Après avoir bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire sous bracelet électronique, Mouhamed Diagne, a déposé, à la date du 21 janvier, une plainte à la DIC. Dans sa plainte, il vise directement son père Madiambal Diagne et sa tante Mabintou Diaby Diagne, arrêtée et libérée en même temps que lui.
Diagne fils les accuse de «faux et usage de faux, usurpation d’identité, escroquerie, abus de confiance, détournement de fonds sociaux, blanchiment de capitaux, recel, abus de pouvoirs du gérant, gestion fait et complicité». Dans sa plainte, Mouhamed Diagne, entendu à domicile, car étant placé sous bracelet électronique, a déclaré : « Le rapport de la CENTIF, à la source des déboires judiciaires de sa famille, le présente à tort comme étant le signataire du contrat conclu entre la SCI Pharaon et la société Ellipse Projects ainsi que comme gérant statutaire ou dirigeant effectif de la SCI Pharaon. » Ce qui, d’après lui, avait conduit à son arrestation.
Il précise qu’il n’a ni donné procuration à un tiers ni signé de contrat liant la SCI Pharaon et la société Ellipse Projects, qu’il n’a jamais exercé les fonctions de gérant statutaire ou de gestionnaire effectif de la SCI Pharaon. Il a en outre ajouté qu’il n’aurait jamais signé ni autorisé aucun acte bancaire ou financier au nom de cette société.
Toujours dans sa plainte, Mouhamed Diagne a soutenu qu’il n’aurait jamais été habilité ni impliqué dans la gestion s comptes bancaires de la SCI Pharaon où ont transité les différentes opérations relatives au contrat qui sont relevées dans le rapport de la Centif. Il précise que tous les actes, signatures et qualités qui lui sont imputés seraient accomplis à son insu.
Ce qui aurait permis à son père, de procéder «à la dissimulation de patrimoine immobilier au nom de son épouse, Mabintou Diaby, qui aurait eu recours à sa société « Beau Concept » comme structure de facilitation».
Ce sont là, à en croire des robes noires, « autant de preuves irréfutables que l’Etat du Sénégal peut brandir devant les juridictions françaises pour asseoir ses demandes et blinder son dossier ».
Pour rappel, de passage dans l’émission « En Vérité » sur RSI, l’ambassadrice de la France au Sénégal, Mme Christine Fages, avait tenu à clarifier la position de Paris sur le dossier de l’extradition du journaliste sénégalais Madiambal Diagne, au cœur de tensions diplomatiques récentes entre Dakar et Paris. Face aux interrogations sur un éventuel refus français, la diplomate a opposé une ligne constante : l’exécutif français n’intervient pas dans une procédure judiciaire en cours.
Interrogée directement sur la question d’un refus d’extradition, Mme Fages avait rappelé : « Tant en France qu’au Sénégal, l’extradition est avant tout une procédure judiciaire ». Selon elle, « le Sénégal a bien émis un mandat d’arrêt international, validé par Interpol, ce qui a conduit à l’interpellation de Madiambal Diagne en France ». Depuis, l’intéressé est entré dans le circuit judiciaire français, placé sous l’examen de la Cour d’appel de Versailles, seule compétente pour se prononcer sur la demande d’extradition.
« À ce stade, personne n’a refusé l’extradition, puisque la justice française n’a pas encore décidé », avait insisté l’ambassadrice, soulignant que le délai observé est conforme aux standards habituels, une procédure d’extradition prenant en moyenne entre un an et un an et demi.
Face aux critiques sénégalaises évoquant une situation jugée « compliquée », notamment après les déclarations de la ministre des Affaires étrangères Yacine Fall, Christine Fages a balayé toute idée de blocage. « La situation n’est pas compliquée, elle est devant la justice », a-t-elle martelé, rappelant que l’État français ne peut agir sans une décision judiciaire préalable.
Elle avait aussi rappelé que la coopération judiciaire entre les deux pays fonctionne dans les deux sens. À ce titre, elle a révélé que la France attend depuis 2022 l’extradition d’un ressortissant depuis le Sénégal, sans que cela n’ait remis en cause la relation bilatérale. « Nous respectons le temps de la justice sénégalaise », a-t-elle affirmé.
Les propos de l’ambassadrice intervenaient alors que les autorités sénégalaises ont annoncé la suspension provisoire des extraditions vers la France, tant que les demandes formulées par Dakar n’auraient pas reçu de réponse favorable. Une posture qui a surpris la diplomate française, laquelle assure que les ministères de la Justice des deux pays sont parfaitement informés de l’état des procédures en cours. « Personne ne peut forcer la Cour d’appel de Versailles à aller plus vite qu’elle ne le souhaite », avait-elle déclaré, réaffirmant le principe fondamental de la séparation des pouvoirs en France.
Interrogée sur d’éventuelles répercussions de ce dossier sur l’ensemble de la coopération franco-sénégalaise, Christine Fages s’était voulue rassurante. Pour elle, il s’agit d’« une affaire de justice appelée à suivre son cours naturel ». Elle avait également tenu à relativiser la portée du dossier Madiambal Diagne, rappelant que les faits reprochés sont de nature délictuelle et non criminelle, contrairement à nombre de demandes françaises qui concernent des crimes graves ou des trafics liés à la criminalité internationale. Quant à une éventuelle révision du cadre de coopération judiciaire, l’ambassadrice affirmait ne percevoir « aucune friction ». « Si les autorités sénégalaises souhaitent revoir le cadre, elles nous le demanderont et nous en discuterons », a-t-elle assuré.
Christine Fages avait réaffirmé la position constante de Paris : attendre la décision souveraine de la Cour d’appel de Versailles, qui statuera « en toute indépendance », sans traitement différencié. « Il n’y a aucune raison de distinguer M. Madiambal des autres justiciables », a-t-elle conclu, appelant à la patience et au respect des procédures judiciaires.
M. Ndiaye
Diagne fils les accuse de «faux et usage de faux, usurpation d’identité, escroquerie, abus de confiance, détournement de fonds sociaux, blanchiment de capitaux, recel, abus de pouvoirs du gérant, gestion fait et complicité». Dans sa plainte, Mouhamed Diagne, entendu à domicile, car étant placé sous bracelet électronique, a déclaré : « Le rapport de la CENTIF, à la source des déboires judiciaires de sa famille, le présente à tort comme étant le signataire du contrat conclu entre la SCI Pharaon et la société Ellipse Projects ainsi que comme gérant statutaire ou dirigeant effectif de la SCI Pharaon. » Ce qui, d’après lui, avait conduit à son arrestation.
Il précise qu’il n’a ni donné procuration à un tiers ni signé de contrat liant la SCI Pharaon et la société Ellipse Projects, qu’il n’a jamais exercé les fonctions de gérant statutaire ou de gestionnaire effectif de la SCI Pharaon. Il a en outre ajouté qu’il n’aurait jamais signé ni autorisé aucun acte bancaire ou financier au nom de cette société.
Toujours dans sa plainte, Mouhamed Diagne a soutenu qu’il n’aurait jamais été habilité ni impliqué dans la gestion s comptes bancaires de la SCI Pharaon où ont transité les différentes opérations relatives au contrat qui sont relevées dans le rapport de la Centif. Il précise que tous les actes, signatures et qualités qui lui sont imputés seraient accomplis à son insu.
Ce qui aurait permis à son père, de procéder «à la dissimulation de patrimoine immobilier au nom de son épouse, Mabintou Diaby, qui aurait eu recours à sa société « Beau Concept » comme structure de facilitation».
Ce sont là, à en croire des robes noires, « autant de preuves irréfutables que l’Etat du Sénégal peut brandir devant les juridictions françaises pour asseoir ses demandes et blinder son dossier ».
Pour rappel, de passage dans l’émission « En Vérité » sur RSI, l’ambassadrice de la France au Sénégal, Mme Christine Fages, avait tenu à clarifier la position de Paris sur le dossier de l’extradition du journaliste sénégalais Madiambal Diagne, au cœur de tensions diplomatiques récentes entre Dakar et Paris. Face aux interrogations sur un éventuel refus français, la diplomate a opposé une ligne constante : l’exécutif français n’intervient pas dans une procédure judiciaire en cours.
Interrogée directement sur la question d’un refus d’extradition, Mme Fages avait rappelé : « Tant en France qu’au Sénégal, l’extradition est avant tout une procédure judiciaire ». Selon elle, « le Sénégal a bien émis un mandat d’arrêt international, validé par Interpol, ce qui a conduit à l’interpellation de Madiambal Diagne en France ». Depuis, l’intéressé est entré dans le circuit judiciaire français, placé sous l’examen de la Cour d’appel de Versailles, seule compétente pour se prononcer sur la demande d’extradition.
« À ce stade, personne n’a refusé l’extradition, puisque la justice française n’a pas encore décidé », avait insisté l’ambassadrice, soulignant que le délai observé est conforme aux standards habituels, une procédure d’extradition prenant en moyenne entre un an et un an et demi.
Face aux critiques sénégalaises évoquant une situation jugée « compliquée », notamment après les déclarations de la ministre des Affaires étrangères Yacine Fall, Christine Fages a balayé toute idée de blocage. « La situation n’est pas compliquée, elle est devant la justice », a-t-elle martelé, rappelant que l’État français ne peut agir sans une décision judiciaire préalable.
Elle avait aussi rappelé que la coopération judiciaire entre les deux pays fonctionne dans les deux sens. À ce titre, elle a révélé que la France attend depuis 2022 l’extradition d’un ressortissant depuis le Sénégal, sans que cela n’ait remis en cause la relation bilatérale. « Nous respectons le temps de la justice sénégalaise », a-t-elle affirmé.
Les propos de l’ambassadrice intervenaient alors que les autorités sénégalaises ont annoncé la suspension provisoire des extraditions vers la France, tant que les demandes formulées par Dakar n’auraient pas reçu de réponse favorable. Une posture qui a surpris la diplomate française, laquelle assure que les ministères de la Justice des deux pays sont parfaitement informés de l’état des procédures en cours. « Personne ne peut forcer la Cour d’appel de Versailles à aller plus vite qu’elle ne le souhaite », avait-elle déclaré, réaffirmant le principe fondamental de la séparation des pouvoirs en France.
Interrogée sur d’éventuelles répercussions de ce dossier sur l’ensemble de la coopération franco-sénégalaise, Christine Fages s’était voulue rassurante. Pour elle, il s’agit d’« une affaire de justice appelée à suivre son cours naturel ». Elle avait également tenu à relativiser la portée du dossier Madiambal Diagne, rappelant que les faits reprochés sont de nature délictuelle et non criminelle, contrairement à nombre de demandes françaises qui concernent des crimes graves ou des trafics liés à la criminalité internationale. Quant à une éventuelle révision du cadre de coopération judiciaire, l’ambassadrice affirmait ne percevoir « aucune friction ». « Si les autorités sénégalaises souhaitent revoir le cadre, elles nous le demanderont et nous en discuterons », a-t-elle assuré.
Christine Fages avait réaffirmé la position constante de Paris : attendre la décision souveraine de la Cour d’appel de Versailles, qui statuera « en toute indépendance », sans traitement différencié. « Il n’y a aucune raison de distinguer M. Madiambal des autres justiciables », a-t-elle conclu, appelant à la patience et au respect des procédures judiciaires.
M. Ndiaye