En marge des prestigieuses assises de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, l'arène diplomatique new-yorkaise s'est muée en un théâtre d'ombres d'une singulière ambiguïté pour la République du Sénégal.
Dans une démarche que les cercles officiels qualifient de remarquable solennité, voulant y voir l’illustration de la permanence et de l'unité des institutions, le Chef de l'État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a mené une série d’audiences stratégiques en présence, hautement notable et controversée, de son prédécesseur, l'ancien président Macky Sall.
Cette configuration inédite, censée conférer une autorité élargie à la voix sénégalaise, a vu l’actuel locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor s’entretenir successivement avec le président de la République de Somalie, Hassan Sheikh Mohamud, sur les défis sécuritaires du continent, puis avec le Premier ministre de la République hellénique, Kyriakos Mitsotakis, avant de clore ce ballet bilatéral aux côtés du président finlandais, Alexander Stubb.
Pourtant, derrière le vernis des hautes consultations diplomatiques diffusées au journal télévisé de la RTS, le choc des images a provoqué une véritable déflagration politique à Dakar.
Pour les « Patriotes », partisans inconditionnels d’Ousmane Sonko, le symbole ne passe pas. La publication successive des clichés montrant Diomaye Faye aux côtés d’Emmanuel Macron, puis flanqué de son ancien rival Macky Sall, a douché l’enthousiasme des militants de la première heure.
Sur les réseaux sociaux, l’incompréhension a rapidement cédé la place à une profonde amertume. Le slogan frondeur « Macky mooy Diomaye, Diomaye mooy Macky » s’est propagé comme une traînée de poudre, actant le sentiment d'une connivence insoupçonnée là où le peuple attendait une rupture radicale. Alors que les instances étatiques célèbrent le rayonnement du Sénégal au cœur des grands équilibres mondiaux, la base politique du pouvoir, elle, s'étrangle de rage face à ce qu'elle perçoit comme un reniement des combats d'hier.
Dans une démarche que les cercles officiels qualifient de remarquable solennité, voulant y voir l’illustration de la permanence et de l'unité des institutions, le Chef de l'État, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a mené une série d’audiences stratégiques en présence, hautement notable et controversée, de son prédécesseur, l'ancien président Macky Sall.
Cette configuration inédite, censée conférer une autorité élargie à la voix sénégalaise, a vu l’actuel locataire du palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor s’entretenir successivement avec le président de la République de Somalie, Hassan Sheikh Mohamud, sur les défis sécuritaires du continent, puis avec le Premier ministre de la République hellénique, Kyriakos Mitsotakis, avant de clore ce ballet bilatéral aux côtés du président finlandais, Alexander Stubb.
Pourtant, derrière le vernis des hautes consultations diplomatiques diffusées au journal télévisé de la RTS, le choc des images a provoqué une véritable déflagration politique à Dakar.
Pour les « Patriotes », partisans inconditionnels d’Ousmane Sonko, le symbole ne passe pas. La publication successive des clichés montrant Diomaye Faye aux côtés d’Emmanuel Macron, puis flanqué de son ancien rival Macky Sall, a douché l’enthousiasme des militants de la première heure.
Sur les réseaux sociaux, l’incompréhension a rapidement cédé la place à une profonde amertume. Le slogan frondeur « Macky mooy Diomaye, Diomaye mooy Macky » s’est propagé comme une traînée de poudre, actant le sentiment d'une connivence insoupçonnée là où le peuple attendait une rupture radicale. Alors que les instances étatiques célèbrent le rayonnement du Sénégal au cœur des grands équilibres mondiaux, la base politique du pouvoir, elle, s'étrangle de rage face à ce qu'elle perçoit comme un reniement des combats d'hier.