Un coup d’arrêt dans les relations entre le Sénégal et la Banque africaine de développement (BAD). À l’origine, des impayés accumulés par l’État vis-à-vis de l’institution. En réponse, cette dernière a suspendu l’ensemble de ses décaissements. Selon Les Échos, ce sont entre 35 et 39 projets d’envergure nationale qui se retrouvent aujourd’hui à l’arrêt ou au ralenti.
Ces programmes, qui couvrent des domaines aussi stratégiques que l’énergie, l’agriculture et les grands chantiers d’infrastructures, représentent un montant global avoisinant les 1 630 milliards de francs CFA. Le blocage des financements a plongé des centaines de travailleurs dans une détresse financière profonde. Nombre d’entre eux, agents de soutien ou techniciens spécialisés, n’ont perçu aucun salaire depuis plusieurs mois. Certains évoquent sept mois d’arriérés, d’autres au moins trois trimestres sans rémunération.
Cette situation engendre des difficultés sociales croissantes, allant jusqu’à menacer la stabilité familiale des personnels concernés. Les entreprises locales, souvent adjudicataires de marchés publics liés à ces projets, se trouvent également prises à la gorge. Incapables de poursuivre leurs travaux, elles sont contraintes de licencier une partie de leurs effectifs. Plusieurs d’entre elles avaient contracté des prêts bancaires pour démarrer les chantiers, espérant être remboursées sur les factures émises. Aujourd’hui, ces factures restent impayées, plaçant ces sociétés dans une fragilité extrême.
La BAD, de son côté, estime que si l’État du Sénégal ne régularise pas ses arriérés, les vannes resteront fermées.
Walf
Ces programmes, qui couvrent des domaines aussi stratégiques que l’énergie, l’agriculture et les grands chantiers d’infrastructures, représentent un montant global avoisinant les 1 630 milliards de francs CFA. Le blocage des financements a plongé des centaines de travailleurs dans une détresse financière profonde. Nombre d’entre eux, agents de soutien ou techniciens spécialisés, n’ont perçu aucun salaire depuis plusieurs mois. Certains évoquent sept mois d’arriérés, d’autres au moins trois trimestres sans rémunération.
Cette situation engendre des difficultés sociales croissantes, allant jusqu’à menacer la stabilité familiale des personnels concernés. Les entreprises locales, souvent adjudicataires de marchés publics liés à ces projets, se trouvent également prises à la gorge. Incapables de poursuivre leurs travaux, elles sont contraintes de licencier une partie de leurs effectifs. Plusieurs d’entre elles avaient contracté des prêts bancaires pour démarrer les chantiers, espérant être remboursées sur les factures émises. Aujourd’hui, ces factures restent impayées, plaçant ces sociétés dans une fragilité extrême.
La BAD, de son côté, estime que si l’État du Sénégal ne régularise pas ses arriérés, les vannes resteront fermées.
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