Il occupait déjà le poste par intérim depuis l’éviction, par le président, de Pam Bondi. Todd Blanche est désormais le procureur général des États-Unis à temps plein, rapporte notre correspondante à New York, Loubna Anaki.
Le principal intéressé s'est dit sur X « profondément honoré de la confiance que le président Trump a placée en (lui) pour diriger le ministère de la Justice ». « Je suis reconnaissant envers le Sénat d'avoir prolongé sa séance pour mener ce processus à son terme », a-t-il ajouté, en remerciant les « fonctionnaires dévoués du ministère de la Justice ».
La confirmation n’a pas eu lieu sans encombre, Todd Blanche ne faisant pas l’unanimité. D’abord, deux sénateurs républicains ont bloqué le vote, réclamant de Todd Blanche qu’il renonce à la création d’un fonds d’indemnisation destiné à compenser financièrement des alliés du président poursuivis sous l’administration Biden, y compris des personnes condamnées pour l’attaque du Capitole. Ces mêmes sénateurs réclamaient également qu’il abandonne l’accord d'amnistie fiscale accordé au locataire de la Maison Blanche. Deux mesures très contestées.
Pour convaincre les deux réfractaires, Todd Blanche a écrit une lettre leur assurant qu’il accéderait à leur demande : le document n’a aucune obligation légale, mais qui a suffi.
Avocat de Donald Trump lors de l’affaire Stormy Daniels
Todd Blanche s'est fait connaître du grand public comme avocat personnel de Donald Trump dans trois affaires pénales qui visaient le milliardaire avant son retour à la Maison Blanche, et notamment celle portant sur des paiements dissimulés à une ex-actrice de films X, Stormy Daniels. L'affaire avait débouché au printemps 2024 sur sa condamnation au pénal, une première pour un ex-président américain.
Une fois revenu à la Maison Blanche, Donald Trump avait nommé Todd Blanche, nommé numéro deux du ministère, en compagnie d'autres de ses anciens conseils, notamment Pam Bondi comme ministre.
Mais, au milieu d'une affaire Jeffrey Epstein très embarrassante pour l'exécutif, le président a renvoyé Pam Bondi début avril 2026, confiant immédiatement l'intérim à Todd Blanche, déjà en première ligne dans le dossier du financier et pédocriminel américain mort en prison.
« Je suis son avocat »
Juste avant le vote final au Sénat, deux autres sénatrices républicaines se sont prononcées contre sa confirmation. Selon elles, et c’est ce que lui reprochent les Démocrates aussi, Todd Blanche serait incapable de tenir tête à Donald Trump pour garantir l’indépendance de la justice. Une justice déjà souvent instrumentalisée par le président.
Le sénateur démocrate Dick Durbin a accusé mardi Todd Blanche de « continuer d'opérer comme avocat personnel du président, utilisant le ministère de la Justice comme un cabinet ne servant qu'un seul client : le président ».
Interrogé sur ses liens d'amitié avec Donald Trump lors de son audition devant la commission judiciaire du Sénat, Todd Blanche avait d'ailleurs fait un lapsus. « Je suis son avocat », avait-il déclaré, avant de se reprendre immédiatement pour conjuguer la phrase au passé : « J'étais son avocat. »
Le principal intéressé s'est dit sur X « profondément honoré de la confiance que le président Trump a placée en (lui) pour diriger le ministère de la Justice ». « Je suis reconnaissant envers le Sénat d'avoir prolongé sa séance pour mener ce processus à son terme », a-t-il ajouté, en remerciant les « fonctionnaires dévoués du ministère de la Justice ».
La confirmation n’a pas eu lieu sans encombre, Todd Blanche ne faisant pas l’unanimité. D’abord, deux sénateurs républicains ont bloqué le vote, réclamant de Todd Blanche qu’il renonce à la création d’un fonds d’indemnisation destiné à compenser financièrement des alliés du président poursuivis sous l’administration Biden, y compris des personnes condamnées pour l’attaque du Capitole. Ces mêmes sénateurs réclamaient également qu’il abandonne l’accord d'amnistie fiscale accordé au locataire de la Maison Blanche. Deux mesures très contestées.
Pour convaincre les deux réfractaires, Todd Blanche a écrit une lettre leur assurant qu’il accéderait à leur demande : le document n’a aucune obligation légale, mais qui a suffi.
Avocat de Donald Trump lors de l’affaire Stormy Daniels
Todd Blanche s'est fait connaître du grand public comme avocat personnel de Donald Trump dans trois affaires pénales qui visaient le milliardaire avant son retour à la Maison Blanche, et notamment celle portant sur des paiements dissimulés à une ex-actrice de films X, Stormy Daniels. L'affaire avait débouché au printemps 2024 sur sa condamnation au pénal, une première pour un ex-président américain.
Une fois revenu à la Maison Blanche, Donald Trump avait nommé Todd Blanche, nommé numéro deux du ministère, en compagnie d'autres de ses anciens conseils, notamment Pam Bondi comme ministre.
Mais, au milieu d'une affaire Jeffrey Epstein très embarrassante pour l'exécutif, le président a renvoyé Pam Bondi début avril 2026, confiant immédiatement l'intérim à Todd Blanche, déjà en première ligne dans le dossier du financier et pédocriminel américain mort en prison.
« Je suis son avocat »
Juste avant le vote final au Sénat, deux autres sénatrices républicaines se sont prononcées contre sa confirmation. Selon elles, et c’est ce que lui reprochent les Démocrates aussi, Todd Blanche serait incapable de tenir tête à Donald Trump pour garantir l’indépendance de la justice. Une justice déjà souvent instrumentalisée par le président.
Le sénateur démocrate Dick Durbin a accusé mardi Todd Blanche de « continuer d'opérer comme avocat personnel du président, utilisant le ministère de la Justice comme un cabinet ne servant qu'un seul client : le président ».
Interrogé sur ses liens d'amitié avec Donald Trump lors de son audition devant la commission judiciaire du Sénat, Todd Blanche avait d'ailleurs fait un lapsus. « Je suis son avocat », avait-il déclaré, avant de se reprendre immédiatement pour conjuguer la phrase au passé : « J'étais son avocat. »