EAU ET CLIMAT : LE PRÉSIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE APPELLE À UNE MOBILISATION MONDIALE DEPUIS DAKAR

Rédigé par Dakarposte le Mardi 27 Janvier 2026 à 13:41 modifié le Mardi 27 Janvier 2026 14:41

À l’ouverture de la Réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations Unies sur l’Eau, le Président de la République Bassirou Diomaye Faye a lancé, depuis Dakar, un appel solennel à la communauté internationale pour une action renforcée face à la crise mondiale de l’eau et de l’assainissement.

Saluant la présence des délégations venues de divers horizons, le Chef de l’État a souligné que l’eau ne saurait être considérée comme un simple enjeu sectoriel. Elle constitue, a-t-il rappelé, un pilier fondamental de la dignité humaine, de la santé publique, de la stabilité des sociétés et de la prospérité partagée des nations.

S’appuyant sur les données des Nations Unies, le Président a dressé un tableau préoccupant de la situation mondiale : 2,2 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable sûre, 3,5 milliards sont privées de services d’assainissement adéquats et près de 4 milliards subissent une pénurie sévère d’eau au moins un mois par an.

L’Afrique, a-t-il insisté, demeure l’une des régions les plus durement touchées, avec 40 % de sa population sans accès à l’eau potable et plus de 70 % privée de services d’assainissement de base. Une situation jugée « moralement inacceptable » par le Chef de l’État, qui a rappelé que les crises de l’eau nourrissent les crises alimentaires, fragilisent les économies, provoquent des déplacements de populations et exacerbent les tensions sociales et politiques.

Le Président de la République a également mis en exergue l’impact aggravant du dérèglement climatique sur la disponibilité et la qualité des ressources en eau. Sécheresses, inondations, fonte des glaces et élévation du niveau des mers perturbent profondément le cycle de l’eau, tandis que les déséquilibres hydriques affectent directement l’agriculture, l’énergie, la santé, l’éducation et la biodiversité.

« L’eau agit sur le climat, tout comme le climat détermine l’eau », a-t-il rappelé, soulignant le caractère intrinsèque de ce lien.

Face à cette situation, le Chef de l’État a mis en garde contre le coût exorbitant de l’inaction, mesuré en vies humaines perdues, en opportunités de développement compromises et en paix menacée. Pour lui, investir dans l’eau va bien au-delà de la construction d’infrastructures : il s’agit d’un investissement stratégique dans la résilience climatique, la prévention des conflits et la stabilité mondiale.

Le président a appelé à maintenir la problématique de l’eau au cœur de l’action climatique et de l’agenda international, plaidant pour une mobilisation accrue et une solidarité renforcée afin de répondre à l’un des défis majeurs de notre temps.
























Rts

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