De la mise à l'écart au boycott » : la déclaration sans concession du PDG de Walfadjri envers le chef de l'État Diomaye Faye

Rédigé par Dakarposte le Lundi 27 Juillet 2026 à 11:22 modifié le Lundi 27 Juillet 2026 13:23

Le président-directeur général du groupe Wal fadjri a exprimé sa vive amertume à l’endroit du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Par le biais d'une correspondance officielle — dont le quotidien d’information de son propre consortium s’est fait l’écho —, Cheikh Niass s'insurge contre l'éviction manifeste de ses organes de presse par les services du Palais de la République. Ces derniers ont en effet omis d'associer le groupe à la couverture médiatique du lancement de la nouvelle formation présidentielle, baptisée Kiiraay-Les Patriotes Républicains, solennité qui s'est tenue samedi dernier dans les salons du King Fahd Palace.

« Fidèles à notre sacerdoce d’informer le public, nous relayons avec constance vos pérégrinations, vos allocutions solennelles à la Nation ainsi que vos actes majeurs de gouvernance, le tout dans l’observance la plus rigoureuse de l’éthique et de la déontologie journalistiques », a martelé le dirigeant de Walf. Cheikh Niass a par ailleurs déploré que « cette mise au ban, qui revêt les apparats d’un boycott délibéré, demeure difficilement intelligible au regard des annales de notre maison de presse et de son indéfectible dévouement au service du pluralisme des idées ».

Pourtant, a cru bon de rappeler l’héritier du groupe fondé par le regretté Sidy Lamine Niass, sous la magistrature de Macky Sall — bien que ce dernier fût le justiciable permanent des critiques acerbes de ses rédactions —, Walf n’avait jamais fait l’objet d’un quelconque ostracisme de la part de la direction de la communication de la Présidence. « Bien au contraire, notre groupe fut invariablement appréhendé comme un pivot incontournable de l’échiquier médiatique national, par-delà les inflexions de sa ligne éditoriale. » Poursuivant sa diatribe comparative, Cheikh Niass a conclu en ces termes : « Il me sied de rappeler qu’un régime démocratique ne saurait s'élever qu'en garantissant un accès équitable et sans exclusive à l'ensemble des médias. »

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