Il est des défaillances de mémoire qu’il convient de rafraîchir avec une rigueur toute citoyenne, et qui témoignent de la légèreté avec laquelle l’arbitraire s'abat parfois sur nos institutions éducatives.
Au lendemain de la publication du droit de réponse légitime de l’Institut Supérieur d'Entrepreneurship et de Gestion (ISEG) dans nos colonnes, fustigeant le lynchage médiatique orchestré par une Direction générale de l'Enseignement supérieur aux certitudes vacillantes, un pan entier de l'histoire récente de notre système universitaire mérite d'être exhumé pour comprendre l'injustice de la prétendue « liste noire ».
Pour la gouverne des censeurs d'aujourd'hui et pour secouer l’amnésie feinte d’une administration en panne de cohérence, rappelons une vérité historique indiscutable : c’est ce même État sénégalais qui, confronté pendant des années à l'engorgement de ses facultés publiques, a officiellement orienté, par vagues successives de milliers d'étudiants, ses bacheliers vers les succursales et centres régionaux de l’ISEG.
La question brûle dès lors les lèvres de tout observateur de bonne foi : si ces instituts de proximité n’avaient pas l'onction de la légalité, pourquoi l'autorité de tutelle y a-t-elle déversé, des années durant, les enfants de la République ?
Penser que ces centres régionaux manquaient d'agrément relève d’une hypocrisie pure et simple, car l'État n'aurait jamais confié l’avenir de sa jeunesse à une officine clandestine.
Le subterfuge saute aux yeux : après avoir profité des infrastructures et du dévouement de l'ISEG pour résorber ses propres crises d’accueil, et maintenant qu'il a édifié à grands frais de nouveaux temples universitaires capables de contenir les flux, l'appareil étatique s'offre le luxe d'un revirement spectaculaire. L'establishment feint de découvrir une prétendue non-existence d'agréments pour les filiales régionales, jetant l’opprobre sur un partenaire historique à l'heure où il n'en a plus l'utilité immédiate.
Pourtant, le mérite de l'ISEG reste entier, gravé dans la trajectoire de ces milliers de diplômés formés avec brio dans ses succursales de banlieue et de région.
Aujourd'hui, ces anciens bacheliers non-orientés, sauvés de l'exclusion par cette institution de référence, occupent des postes stratégiques au sein des plus hautes instances de l’État sénégalais et rayonnent à l’échelle internationale.
Ternir l’image d’un établissement muni d'un agrément définitif depuis 1996 et d'une habilitation en bonne et due forme de l’ANAQ-Sup, c'est insulter le parcours de ces cadres et saper les fondements d'une œuvre académique monumentale.
Cette cabale administrative ne s’apparente qu’à une basse mascarade politique visant à mettre en mal l'institut avec le peuple sénégalais et ses précieux partenaires internationaux. Contre ce reniement de la signature publique, la justice et l'honneur doivent prévaloir.
Au lendemain de la publication du droit de réponse légitime de l’Institut Supérieur d'Entrepreneurship et de Gestion (ISEG) dans nos colonnes, fustigeant le lynchage médiatique orchestré par une Direction générale de l'Enseignement supérieur aux certitudes vacillantes, un pan entier de l'histoire récente de notre système universitaire mérite d'être exhumé pour comprendre l'injustice de la prétendue « liste noire ».
Pour la gouverne des censeurs d'aujourd'hui et pour secouer l’amnésie feinte d’une administration en panne de cohérence, rappelons une vérité historique indiscutable : c’est ce même État sénégalais qui, confronté pendant des années à l'engorgement de ses facultés publiques, a officiellement orienté, par vagues successives de milliers d'étudiants, ses bacheliers vers les succursales et centres régionaux de l’ISEG.
La question brûle dès lors les lèvres de tout observateur de bonne foi : si ces instituts de proximité n’avaient pas l'onction de la légalité, pourquoi l'autorité de tutelle y a-t-elle déversé, des années durant, les enfants de la République ?
Penser que ces centres régionaux manquaient d'agrément relève d’une hypocrisie pure et simple, car l'État n'aurait jamais confié l’avenir de sa jeunesse à une officine clandestine.
Le subterfuge saute aux yeux : après avoir profité des infrastructures et du dévouement de l'ISEG pour résorber ses propres crises d’accueil, et maintenant qu'il a édifié à grands frais de nouveaux temples universitaires capables de contenir les flux, l'appareil étatique s'offre le luxe d'un revirement spectaculaire. L'establishment feint de découvrir une prétendue non-existence d'agréments pour les filiales régionales, jetant l’opprobre sur un partenaire historique à l'heure où il n'en a plus l'utilité immédiate.
Pourtant, le mérite de l'ISEG reste entier, gravé dans la trajectoire de ces milliers de diplômés formés avec brio dans ses succursales de banlieue et de région.
Aujourd'hui, ces anciens bacheliers non-orientés, sauvés de l'exclusion par cette institution de référence, occupent des postes stratégiques au sein des plus hautes instances de l’État sénégalais et rayonnent à l’échelle internationale.
Ternir l’image d’un établissement muni d'un agrément définitif depuis 1996 et d'une habilitation en bonne et due forme de l’ANAQ-Sup, c'est insulter le parcours de ces cadres et saper les fondements d'une œuvre académique monumentale.
Cette cabale administrative ne s’apparente qu’à une basse mascarade politique visant à mettre en mal l'institut avec le peuple sénégalais et ses précieux partenaires internationaux. Contre ce reniement de la signature publique, la justice et l'honneur doivent prévaloir.