L’ancien président sénégalais Macky Sall s’apprête à formaliser sa candidature à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), une révélation exclusive partagée par nos confrères d’Africa Intelligence.
Cette irruption de dernière minute dans le calendrier diplomatique intervient dans la foulée immédiate de son retrait officiel, acté le 17 octobre 2026, de la course hautement sélective à la succession d’António Guterres pour le secrétariat général de l’ONU. Alors que le sommet électif de l'institution francophone doit se tenir les 14 et 15 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, l'ex-chef d'État mène depuis de longues semaines de discrètes tractations avec plusieurs chancelleries afin de se positionner comme l'homme du consensus.
Cette candidature impromptue surgit au moment où l'OIF traverse une crise de gouvernance inédite, marquée par des fractures géopolitiques profondes.
La perspective d'un troisième mandat de l'actuelle secrétaire générale, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, cristallise de vives tensions, la République démocratique du Congo (RDC) — premier pays francophone au monde par sa population — ayant ouvertement menacé de claquer la porte de l'organisation en cas de reconduction de la diplomate rwandaise.
Face à une candidature congolaise jugée fragile par de nombreux États membres et aux réticences de l'Afrique envers le prétendant roumain Dacian Ciolos, Macky Sall émerge comme la clé de voûte capable de désamorcer l'impasse. Il bénéficie déjà d’appuis de premier plan, à commencer par le soutien officiel de son successeur à la tête du Sénégal, le Président Bassirou Diomaye Faye, ainsi que celui, indéfectible, de son homologue ivoirien Alassane Ouattara.
À Paris, où se nouent traditionnellement les arbitrages décisifs de la francophonie, cette option est accueillie sous de parfaits auspices. Le Président Emmanuel Macron, qui avait personnellement encouragé Macky Sall dès 2023 à embrasser une carrière internationale pour le dissuader de briguer un troisième mandat au Sénégal, y voit une sortie de crise idoine.
La France a d'ailleurs donné des gages de sa bonne foi en votant constamment en sa faveur lors des scrutins indicatifs secrets au Conseil de sécurité de l’ONU. Toutefois, le chemin menant au sommet de l'OIF reste semé d'embûches juridiques : le règlement de l'organisation impose un dépôt des candidatures six mois avant le sommet et une audition stratégique trois mois en amont.
L'ambition de Macky Sall, qui marcherait ainsi dans les pas illustres d'Abdou Diouf, exige l'octroi de dérogations exceptionnelles de la part des États membres, un arbitrage de haute volée qui l'éloignerait définitivement de ses velléités de reconquête de l'arène politique sénégalaise.
Cette irruption de dernière minute dans le calendrier diplomatique intervient dans la foulée immédiate de son retrait officiel, acté le 17 octobre 2026, de la course hautement sélective à la succession d’António Guterres pour le secrétariat général de l’ONU. Alors que le sommet électif de l'institution francophone doit se tenir les 14 et 15 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, l'ex-chef d'État mène depuis de longues semaines de discrètes tractations avec plusieurs chancelleries afin de se positionner comme l'homme du consensus.
Cette candidature impromptue surgit au moment où l'OIF traverse une crise de gouvernance inédite, marquée par des fractures géopolitiques profondes.
La perspective d'un troisième mandat de l'actuelle secrétaire générale, la Rwandaise Louise Mushikiwabo, cristallise de vives tensions, la République démocratique du Congo (RDC) — premier pays francophone au monde par sa population — ayant ouvertement menacé de claquer la porte de l'organisation en cas de reconduction de la diplomate rwandaise.
Face à une candidature congolaise jugée fragile par de nombreux États membres et aux réticences de l'Afrique envers le prétendant roumain Dacian Ciolos, Macky Sall émerge comme la clé de voûte capable de désamorcer l'impasse. Il bénéficie déjà d’appuis de premier plan, à commencer par le soutien officiel de son successeur à la tête du Sénégal, le Président Bassirou Diomaye Faye, ainsi que celui, indéfectible, de son homologue ivoirien Alassane Ouattara.
À Paris, où se nouent traditionnellement les arbitrages décisifs de la francophonie, cette option est accueillie sous de parfaits auspices. Le Président Emmanuel Macron, qui avait personnellement encouragé Macky Sall dès 2023 à embrasser une carrière internationale pour le dissuader de briguer un troisième mandat au Sénégal, y voit une sortie de crise idoine.
La France a d'ailleurs donné des gages de sa bonne foi en votant constamment en sa faveur lors des scrutins indicatifs secrets au Conseil de sécurité de l’ONU. Toutefois, le chemin menant au sommet de l'OIF reste semé d'embûches juridiques : le règlement de l'organisation impose un dépôt des candidatures six mois avant le sommet et une audition stratégique trois mois en amont.
L'ambition de Macky Sall, qui marcherait ainsi dans les pas illustres d'Abdou Diouf, exige l'octroi de dérogations exceptionnelles de la part des États membres, un arbitrage de haute volée qui l'éloignerait définitivement de ses velléités de reconquête de l'arène politique sénégalaise.