETIP, à la suite des opérations de démolition menées sur la Corniche Ouest.
Les élus municipaux dénoncent ce qu’ils qualifient de « voie de fait intolérable dans un État de droit » et réaffirment, sans ambiguïté, leur soutien au maire de Dakar, Abass Fall.
Selon le Bureau municipal, ces démolitions interviennent dans un contexte pour le moins paradoxal, à quelques semaines des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026, alors même que la Ville de Dakar affirme avoir engagé, à la demande du COJOJ, un vaste programme de modernisation de la Corniche Ouest. Celui-ci comprend notamment le renforcement de l’éclairage public, la réhabilitation du terrain de basket situé à proximité de l’IFAN, en collaboration avec la Basketball Africa League, ainsi que le renouvellement de l’espace sportif sino-sénégalais.
La municipalité estime d’autant plus incompréhensible l’attitude de l’AGETIP que ces différents aménagements auraient, dans un premier temps, bénéficié de son acquiescement. Elle reproche désormais à l’agence de s’inscrire dans une logique de blocage et de surenchère, notamment autour de l’équipement dénommé « Dragon ».
La Ville affirme avoir proposé quatre sites alternatifs pour permettre l’implantation de ce projet, sans que ces propositions aient, selon elle, fait l’objet d’un examen véritablement constructif.
Pour le Bureau municipal, le recours à la démolition est d’autant plus contestable que des discussions étaient toujours engagées entre les différentes parties afin de parvenir à un compromis.
L’argument financier avancé par l’AGETIP, notamment la référence à un appui de cinq milliards de francs CFA de l’État, est également récusé. La municipalité soutient que cette enveloppe ne présente aucun lien avec le différend relatif à l’aménagement de la Corniche Ouest et ne saurait, en conséquence, justifier la destruction d’infrastructures publiques appartenant aux Dakarois.
La Ville rappelle par ailleurs les efforts financiers considérables qu’elle affirme avoir consentis dans la perspective des JOJ. Plus de 13 milliards de francs CFA auraient ainsi été mobilisés pour la réhabilitation d’infrastructures sportives, les aménagements et équipements urbains, l’éclairage public ainsi que le « branding » de Dakar.
Pour les élus municipaux, ces investissements traduisent la volonté de la capitale de jouer pleinement son rôle de ville hôte et de contribuer au succès de cette grande échéance internationale.
Le Bureau municipal s’insurge également contre les termes employés par l’AGETIP pour qualifier les équipements sportifs détruits, présentés comme de simples « petits équipements de musculation ».
Une formulation jugée méprisante, d’autant que ces installations seraient issues d’un don de la République populaire de Chine dans le cadre de la coopération décentralisée.
Pour les élus dakarois, banaliser ces équipements revient à minimiser un geste d’amitié entre partenaires et à porter inutilement atteinte au travail de diplomatie territoriale entrepris par la capitale.
Sur le terrain juridique, le Bureau municipal conteste avec vigueur le fondement invoqué par l’AGETIP, notamment le décret n°2021-1055 du 2 août 2021 déclarant le site d’utilité publique. Il soutient que ce texte était assorti d’une durée de validité de trois ans et serait donc arrivé à expiration le 2 août 2024.
Dès lors, son invocation en 2026 serait, selon la municipalité, juridiquement dépourvue de portée.
Les élus dénoncent également une violation alléguée de l’article 297 du Code général des collectivités territoriales et de l’article 10 de la loi n°2023-20 du 29 décembre 2023 portant Code de l’urbanisme. Ils estiment que l’État devait solliciter l’avis préalable du Conseil municipal avant toute décision affectant le domaine concerné sur le territoire communal, sauf circonstances liées exclusivement à la défense nationale ou au maintien de l’ordre public, conditions qui, selon eux, ne seraient pas réunies en l’espèce.
La Ville de Dakar tient toutefois à préciser qu’elle ne revendique aucune compétence en matière d’affectation ou de désaffectation du Domaine public maritime, prérogative qu’elle reconnaît à l’État.
Elle affirme en revanche disposer, en vertu du cadre légal applicable aux collectivités territoriales, de compétences en matière d’aménagement. Une distinction que le Bureau municipal juge fondamentale et dont la méconnaissance serait révélatrice, selon lui, d’une confusion préjudiciable au débat.
Au terme de cette mise au point, le Bureau municipal élargi renouvelle son soutien « total et indéfectible » à Abass Fall, présenté comme le garant des intérêts et du patrimoine de la capitale. Il annonce sa détermination à emprunter toutes les voies de recours prévues par la loi afin de faire cesser ce qu’il considère comme des dérives, obtenir la réparation du préjudice subi et préserver les espaces publics dakarois.
Tout en déplorant ce qu’il considère comme un arbitrage défavorable du Premier ministre dans ce dossier, le Bureau municipal se dit néanmoins favorable à la poursuite d’un dialogue direct entre la Ville de Dakar et l’État. Car derrière la querelle institutionnelle et juridique, demeure une exigence supérieure : préserver l’intérêt des citoyens et garantir, dans un climat apaisé, la réussite des JOJ 2026.
À quelques semaines de ce rendez-vous international, Dakar se trouve ainsi face à un double impératif : défendre ses prérogatives tout en évitant que les dissensions entre institutions ne viennent assombrir l’image d’une capitale appelée à accueillir le monde.
Les élus municipaux dénoncent ce qu’ils qualifient de « voie de fait intolérable dans un État de droit » et réaffirment, sans ambiguïté, leur soutien au maire de Dakar, Abass Fall.
Selon le Bureau municipal, ces démolitions interviennent dans un contexte pour le moins paradoxal, à quelques semaines des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026, alors même que la Ville de Dakar affirme avoir engagé, à la demande du COJOJ, un vaste programme de modernisation de la Corniche Ouest. Celui-ci comprend notamment le renforcement de l’éclairage public, la réhabilitation du terrain de basket situé à proximité de l’IFAN, en collaboration avec la Basketball Africa League, ainsi que le renouvellement de l’espace sportif sino-sénégalais.
La municipalité estime d’autant plus incompréhensible l’attitude de l’AGETIP que ces différents aménagements auraient, dans un premier temps, bénéficié de son acquiescement. Elle reproche désormais à l’agence de s’inscrire dans une logique de blocage et de surenchère, notamment autour de l’équipement dénommé « Dragon ».
La Ville affirme avoir proposé quatre sites alternatifs pour permettre l’implantation de ce projet, sans que ces propositions aient, selon elle, fait l’objet d’un examen véritablement constructif.
Pour le Bureau municipal, le recours à la démolition est d’autant plus contestable que des discussions étaient toujours engagées entre les différentes parties afin de parvenir à un compromis.
L’argument financier avancé par l’AGETIP, notamment la référence à un appui de cinq milliards de francs CFA de l’État, est également récusé. La municipalité soutient que cette enveloppe ne présente aucun lien avec le différend relatif à l’aménagement de la Corniche Ouest et ne saurait, en conséquence, justifier la destruction d’infrastructures publiques appartenant aux Dakarois.
La Ville rappelle par ailleurs les efforts financiers considérables qu’elle affirme avoir consentis dans la perspective des JOJ. Plus de 13 milliards de francs CFA auraient ainsi été mobilisés pour la réhabilitation d’infrastructures sportives, les aménagements et équipements urbains, l’éclairage public ainsi que le « branding » de Dakar.
Pour les élus municipaux, ces investissements traduisent la volonté de la capitale de jouer pleinement son rôle de ville hôte et de contribuer au succès de cette grande échéance internationale.
Le Bureau municipal s’insurge également contre les termes employés par l’AGETIP pour qualifier les équipements sportifs détruits, présentés comme de simples « petits équipements de musculation ».
Une formulation jugée méprisante, d’autant que ces installations seraient issues d’un don de la République populaire de Chine dans le cadre de la coopération décentralisée.
Pour les élus dakarois, banaliser ces équipements revient à minimiser un geste d’amitié entre partenaires et à porter inutilement atteinte au travail de diplomatie territoriale entrepris par la capitale.
Sur le terrain juridique, le Bureau municipal conteste avec vigueur le fondement invoqué par l’AGETIP, notamment le décret n°2021-1055 du 2 août 2021 déclarant le site d’utilité publique. Il soutient que ce texte était assorti d’une durée de validité de trois ans et serait donc arrivé à expiration le 2 août 2024.
Dès lors, son invocation en 2026 serait, selon la municipalité, juridiquement dépourvue de portée.
Les élus dénoncent également une violation alléguée de l’article 297 du Code général des collectivités territoriales et de l’article 10 de la loi n°2023-20 du 29 décembre 2023 portant Code de l’urbanisme. Ils estiment que l’État devait solliciter l’avis préalable du Conseil municipal avant toute décision affectant le domaine concerné sur le territoire communal, sauf circonstances liées exclusivement à la défense nationale ou au maintien de l’ordre public, conditions qui, selon eux, ne seraient pas réunies en l’espèce.
La Ville de Dakar tient toutefois à préciser qu’elle ne revendique aucune compétence en matière d’affectation ou de désaffectation du Domaine public maritime, prérogative qu’elle reconnaît à l’État.
Elle affirme en revanche disposer, en vertu du cadre légal applicable aux collectivités territoriales, de compétences en matière d’aménagement. Une distinction que le Bureau municipal juge fondamentale et dont la méconnaissance serait révélatrice, selon lui, d’une confusion préjudiciable au débat.
Au terme de cette mise au point, le Bureau municipal élargi renouvelle son soutien « total et indéfectible » à Abass Fall, présenté comme le garant des intérêts et du patrimoine de la capitale. Il annonce sa détermination à emprunter toutes les voies de recours prévues par la loi afin de faire cesser ce qu’il considère comme des dérives, obtenir la réparation du préjudice subi et préserver les espaces publics dakarois.
Tout en déplorant ce qu’il considère comme un arbitrage défavorable du Premier ministre dans ce dossier, le Bureau municipal se dit néanmoins favorable à la poursuite d’un dialogue direct entre la Ville de Dakar et l’État. Car derrière la querelle institutionnelle et juridique, demeure une exigence supérieure : préserver l’intérêt des citoyens et garantir, dans un climat apaisé, la réussite des JOJ 2026.
À quelques semaines de ce rendez-vous international, Dakar se trouve ainsi face à un double impératif : défendre ses prérogatives tout en évitant que les dissensions entre institutions ne viennent assombrir l’image d’une capitale appelée à accueillir le monde.