Épilogue judiciaire pour Sakory Ka et Jérôme Badiaky : entre soulagement familial et persistances des ricanements politiques

Rédigé par Dakarposte le Mercredi 22 Juillet 2026 à 18:36 modifié le Mercredi 22 Juillet 2026 20:36

Le tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l'affaire qui opposait l'État à Sakory Ka et à Jérôme Badiaky. Le tribunal a prononcé la relaxe des deux prévenus pour les accusations majeures, à savoir le trafic illicite d’armes, l’usurpation de fonctions publiques, l’escroquerie au préjudice des deniers de l’État, ainsi que les manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique. Cependant, le tribunal les a déclarés coupables du délit de détention d’armes sans autorisation administrative et les a condamnés à une peine de six mois de prison ferme. Puisque cette sanction est déjà couverte par le temps passé en détention préventive, les deux hommes ont pu recouvrer la liberté.

L'ancien ministre Doudou Ka a réagi avec soulagement et ferveur à ce dénouement. Il s'est félicité de la relaxe sur les principaux chefs d’inculpation, mais a déploré que son frère ait passé vingt et un mois en prison pour une accusation qu'il considère comme grave et fallacieuse. Selon Doudou Ka, cette affaire n'était qu'un instrument politique détourné, une sentence par procuration visant sa propre figure publique. Il a affirmé que chacun a eu le sentiment que c’était lui, le ministre Doudou Ka, qui était visé à travers son frère. Il a également critiqué l'ancien Premier ministre Ousmane Sonko, se réjouissant que la justice ait pu statuer en l'absence de ce qu'il qualifie de « police politique ».

Doudou Ka considère que l'honneur de sa lignée sort lavé de cette épreuve, précisant que la condamnation subsidiaire ne portait que sur l’arme de leur défunt père, un officier émérite des Douanes, conservée dans un coffre familial. Il a salué la dignité et la résilience de son frère face à ce qu'il nomme « une injustice dictée par la vengeance politique ». Cependant, l'ex-ministre n'échappe pas pour autant au tumulte de l'arène publique.

Après sa déclaration, des voix discordantes se sont élevées, notamment celle d'un internaute rappelant que Doudou Ka reste lui-même sous le coup d'une procédure pendante devant le 6ème cabinet d'instruction de Dakar. Certains détracteurs affirment que l'ancien ministre ne prendra pas le risque de fouler à nouveau le sol dakarois en raison d'un exil forcé qui lui est reproché.

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