Escroqueries en série- Longtemps traqué, Cheikhouna Ndiaye alias Souleymane Sylla, finalement arrêté par la BR de la gendarmerie

Rédigé par Dakarposte le Dimanche 8 Mars 2026 à 15:23 modifié le Dimanche 8 Mars 2026 16:23

La redoutée mais redoutable Brigade de Recherches des pandores, a réussi à mettre fin aux agissements d’escroqueries du sieur Cheikhouna Ndiaye. Révélations sur l’arrestation de cet aigrefin !


Longtemps traqué , ce coutumier des faits, qui comptabilise un nombre incalculable de victimes pour des préjudices estimés à plusieurs millions de nos sous, réussissait à échapper aux enquêteurs de la Brigade de Recherches entre autres commissariats de police.
En réalité, Cheikhouna Ndiaye (à l’état civil), qui ciblait des entreprises de la place, usait d’une identité différente pour brouiller les pistes.
Selon des informations glanées de sources, au parfum de ses agissements, Cheikhouna a contacté l’entreprise SOCADIS (Société Africaine de Distribution). Qui, nous revient-il, est une société de distribution basée à Dakar, opérant principalement dans les secteurs de l'industrie, de la production et de la fabrication, avec une spécialisation dans les produits de grande consommation.
Il se fait passer pour commerçant grossiste, muni, on ne sait trop comment, d’une pièce d’identité au nom de Souleymane Sylla entre autres documents falsifiés. Ainsi, sa commande en gros de détergents et de produits d’entretien passe comme dans du beurre.
Cheikhouna Ndiaye alias Souleymane Sylla réussit cette technique de fraude classique du milieu criminel, souvent appelé par les enquêteurs "fraude au virement" ou "fraude au faux bon de commande".

En somme, l’escroc usurpe l'identité d'une entreprise connue, d'une administration publique ou privée dont il serait le patron pour passer une commande volumineuse de marchandises faciles à revendre (high-tech, métaux, luxe, etc…).
Pour déclencher l'expédition immédiate, il envoie un faux justificatif de virement (souvent un PDF falsifié très réaliste) ou effectue un virement par chèque volé qui apparaît temporairement sur le compte de la victime avant d'être rejeté.
La marchandise est livrée à une adresse temporaire ou interceptée en cours de route.
Une fois les biens en main, l'escroc disparaît. L'entreprise s'aperçoit quelques jours plus tard que les fonds n'ont jamais été crédités. Ce qu’a réussi Cheikhouna Ndiaye, lequel a fait croire à sa victime ( l’entreprise SOCADIS) qu’il allait verser dans son compte bancaire le paiement de la facture. Que nenni !
Lorsque ladite société découvre que le virement bancaire est chimérique, elle agit immédiatement en portant plainte auprès de la Brigade de Recherches de la maréchaussée. Toutes les preuves de la transaction, qui a mal tourné, sont alors jointes à la plainte, notamment les faux documents déposés par l’aigrefin.

Sans sourciller, les pandores se lancent aux trousses de Cheikhouna Ndiaye. Comme à l’accoutumée, agissant sur réquisition du maitre des poursuites (entendez le procureur) ou dans le cadre de flagrances, les enquêteurs de la BR, utilisent des réquisitions judiciaires aux fins d’obtenir des informations (opérateurs télécoms, banques) afin d'identifier et d'arrêter l’escroc.
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, Cheikhouna Ndiaye , utilisait de multiples numéros de téléphone et de cartes SIM, précisément pas moins de …sept identifiants répertoriés sous de fausses identités. Il s’agit d’une stratégie classique employée par les escrocs pour rester anonymes et multiplier les attaques tout en contournant les systèmes de sécurité.

Qui plus, la surveillance technique pour faire tomber l’escroc, non sans identifier ses éventuelles ramifications a permis de découvrir une répétition de contacts avec le patron d’une entreprise de la place, répondant au nom de Khalifa Mbengue, domicilié en banlieue dakaroise, précisément à Gorom. Au nombre des victimes, il avait livré un amoncellement d’engrais estimé à presque 10 millions de francs cfa.
Heureusement pour cette victime, la grande quantité de fertilisants, n’a pas été livré à l’escroc. Car, la gendarmerie, qui suivait comme de l’huile sur le feu le transport de la livraison vers une ville de l’intérieur du pays, réussit à le faire capoter.
Finalement tombé dans la souricière des pandores de la Brigade de Recherches, les plaintes concernant Cheikhouna Ndiaye, s’amoncellent depuis lors. Parmi les victimes, on peut citer une entreprise spécialisée dans la commercialisation de carburants et lubrifiants.
Passible de lourdes sanctions pénales des faits d’escroqueries , caractérisés par la tromperie et la manipulation, tout porte à croire que ce n’est pas demain la veille son élargissement de l’univers abscons de la citadelle.
Affaire à suivre…

Mamadou Ndiaye
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