Du bail familial au lupanar feutré : le commissariat de Golf-Sud met fin à une entreprise illicite

Rédigé par Dakarposte le Vendredi 7 Aout 2026 à 20:30 modifié le Vendredi 7 Aout 2026 22:30

Sous les dehors respectables de la cité Aliou Sow, le commissariat d’arrondissement de Golf-Sud est parvenu à démanteler un réseau de proxénétisme qui avait subrepticement établi ses quartiers dans la tiédeur d'un appartement privé. Cette opération policière a culminé avec l’interpellation de deux femmes et la saisie de divers effets confondants, stigmates d’un commerce charnel clandestin.

L’affaire s’est nouée le 7 juillet 2026, jour où une plainte formelle fut déposée pour des soupçons de proxénétisme.
L'instruction a rapidement mis en lumière les stratagèmes du principal instigateur. En 2024, ce dernier s'était présenté au bailleur sous les traits d'un père de famille désireux de loger les siens, scellant ainsi un contrat de location pour la somme mensuelle de 150 000 F CFA.

Le temps s'écoulant, le propriétaire dut toutefois se rendre à l'évidence : sa demeure avait été travestie en un lupanar feutré où se succédaient quotidiennement des courtisanes et leur clientèle.


Alertée par ces agissements, la brigade de recherches du commissariat de Golf-Sud a déployé ses investigations avant de mener une descente opportune au cœur du sanctuaire. Deux occupantes y ont été surprises puis appréhendées.

Confrontées aux enquêteurs, elles ont confessé sans ambages se livrer à la prostitution textuelle en ces lieux.
La perquisition a permis de sceller dix téléphones portables, instruments de leurs tractations vénales, ainsi qu'un lot substantiel de préservatifs et de substances contraceptives.
Au cours de leurs auditions respectives, les deux promises à la justice ont révélé avoir été enrôlées par le suspect en fuite. Celui-ci leur octroyait le gîte en échange d’un tribut quotidien de 15 000 F CFA.
Les policiers ont en outre constaté que l’une des prévenues s’affranchissait des lois en vigueur en ne détenant aucun carnet de suivi sanitaire.

Les deux suspectes ont été formellement placées en garde à vue, poursuivies pour défaut d’inscription au fichier sanitaire, mise en danger de la vie d’autrui, occupation illégale de domicile et incitation à la débauche.

Les forces de l'ordre poursuivent activement leurs recherches pour appréhender le maître d'œuvre de cette entreprise illicite.

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