Gambie : Sanna Manjang conteste les accusations de torture et nie toute implication dans les sévices infligés à deux anciens militaires

Rédigé par Dakarposte le Vendredi 16 Octobre 2026 à 20:03 modifié le Vendredi 16 Octobre 2026 22:03

Le procès de Sanna Manjang, ancien officier militaire gambien poursuivi pour des faits présumés de violences physiques, a repris devant le tribunal de Banjul. À la barre, l’accusé a de nouveau rejeté les accusations portées contre lui, contestant toute implication dans les sévices qui auraient été infligés à deux hommes en mars 2006, dans un contexte politique marqué par une tentative de coup d’État contre l’ancien président Yahya Jammeh.

La procédure porte sur deux chefs d’accusation d’agression ayant entraîné des lésions corporelles. Les faits allégués concernent Tamsir Jasseh, ancien haut responsable de la police, et Yaya M. S. Darboe, un officier militaire. Selon l’accusation, les violences se seraient déroulées alors que Manjang servait au sein des forces armées gambiennes et aurait appartenu à un groupe connu sous les appellations de « Junglers » ou « Black Blacks », associé à l’appareil répressif de l’ancien régime.

Les circonstances entourant ces accusations remontent à mars 2006, au lendemain d’une tentative de renversement du président Yahya Jammeh. D’après les éléments présentés par l’accusation, Tamsir Jasseh aurait été violemment battu et frappé dans les locaux de l’ancienne Agence nationale de renseignement (NIA). Yaya M. S. Darboe aurait, pour sa part, subi des coups de pied ainsi que d’autres formes de violences physiques.

Lors d’une audience antérieure, Sanna Manjang avait commencé à présenter sa défense en revenant notamment sur son parcours au sein de l’armée gambienne. À la reprise des débats, vendredi, il a nié avoir participé aux agressions présumées contre les deux hommes, maintenant ainsi sa contestation des faits qui lui sont imputés.

Cette procédure s’inscrit dans le contexte plus large des efforts judiciaires visant à établir les responsabilités individuelles dans les violations des droits humains attribuées à l’ancien régime gambien. Les accusations examinées par le tribunal devront être confrontées aux éléments de preuve soumis au cours du procès, dans le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

À ce stade, les faits reprochés à Sanna Manjang demeurent des allégations soumises à l’appréciation de la juridiction saisie.

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