Alors que les travailleurs de Dakar Dem Dikk observent une grève de 72 heures, du mercredi 21 au vendredi 23 octobre 2026, le nouveau directeur général, Modou Bara Gaye, a sorti une carte inattendue de son jeu : des militaires ont été mobilisés pour prendre le volant des bus et assurer la desserte entre Dakar et les régions. Une parade d’urgence qui vise à préserver la continuité du service public et à éviter que des milliers de voyageurs ne se retrouvent immobilisés par ce mouvement social.
La scène, inhabituelle, n’est pas passée inaperçue. Ce mercredi matin, aux environs de 7 h 45, des hommes en tenue ont été aperçus par les radars de dakarposte aux commandes de bus de la société nationale de transport. Leur mission est claire : maintenir autant que possible les liaisons interurbaines, alors que la grève menace de perturber les déplacements des populations entre la capitale et les autres régions du Sénégal.
Il faut reconnaître au nouveau directeur général le mérite d’avoir cherché une solution opérationnelle face à une situation susceptible de désorganiser profondément le transport des voyageurs.
Pour les commerçants, les travailleurs, les étudiants et les familles qui doivent se déplacer à travers le pays, l’interruption des liaisons interurbaines peut rapidement devenir un véritable casse-tête, avec des conséquences économiques et sociales non négligeables.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales. Le mouvement de grève de trois jours s’inscrit dans une série de revendications syndicales portant notamment sur la stabilisation des emplois, la transformation des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, la mensualisation de l’indemnité de logement, la revalorisation des pensions de retraite et l’amélioration des droits sociaux des travailleurs. Ces revendications constituent le cœur du bras de fer entre les représentants du personnel et les autorités concernées.
Face à cette situation, Modou Bara Gaye semble avoir privilégié une réponse immédiate : empêcher que le conflit social ne se traduise par une paralysie complète des dessertes entre Dakar et les régions. Une décision qui témoigne d’une volonté de protéger les usagers, lesquels ne devraient pas avoir à supporter seuls les conséquences d’un désaccord entre une direction et ses travailleurs.
Le recours à des chauffeurs militaires demeure toutefois une mesure exceptionnelle qui doit être strictement encadrée. La conduite de bus transportant des passagers sur de longues distances exige une qualification adaptée, une parfaite maîtrise des véhicules et le respect rigoureux des règles de sécurité routière. La continuité du service public ne saurait se faire au détriment de la sécurité des voyageurs.
Pour autant, l’initiative mérite d’être relevée : dans un contexte de grève, maintenir les liaisons interurbaines constitue un enjeu majeur pour la mobilité nationale. Reste que cette solution d’urgence ne saurait remplacer un dialogue social susceptible d’apporter des réponses durables aux préoccupations des travailleurs.
Car si les bus continuent de rouler grâce à ce dispositif exceptionnel, la véritable sortie de crise passera nécessairement par des discussions sérieuses entre les syndicats et la direction. Modou Bara Gaye devra ainsi conjuguer deux impératifs : garantir la continuité des dessertes et contribuer à un règlement du conflit social.
En attendant, les voyageurs espèrent surtout que les liaisons entre Dakar et les régions seront maintenues dans des conditions satisfaisantes de sécurité et de régularité.
Dans cette épreuve, la capacité de la nouvelle direction à préserver le service tout en renouant le dialogue avec les travailleurs sera déterminante.
La scène, inhabituelle, n’est pas passée inaperçue. Ce mercredi matin, aux environs de 7 h 45, des hommes en tenue ont été aperçus par les radars de dakarposte aux commandes de bus de la société nationale de transport. Leur mission est claire : maintenir autant que possible les liaisons interurbaines, alors que la grève menace de perturber les déplacements des populations entre la capitale et les autres régions du Sénégal.
Il faut reconnaître au nouveau directeur général le mérite d’avoir cherché une solution opérationnelle face à une situation susceptible de désorganiser profondément le transport des voyageurs.
Pour les commerçants, les travailleurs, les étudiants et les familles qui doivent se déplacer à travers le pays, l’interruption des liaisons interurbaines peut rapidement devenir un véritable casse-tête, avec des conséquences économiques et sociales non négligeables.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions sociales. Le mouvement de grève de trois jours s’inscrit dans une série de revendications syndicales portant notamment sur la stabilisation des emplois, la transformation des contrats à durée déterminée en contrats à durée indéterminée, la mensualisation de l’indemnité de logement, la revalorisation des pensions de retraite et l’amélioration des droits sociaux des travailleurs. Ces revendications constituent le cœur du bras de fer entre les représentants du personnel et les autorités concernées.
Face à cette situation, Modou Bara Gaye semble avoir privilégié une réponse immédiate : empêcher que le conflit social ne se traduise par une paralysie complète des dessertes entre Dakar et les régions. Une décision qui témoigne d’une volonté de protéger les usagers, lesquels ne devraient pas avoir à supporter seuls les conséquences d’un désaccord entre une direction et ses travailleurs.
Le recours à des chauffeurs militaires demeure toutefois une mesure exceptionnelle qui doit être strictement encadrée. La conduite de bus transportant des passagers sur de longues distances exige une qualification adaptée, une parfaite maîtrise des véhicules et le respect rigoureux des règles de sécurité routière. La continuité du service public ne saurait se faire au détriment de la sécurité des voyageurs.
Pour autant, l’initiative mérite d’être relevée : dans un contexte de grève, maintenir les liaisons interurbaines constitue un enjeu majeur pour la mobilité nationale. Reste que cette solution d’urgence ne saurait remplacer un dialogue social susceptible d’apporter des réponses durables aux préoccupations des travailleurs.
Car si les bus continuent de rouler grâce à ce dispositif exceptionnel, la véritable sortie de crise passera nécessairement par des discussions sérieuses entre les syndicats et la direction. Modou Bara Gaye devra ainsi conjuguer deux impératifs : garantir la continuité des dessertes et contribuer à un règlement du conflit social.
En attendant, les voyageurs espèrent surtout que les liaisons entre Dakar et les régions seront maintenues dans des conditions satisfaisantes de sécurité et de régularité.
Dans cette épreuve, la capacité de la nouvelle direction à préserver le service tout en renouant le dialogue avec les travailleurs sera déterminante.