De l'agora au prétoire : les tumultueux démêlés judiciaires d'un professeur de l'UCAD et de son ancienne épouse

Rédigé par Dakarposte le Vendredi 24 Juillet 2026 à 11:11 modifié le Vendredi 24 Juillet 2026 13:11

Huit ans après leur rencontre fortuite dans un centre d’examen à Adéane, au cœur de la région de Ziguinchor, l’idylle unissant M.C. Ngom, éminent professeur à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, à son ancienne étudiante et candidate Y.F. Sané, s’est abîmée dans les tourments d'un conflit judiciaire. Accusé par son ex-épouse de soustraction frauduleuse de parures en or d’une valeur excédant le million de francs CFA et de précieux coupons de tissu, l’universitaire comparaissait libre devant le tribunal.

Selon le récit de l'audience rapporté par le quotidien L'Observateur, les anciens conjoints, dont l'union se déploya de 2017 à 2025, se sont affrontés sur les motifs de leur rupture ainsi que sur le devenir des effets personnels laissés au sein de la demeure conjugale. En novembre 2022, peu après avoir donné vie à leur second enfant, Y.F. Sané s'éloigna du foyer de Bandia pour entreprendre une formation professionnelle de trois ans en Casamance. Devant le magistrat, l’enseignant a dépeint une « épouse désobéissante », arguant que ce départ s'apparentait à un abandon de domicile consenti sans son approbation.

C’est précisément durant cette absence que M.C. Ngom convola en secondes noces, installant sa nouvelle compagne dans les appartements de sa première union. Instruite de ce remariage, Y.F. Sané initia une procédure de divorce, laquelle fut officiellement prononcée en novembre 2025. C'est à l’occasion de son retour, dicté par le dessein de recouvrer ses biens, que la plaignante constata la substitution de sa couche et la disparition corollaire de ses bijoux et étoffes précieuses. Convaincue que ses effets furent spoliés à son insu, elle résolut de porter plainte pour vol, exigeant aujourd'hui la restitution des joyaux — présents de sa lignée maternelle — ainsi que la somme de 300 000 FCFA à titre de réparation pour la perte de ses tissus.

M.C. Ngom rejette avec véhémence ces accusations d'infamie. Il soutient n'avoir procédé qu'à un simple déplacement conservatoire des effets de son ex-épouse, alléguant la dégradation de l'armoire qui les abritait. Au terme des plaidoiries, le procureur de la République s'en est remis à la sagesse de la cour en requérant l'application de la loi. Le tribunal a mis l'affaire en délibéré ; le verdict est attendu pour le 13 août prochain.
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