Le limogeage de 28 chargés de mission issus des rangs de Pastef, brutalement exclus des canaux officiels et des groupes de communication professionnels de la Présidence de la République, marque l'épilogue d'une illusion politique.
Pour les observateurs avertis qui scrutaient les lézardes de l’exécutif sénégalais, cette purge de grande ampleur sonne comme l’acte de décès définitif d’une gouvernance consensuelle, installant une confrontation institutionnelle inévitable.
Ceux qui s'accrochaient encore à la chimère des "frères siamois" fusionnels, portés au pouvoir par la vague de la rupture, sont désormais contraints de revoir de fond en comble leur grille de lecture. Le vernis a craqué ; la rupture est consommée, et elle ne date pas d'hier.
Ce grand ménage opéré au cœur du pouvoir n'est en réalité que le prolongement logique de la fracture politique majeure consommée au printemps précédent. Depuis, l’affrontement larvé s’est mué en une guerre de positions implacable entre le parti Pastef d'Ousmane Sonko et la dynamique présidentielle.
La neutralisation systématique des cercles d'influence de la "mouvance patriotique" au sein du Palais de la République démontre une volonté manifeste du Chef de l'État d'asseoir l'absolutisme de son autorité constitutionnelle face aux velléités de tutelle de son ancien mentor.
Pour matérialiser cette rupture, le décret présidentiel frappe de plein fouet l'aile jeunesse et technique du parti d'Ousmane Sonko. La liste des exclus consigne les noms de figures de confiance telles que Ahmadou Bamba Mbodj, Dominique Christian Ngaba et Zahra Wagué, qui se trouvent ainsi évincés des centres de décision.
Ils sont rejoints dans cette disgrâce par les cadres du parti : Serigne Bathie Ndiaye, Khadim Mbaye, Ababacar Diémé, Mamadou Diéye, Sathioro Fall, Mamadou Lamine Diallo, Saïbatou Mbengue, Gormack Dione et Moussa Bop Ndiaye.
Sont également balayés de la structure présidentielle Maïmouna Sagna, Souleymane Sagna, Souleymane Camara, Abdourahmane Diallo, Boubacar Barry, Ousmane Cissé, Yahya Sadio, Omar Baldé, Babaly Camara, ainsi que leurs camarades Ndéye Seck, Alphousseyni Bassoum, Abdoulaye Sall, Cheikh A. T. Cissé, Insa Niang, Mansour Cissé et Mamoudou Ka.
Par cette éviction massive, le chef de l'État prive méthodiquement l'appareil Pastef de ses relais au sein du Palais de l'Avenue Roume.
L'échéance fatidique du 2 décembre prochain cristallise désormais toutes les attentions et toutes les angoisses politiques. C'est à cette date clé que la dissolution de l'Assemblée nationale — aujourd'hui sous la coupe d'une majorité acquise au leader de Pastef — devient juridiquement possible.
L'hypothèse d'un coup de force institutionnel pour briser l'obstruction parlementaire n'est plus une simple spéculation, mais un scénario écrit en pointillés dans les couloirs du pouvoir.
Les récentes déclarations sibyllines du ministre des Forces armées, relatives à la mise en place d'un dispositif de sécurité renforcé durant les JOJ, s'apparentent à une mise en garde à peine voilée. Elles traduisent la volonté de l'État de se prémunir contre les secousses d'un conflit désormais... inévitable.
La transition vers une cohabitation agressive ou une clarification radicale par les urnes est désormais un secret de polichinelle.
clounjay@yahoo.fr
Pour les observateurs avertis qui scrutaient les lézardes de l’exécutif sénégalais, cette purge de grande ampleur sonne comme l’acte de décès définitif d’une gouvernance consensuelle, installant une confrontation institutionnelle inévitable.
Ceux qui s'accrochaient encore à la chimère des "frères siamois" fusionnels, portés au pouvoir par la vague de la rupture, sont désormais contraints de revoir de fond en comble leur grille de lecture. Le vernis a craqué ; la rupture est consommée, et elle ne date pas d'hier.
Ce grand ménage opéré au cœur du pouvoir n'est en réalité que le prolongement logique de la fracture politique majeure consommée au printemps précédent. Depuis, l’affrontement larvé s’est mué en une guerre de positions implacable entre le parti Pastef d'Ousmane Sonko et la dynamique présidentielle.
La neutralisation systématique des cercles d'influence de la "mouvance patriotique" au sein du Palais de la République démontre une volonté manifeste du Chef de l'État d'asseoir l'absolutisme de son autorité constitutionnelle face aux velléités de tutelle de son ancien mentor.
Pour matérialiser cette rupture, le décret présidentiel frappe de plein fouet l'aile jeunesse et technique du parti d'Ousmane Sonko. La liste des exclus consigne les noms de figures de confiance telles que Ahmadou Bamba Mbodj, Dominique Christian Ngaba et Zahra Wagué, qui se trouvent ainsi évincés des centres de décision.
Ils sont rejoints dans cette disgrâce par les cadres du parti : Serigne Bathie Ndiaye, Khadim Mbaye, Ababacar Diémé, Mamadou Diéye, Sathioro Fall, Mamadou Lamine Diallo, Saïbatou Mbengue, Gormack Dione et Moussa Bop Ndiaye.
Sont également balayés de la structure présidentielle Maïmouna Sagna, Souleymane Sagna, Souleymane Camara, Abdourahmane Diallo, Boubacar Barry, Ousmane Cissé, Yahya Sadio, Omar Baldé, Babaly Camara, ainsi que leurs camarades Ndéye Seck, Alphousseyni Bassoum, Abdoulaye Sall, Cheikh A. T. Cissé, Insa Niang, Mansour Cissé et Mamoudou Ka.
Par cette éviction massive, le chef de l'État prive méthodiquement l'appareil Pastef de ses relais au sein du Palais de l'Avenue Roume.
L'échéance fatidique du 2 décembre prochain cristallise désormais toutes les attentions et toutes les angoisses politiques. C'est à cette date clé que la dissolution de l'Assemblée nationale — aujourd'hui sous la coupe d'une majorité acquise au leader de Pastef — devient juridiquement possible.
L'hypothèse d'un coup de force institutionnel pour briser l'obstruction parlementaire n'est plus une simple spéculation, mais un scénario écrit en pointillés dans les couloirs du pouvoir.
Les récentes déclarations sibyllines du ministre des Forces armées, relatives à la mise en place d'un dispositif de sécurité renforcé durant les JOJ, s'apparentent à une mise en garde à peine voilée. Elles traduisent la volonté de l'État de se prémunir contre les secousses d'un conflit désormais... inévitable.
La transition vers une cohabitation agressive ou une clarification radicale par les urnes est désormais un secret de polichinelle.
clounjay@yahoo.fr