Omar Abdulkadir Artan a vu son rêve s'envoler. Lundi, la FIFA a confirmé que l'arbitre somalien, considéré comme l'un des meilleurs de son continent, a été officiellement écarté de la Coupe du monde 2026 (11 juin-19 juillet) après s'être vu refuser samedi l'entrée aux États-Unis, l'un des pays hôtes. Pourtant, selon Ciise Aden Abshir, haut conseiller auprès du ministère somalien de la Jeunesse et des Sports interrogé par l'AFP, "il disposait d'un visa en règle".
"La FIFA confirme que l'arbitre Omar Abdulkadir Artan ne pourra ni s'entraîner ni officier lors de la Coupe du monde 2026, après s'être vu refuser l'entrée aux États-Unis, confirmait l'instance dans un communiqué. La Fifa n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte, y compris dans l'octroi des visas, et a été informée par les autorités que le statut de M. Artan ne serait pas modifié pour le moment, est-il ajouté dans le communiqué. Conformément aux précédentes compétitions organisées par la FIFA, c'est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire."
Je tiens à remercier la FIFA et la Confédération Africaine de Football
Dans un communiqué relayé par ESPN ce mardi, Omar Abdulkadir Artan a tenté de rester positif. "Malgré les circonstances, je garde une attitude positive et je me concentre sur les prochains défis de ma carrière d'arbitre. Je tiens à remercier la FIFA et la Confédération Africaine de Football (CAF) pour tout leur soutien, et je m'engage à maintenir mon niveau d'arbitrage tout en me concentrant sur l'avenir. Je remercie la famille du football pour ses messages et je souhaite à mes collègues beaucoup de succès pendant la Coupe du monde. J'ai hâte de les retrouver lors des prochaines compétitions."
Le ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie, lui, a défendu mardi "l'intégrité" de l'arbitre, l'assurant de son "soutien indéfectible".
Malgré d'"intenses démarches diplomatiques et des négociations avec les autorités compétentes du gouvernement des États-Unis et de la Fifa, dans le but de parvenir à une résolution immédiate", "il n'a malheureusement pas été possible d'aboutir à un résultat positif", a-t-il regretté dans un communiqué.
Un "pays pourri" selon Trump
La police aux frontières américaine (CBP) a expliqué à l'AFP qu'Omar Artan avait été jugé "inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents" et que l'arbitre s'était dès lors "vu refuser l'entrée sur le territoire".
Titulaire du statut Fifa depuis 2018, Artan officie dans le championnat somalien et a été nommé meilleur arbitre de l'année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025. Il était le premier arbitre somalien retenu pour une phase finale de Coupe du monde. Âgé de 34 ans, il faisait partie des 52 hommes en jaune sélectionnés pour tenir le sifflet au Mondial coorganisé en juin et juillet par le Canada, le Mexique et les États-Unis.
Interrogée par l'AFP, une source au sein du comité arbitral de la CAF s'est dite "désolée pour Artan" mais n'a pas voulu commenter l'incident. "La sélection des arbitres pour la Coupe du monde est entièrement de la responsabilité de la Fifa", a-t-elle déclaré.
La Somalie est l'un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d'une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l'administration de Donald Trump. Le pays de la corne de l'Afrique est tout particulièrement dans le viseur du président américain. Fin novembre, celui-ci l'avait qualifié de "pays pourri" et avait fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l'expulsion.
"La FIFA confirme que l'arbitre Omar Abdulkadir Artan ne pourra ni s'entraîner ni officier lors de la Coupe du monde 2026, après s'être vu refuser l'entrée aux États-Unis, confirmait l'instance dans un communiqué. La Fifa n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte, y compris dans l'octroi des visas, et a été informée par les autorités que le statut de M. Artan ne serait pas modifié pour le moment, est-il ajouté dans le communiqué. Conformément aux précédentes compétitions organisées par la FIFA, c'est le gouvernement du pays hôte qui détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire."
Je tiens à remercier la FIFA et la Confédération Africaine de Football
Dans un communiqué relayé par ESPN ce mardi, Omar Abdulkadir Artan a tenté de rester positif. "Malgré les circonstances, je garde une attitude positive et je me concentre sur les prochains défis de ma carrière d'arbitre. Je tiens à remercier la FIFA et la Confédération Africaine de Football (CAF) pour tout leur soutien, et je m'engage à maintenir mon niveau d'arbitrage tout en me concentrant sur l'avenir. Je remercie la famille du football pour ses messages et je souhaite à mes collègues beaucoup de succès pendant la Coupe du monde. J'ai hâte de les retrouver lors des prochaines compétitions."
Le ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie, lui, a défendu mardi "l'intégrité" de l'arbitre, l'assurant de son "soutien indéfectible".
Malgré d'"intenses démarches diplomatiques et des négociations avec les autorités compétentes du gouvernement des États-Unis et de la Fifa, dans le but de parvenir à une résolution immédiate", "il n'a malheureusement pas été possible d'aboutir à un résultat positif", a-t-il regretté dans un communiqué.
Un "pays pourri" selon Trump
La police aux frontières américaine (CBP) a expliqué à l'AFP qu'Omar Artan avait été jugé "inadmissible en raison de problèmes liés à la vérification de ses antécédents" et que l'arbitre s'était dès lors "vu refuser l'entrée sur le territoire".
Titulaire du statut Fifa depuis 2018, Artan officie dans le championnat somalien et a été nommé meilleur arbitre de l'année par la Confédération africaine de football (CAF) en 2025. Il était le premier arbitre somalien retenu pour une phase finale de Coupe du monde. Âgé de 34 ans, il faisait partie des 52 hommes en jaune sélectionnés pour tenir le sifflet au Mondial coorganisé en juin et juillet par le Canada, le Mexique et les États-Unis.
Interrogée par l'AFP, une source au sein du comité arbitral de la CAF s'est dite "désolée pour Artan" mais n'a pas voulu commenter l'incident. "La sélection des arbitres pour la Coupe du monde est entièrement de la responsabilité de la Fifa", a-t-elle déclaré.
La Somalie est l'un des nombreux pays dont les citoyens sont frappés d'une interdiction de voyage aux Etats-Unis par l'administration de Donald Trump. Le pays de la corne de l'Afrique est tout particulièrement dans le viseur du président américain. Fin novembre, celui-ci l'avait qualifié de "pays pourri" et avait fait part de son intention de mettre fin au statut spécial protégeant les ressortissants somaliens de l'expulsion.