Le parlementaire dit s’appuyer sur des documents officiels transmis dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours en Espagne. Selon ses déclarations, ces relevés bancaires retracent les mouvements financiers effectués après le versement, le 11 juin 2024, de 55,2 millions d’euros sur le compte de l’entreprise espagnole AEE Power EPC, prestataire du projet.
Pour rappel, le projet visait l’électrification de 1 600 villages sénégalais via un financement global de 140 millions d’euros, avec l’appui institutionnel du gouvernement espagnol.
D’après les éléments comptables présentés par le député, le compte de l’entreprise attributaire ne disposait que de 22 020 euros juste avant de recevoir, en une seule journée, l’équivalent des 36,7 milliards FCFA issus des caisses publiques.
Les relevés exhibés montrent qu’à peine quelques semaines plus tard, une grande partie de la somme avait quitté le compte initial. Thierno Alassane Sall affirme que près de 30 milliards FCFA ont été fragmentés puis transférés vers des comptes bancaires en Espagne, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo, en Chine, au Kenya, en Tunisie et en Égypte.
Toujours selon son analyse, seule une dépense unique de 1,09 million d’euros, destinée à un fournisseur chinois de câbles électriques, peut être clairement reliée à l’objet du marché public. « L’argent destiné à électrifier les villages sénégalais a circulé dans plusieurs pays alors que les chantiers n’ont jamais été mis en œuvre comme prévu », a soutenu le parlementaire.
L’affaire prend désormais une tournure internationale. Elle fait l’objet d’investigations judiciaires approfondies en Espagne, a précisé Thierno Alassane Sall. Pendant ce temps, les plaignants et organisations de la société civile réclament des explications officielles sur la destination finale et les bénéficiaires réels des fonds.
Igfm
Pour rappel, le projet visait l’électrification de 1 600 villages sénégalais via un financement global de 140 millions d’euros, avec l’appui institutionnel du gouvernement espagnol.
D’après les éléments comptables présentés par le député, le compte de l’entreprise attributaire ne disposait que de 22 020 euros juste avant de recevoir, en une seule journée, l’équivalent des 36,7 milliards FCFA issus des caisses publiques.
Les relevés exhibés montrent qu’à peine quelques semaines plus tard, une grande partie de la somme avait quitté le compte initial. Thierno Alassane Sall affirme que près de 30 milliards FCFA ont été fragmentés puis transférés vers des comptes bancaires en Espagne, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo, en Chine, au Kenya, en Tunisie et en Égypte.
Toujours selon son analyse, seule une dépense unique de 1,09 million d’euros, destinée à un fournisseur chinois de câbles électriques, peut être clairement reliée à l’objet du marché public. « L’argent destiné à électrifier les villages sénégalais a circulé dans plusieurs pays alors que les chantiers n’ont jamais été mis en œuvre comme prévu », a soutenu le parlementaire.
L’affaire prend désormais une tournure internationale. Elle fait l’objet d’investigations judiciaires approfondies en Espagne, a précisé Thierno Alassane Sall. Pendant ce temps, les plaignants et organisations de la société civile réclament des explications officielles sur la destination finale et les bénéficiaires réels des fonds.
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