Du Grand Prix du Chef de l’État aux JOJ : Omar Bao Junior, le passionné qui bâtit l’héritage équestre de Dakar 2026

Rédigé par Dakarposte le Samedi 29 Aout 2026 à 16:04 modifié le Samedi 29 Aout 2026 18:06

Le Centre équestre de la Gendarmerie nationale de Diamniadio a franchi, ce samedi 29 août 2026, une étape décisive avec sa réception officielle par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

À quelques semaines des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, cette infrastructure d’envergure, destinée à accueillir les épreuves de saut d’obstacles, s’impose déjà comme l’un des ouvrages emblématiques de cet événement historique pour le continent africain.


Mais derrière ce joyau de Diamniadio, il y a aussi une histoire humaine, celle d’un entrepreneur sénégalais dont le parcours présente une particularité qui donne à cette réalisation une résonance toute particulière : Omar Bao Junior n’est pas seulement un constructeur et le patron de Taïf Multi Services.

Il est également un passionné de chevaux, un amoureux de la discipline équestre et le président de l’écurie Lambafar, dont l’un des chevaux s’est récemment illustré en remportant le prestigieux Grand Prix du Chef de l’État.

Cette double qualité d’entrepreneur et de passionné du monde équestre confère à son implication dans la réalisation du Centre de Diamniadio une dimension singulière. Il ne s’agissait pas pour lui de bâtir simplement une infrastructure répondant à un cahier des charges. Il s’agissait aussi de donner corps à un équipement dont il connaît, par passion et par expérience, les exigences, les contraintes et les subtilités.

Situé au cœur de la nouvelle ville de Diamniadio, le Centre équestre de la Gendarmerie nationale a été retenu pour abriter les compétitions de saut d’obstacles des JOJ Dakar 2026. Sa mise à disposition du Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) a été consacrée par une convention signée le 3 juillet 2026 entre la Gendarmerie nationale et le comité d’organisation.


À l’issue de sa visite, le Chef de l’État a exprimé toute sa satisfaction devant la qualité de l’ouvrage. Après avoir parcouru les différentes installations, observé les espaces réservés aux chevaux, les carrières et les équipements destinés aux compétiteurs et au personnel, Bassirou Diomaye Faye s’est montré particulièrement admiratif, affichant une fierté manifeste face à la qualité du complexe qui lui était présenté.

Il fallait voir le Chef de l’État prendre le temps de découvrir les différents espaces du centre, d’en apprécier les fonctionnalités et de mesurer le niveau de réalisation de cet ensemble conçu pour répondre aux exigences d’une compétition internationale.

Le site offre désormais un cadre moderne, fonctionnel et adapté à la pratique du sport équestre de haut niveau.

Le complexe dispose notamment d’une tribune de 500 places, de plusieurs écuries destinées à l’hébergement des chevaux, de carrières de compétition et d’entraînement, de hangars de stockage des aliments, d’une sellerie, de sanitaires et de vestiaires, ainsi que de logements pour les officiers et d’une salle de sport. L’ensemble a été pensé pour assurer aux cavaliers, aux chevaux et aux équipes d’encadrement des conditions de préparation et de compétition répondant aux standards internationaux.

Trois carrières structurent notamment le dispositif : une carrière de compétition, une carrière d’entraînement et une carrière de longe. Le traitement des sols constitue l’un des points forts techniques de l’infrastructure. Une membrane souterraine couvrant près de 9 000 mètres carrés permet notamment un système de subirrigation destiné à réguler l’humidité du sol. Cette solution est complétée par une couche de drainage de 17 centimètres de sable grossier et une couche de travail de 13 centimètres de sable équestre lavé de haute performance.

Les bordures et les lices équestres, réalisées en bois, viennent parachever un ensemble où l’exigence technique se conjugue à une attention particulière portée à l’esthétique et à la sécurité.

Cette infrastructure porte surtout la marque d’un savoir-faire sénégalais. Sa réalisation a été confiée à Taïf Multi Services, dirigée par Omar Bao Junior, un entrepreneur qui a choisi de travailler dans la discrétion, loin des effets d’annonce, mais avec une ambition claire : livrer un ouvrage à la hauteur de l’événement auquel il est destiné.


Son profil donne toutefois à cette réalisation une dimension supplémentaire. Omar Bao Junior connaît le cheval autrement que par les plans et les cahiers des charges. Il le connaît par passion.

Président de l’écurie Lambafar et propriétaire de chevaux, il évolue depuis plusieurs années dans cet univers et en maîtrise les exigences. Le fait que l’un des chevaux de son écurie ait remporté cette année le Grand Prix du Chef de l’État vient d’ailleurs illustrer cette proximité avec le monde équestre et la compétition.

Cette expérience personnelle permet de comprendre autrement le soin accordé aux installations destinées aux chevaux, à la qualité des sols, aux espaces de travail, aux écuries et à l’organisation générale du site.

Lorsqu’un passionné de chevaux participe à la conception et à la réalisation d’un centre destiné à accueillir une compétition olympique, la technique rencontre nécessairement une connaissance plus intime de la discipline.

C’est aussi ce qui rend cette réalisation particulièrement symbolique. À travers ce projet, un entrepreneur sénégalais, passionné de chevaux et engagé dans le développement de cette discipline, contribue à doter son pays d’un équipement appelé à recevoir la jeunesse sportive internationale.
Et le résultat est là.

Le site a même fait l’objet d’une extension par rapport aux prévisions initiales, en réponse aux besoins exprimés par le COJOJ. Cette évolution témoigne de la capacité des équipes à adapter rapidement l’infrastructure aux exigences opérationnelles des Jeux et à prendre en compte les impératifs liés à l’accueil d’une compétition de niveau international.

Durant les JOJ Dakar 2026, 24 jeunes cavaliers prendront part aux épreuves de saut d’obstacles sur ce site. Du 31 octobre au 13 novembre 2026, Diamniadio deviendra ainsi l’un des lieux où se rencontrera la nouvelle génération du sport équestre mondial.
Mais l’essentiel est peut-être ailleurs : dans ce que le Centre deviendra après les Jeux.
Car il n’a pas été pensé comme une structure éphémère destinée à disparaître avec la fin de Dakar 2026. Il est appelé à constituer un véritable héritage sportif. Il pourra servir de cadre permanent d’entraînement, de formation et de compétition pour la jeunesse sénégalaise, tout en constituant une base d’élite pour le Groupement de la cavalerie montée de la Gendarmerie nationale.

Cette vocation durable donne à l’investissement tout son sens. Il s’agit de construire pour les Jeux, mais surtout de construire pour l’avenir.

Le Centre équestre de Diamniadio pourra ainsi contribuer à démocratiser davantage la pratique équestre, à faire émerger de nouveaux talents et à offrir à de jeunes Sénégalais des perspectives dans une discipline encore trop peu connue du grand public. L’héritage de Dakar 2026 se mesurera donc aussi à la capacité de ces infrastructures à faire naître des vocations et à structurer durablement une filière équestre nationale.

La réception de ce centre par le Chef de l’État intervient ainsi comme la consécration d’un travail collectif, mais aussi comme une reconnaissance du savoir-faire national.

Elle vient saluer les efforts des autorités, des services de l’État, de la Gendarmerie nationale, des ingénieurs, des techniciens, des ouvriers et des entreprises mobilisés pour permettre au Sénégal de tenir ses engagements.

Elle met également en lumière le parcours d’un entrepreneur qui a choisi de mettre son expertise au service d’une ambition nationale.

Omar Bao Junior peut aujourd’hui mesurer le chemin parcouru. Lui qui cultive une véritable passion pour le cheval, qui préside l’écurie Lambafar et dont l’un des chevaux s’est adjugé le Grand Prix du Chef de l’État cette année, voit désormais son nom associé à un équipement appelé à accueillir une compétition olympique sur le sol africain.

Il y a, dans cette trajectoire, quelque chose de profondément symbolique : la passion d’un homme pour le cheval aura rencontré l’ambition d’un pays pour sa jeunesse et pour l’Afrique.
Sans tambour ni trompette, avec la discrétion qui semble caractériser son engagement, Omar Bao Junior et les équipes de Taïf Multi Services ont contribué à transformer une ambition en réalité. Ils démontrent, par la même occasion, que le Sénégal possède en son sein des femmes et des hommes capables de relever des défis complexes et de produire des ouvrages à la hauteur des standards internationaux.

Le Président Bassirou Diomaye Faye, en découvrant ce complexe, n’a donc pas seulement visité une infrastructure destinée aux JOJ. Il a découvert le fruit d’une mobilisation nationale et le résultat d’un savoir-faire local porté, entre autres, par un entrepreneur dont la passion pour le cheval donne à cette réalisation une dimension particulière.

À quelques semaines de Dakar 2026, le Centre équestre de Diamniadio apparaît ainsi comme bien plus qu’un simple site de compétition. Il est une vitrine du savoir-faire sénégalais, un instrument de promotion du sport équestre, un outil au service de la Gendarmerie nationale et, surtout, un héritage destiné à la jeunesse.

Le Sénégal pourra légitimement en être fier.

Et l’Afrique, à travers Dakar 2026, pourra y voir une nouvelle preuve que le continent est capable de construire, avec ses propres talents, des infrastructures ambitieuses, modernes et conformes aux exigences internationales.

Car ici, à Diamniadio, ce ne sont pas seulement des chevaux qui s’apprêtent à entrer en piste. C’est aussi le Sénégal qui s’avance, avec confiance, vers son rendez-vous avec l’histoire.


Mamadou Ndiaye
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