Une escroquerie d’une rare audace vient d’être démantelée à Dakar. Derrière un montage digne d’un scénario de film, trois individus ont tenté de soutirer des dizaines de millions de francs CFA en s’appuyant sur de faux documents… attribués à la Gendarmerie nationale du Sénégal. Mais leur plan, aussi sophistiqué soit-il, n’aura pas résisté à la vigilance des enquêteurs.
Un montage frauduleux bien ficelé
C’est la Section de recherches de Dakar qui a mis fin aux agissements de ce réseau, composé de Aichatou Fall, présentée comme le cerveau de l’opération, de sa sœur Marie Antoinette Fall et de l’informaticien Mamadou Ndiaye.
L’objectif était clair : obtenir des financements rapides auprès de la Bank of Africa en présentant un dossier béton… mais entièrement falsifié.
Au cœur de la supercherie, une prétendue attestation de virement irrévocable de plus de 56 millions FCFA, censée provenir de la Gendarmerie. Pour donner du crédit à ces documents, les suspects ont utilisé des cachets et signatures scannés de hauts responsables militaires.
48,4 millions FCFA envolés
Convaincue par ces documents apparemment authentiques, la banque a accordé deux prêts successifs : 20 millions puis 28,4 millions FCFA, soit un total de 48,4 millions.
Mais le stratagème s’effondre le 16 mars 2026. Le virement attendu ne tombe jamais. Alertée, la banque engage des vérifications auprès des services compétents de la Gendarmerie.
Verdict sans appel : aucun contrat, aucun engagement financier ne lie l’institution à la société « Aicha Plus ».
Une complicité familiale et technique
L’enquête révèle une organisation bien structurée.
• Aichatou Fall pilotait l’opération
• Mamadou Ndiaye fabriquait les faux documents
• Marie Antoinette Fall fournissait les éléments sensibles (cachets, signatures)
Une mécanique frauduleuse bien rodée, reposant sur la falsification de documents officiels, y compris ceux d’une institution régalienne.
De lourdes charges et une enquête ouverte
Les trois mis en cause ont été déférés pour :
• association de malfaiteurs
• faux et usage de faux en écriture publique authentique
• faux en écriture privée de commerce
• escroquerie et complicité
Placés sous mandat de dépôt, ils risquent de lourdes peines, d’autant plus que l’affaire implique des documents officiels de la Gendarmerie et un préjudice financier important.
De son côté, la Bank of Africa s’est constituée partie civile pour tenter de récupérer les fonds.
dakaractu
Un montage frauduleux bien ficelé
C’est la Section de recherches de Dakar qui a mis fin aux agissements de ce réseau, composé de Aichatou Fall, présentée comme le cerveau de l’opération, de sa sœur Marie Antoinette Fall et de l’informaticien Mamadou Ndiaye.
L’objectif était clair : obtenir des financements rapides auprès de la Bank of Africa en présentant un dossier béton… mais entièrement falsifié.
Au cœur de la supercherie, une prétendue attestation de virement irrévocable de plus de 56 millions FCFA, censée provenir de la Gendarmerie. Pour donner du crédit à ces documents, les suspects ont utilisé des cachets et signatures scannés de hauts responsables militaires.
48,4 millions FCFA envolés
Convaincue par ces documents apparemment authentiques, la banque a accordé deux prêts successifs : 20 millions puis 28,4 millions FCFA, soit un total de 48,4 millions.
Mais le stratagème s’effondre le 16 mars 2026. Le virement attendu ne tombe jamais. Alertée, la banque engage des vérifications auprès des services compétents de la Gendarmerie.
Verdict sans appel : aucun contrat, aucun engagement financier ne lie l’institution à la société « Aicha Plus ».
Une complicité familiale et technique
L’enquête révèle une organisation bien structurée.
• Aichatou Fall pilotait l’opération
• Mamadou Ndiaye fabriquait les faux documents
• Marie Antoinette Fall fournissait les éléments sensibles (cachets, signatures)
Une mécanique frauduleuse bien rodée, reposant sur la falsification de documents officiels, y compris ceux d’une institution régalienne.
De lourdes charges et une enquête ouverte
Les trois mis en cause ont été déférés pour :
• association de malfaiteurs
• faux et usage de faux en écriture publique authentique
• faux en écriture privée de commerce
• escroquerie et complicité
Placés sous mandat de dépôt, ils risquent de lourdes peines, d’autant plus que l’affaire implique des documents officiels de la Gendarmerie et un préjudice financier important.
De son côté, la Bank of Africa s’est constituée partie civile pour tenter de récupérer les fonds.
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