Électricité en surchauffe : Le cri de colère des populations interpelle directement le Président Diomaye Faye

Rédigé par Dakarposte le Mercredi 16 Septembre 2026 à 16:50 modifié le Mercredi 16 Septembre 2026 18:50

Le calvaire des ténèbres et de l'étuve a repris ses droits sur le quotidien des Sénégalais, installant une exaspération populaire qui ne saurait plus se nourrir de promesses lénifiantes.

En cette période estivale où une chaleur implacable sévit et transforme les foyers en cages de plomb, les coupures intempestives d'électricité imposent aux masses un véritable martyre.

Les radars fureteurs de dakarposte, déployés dans les artères vibrantes de la capitale, au cœur des transports en commun, des bus, des grand-places et des salons, captent un murmure de révolte qui enfle à vue d'œil.
Les citoyens, exténués par cette précarité énergétique chronique qui paralyse l'économie domestique et marchande, pointent désormais un doigt accusateur vers les sommets de l'appareil d'État.

Face à ce désastre infrastructurel, le Directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, se retrouve au centre d'une tempête légitime. Sa manière de présider aux destinées de cette société nationale névralgique laisse cruellement à désirer. Que ce dernier ait récemment choisi de lier son destin politique à la nouvelle chapelle présidentielle Kiiraay ne saurait, sous aucun prétexte, lui conférer une quelconque immunité ou un blanc-seing pour l'inefficacité.
La République ne saurait tolérer les passe-droits partisans lorsque le confort élémentaire des populations est ainsi sacrifié sur l'autel de l'incompétence managériale.

Dans la foulée de ce naufrage électrique, le silence du ministre de l'Énergie et du Pétrole s'apparente à une coupable myopie. D'ordinaire si prompt à saturer l'espace médiatique de ses diatribes et de sa communication outrancière, le ministre de tutelle brille aujourd'hui par un mutisme assourdissant sur ce qu'il convient d'appeler le cas Senelec.

Feindre d'ignorer la détresse des ménages et le fléchissement du réseau électrique national relève d'une abdication pure et simple des responsabilités gouvernementales. Gouverner n'est pas seulement discourir, c'est avant tout anticiper, réguler et soulager. C'est pourquoi le Chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, clé de voûte des institutions et garant suprême du bien-être de ses concitoyens, ainsi que son chef du Gouvernement, sont directement interpellés au tribunal de la demande sociale. Il leur incombe d'auditer sans complaisance la direction de la Senelec et d'ordonner des mesures de redressement immédiates.

Le crédit politique du régime actuel s'érode à la vitesse des délestages, et si le Palais de la République ne siffle pas promptement la fin de la récréation pour résoudre l'équation de l'électricité, la sanction populaire dans les urnes pourrait s'avérer aussi brutale qu'un retour soudain à l'obscurité.
Mamadou Ndiaye
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