Crise sanitaire à Kébémer : 317 cas recensés en 72 heures, le spectre d’une intoxication collective

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 5 Novembre 2026 à 13:49 modifié le Jeudi 5 Novembre 2026 14:49

Une onde de choc et d'inquiétude absolue ébranle le département de Kébémer, dans la région de Louga, où une crise sanitaire aux contours nébuleux s'est déclarée avec une fulgurance rare.

En l’espace de 72 heures seulement, le centre de santé local s’est retrouvé littéralement submergé par un afflux ininterrompu de patients. Selon les informations exclusives recoupées par la rédaction de Dakarposte, pas moins de 317 personnes souffrent de diarrhées aiguës et de vomissements chroniques et incoercibles, plongeant la capitale du Gueth dans une profonde psychose.

Face à ce déferlement clinique, le mutisme persistant des plus hautes autorités — et singulièrement du ministère de la Santé et de l'Action sociale — suscite l'indignation générale, laissant les populations locales face au spectre d'un péril invisible.

Sur le terrain, la situation a pris des proportions telles que l'administration territoriale et médicale a dû acter une mobilisation d'urgence.

Dakarposte a appris qu'un point de presse exceptionnel s'est tenu au cœur de la cellule de crise, sous la présidence effective du préfet du département, Ousseynou Mbaye, dont la présence sur les lieux du drame se voulait un signal de fermeté républicaine. À ses côtés, le médecin-chef du service régional de la santé, le Dr Moustapha Faye, épaulé par le médecin-chef du district sanitaire, le Dr Tahirou Mbaye, a pris la parole pour tenter de cartographier scientifiquement ce mal mystérieux.

Les autorités médicales ont concédé que l’origine exacte de la pathologie demeure scientifiquement inconnue à ce stade. Pour endiguer la contagion et parer à toute éventualité, des mesures de confinement strict des patients ont été ordonnées au sein de la structure de santé.

Plusieurs hypothèses de travail ont été avancées lors de cette prise de parole solennelle : les services épidémiologiques explorent activement les pistes d'une intoxication alimentaire collective d'envergure, d'un empoisonnement accidentel des réseaux hydriques ou encore d'une affection virale hautement contagieuse.

Des prélèvements biologiques approfondis ont été réalisés en urgence et acheminés vers les laboratoires spécialisés de Dakar afin d'identifier formellement l'agent pathogène responsable. Alors que les premiers foyers semblent s'être déclarés dans le sillage du marché hebdomadaire de Kébémer, le silence radio du ministre de la Santé face à ces 317 victimes est vécu comme un abandon insupportable par les administrés du département.

Mamadou Ndiaye
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