Dans les rues de Conakry comme dans les cercles d’analyse politique, la reconduction de Bah Oury à la tête de la Primature alimente les discussions. Avis croisés et commentaires convergent autour d’une même idée: le choix de la continuité semble avoir été privilégié.
Cette décision n’a donc rien d’un coup de théâtre. Elle vient plutôt récompenser un engagement de terrain et une fidélité politique assumée, estime El Hadj Ibrahima Barry, analyste politique. «Ce n’est pas tout à fait une grande surprise. Bah Oury est quelqu’un qui a “mouillé le maillot”, comme on dit. Il a dirigé le directoire de campagne du général. C’est aussi un homme de compétence. Toutes ces raisons expliquent qu’aujourd’hui, ce ne soit pas surprenant de le retrouver à la tête de la Primature.»
Au-delà de ces considérations, d’autres facteurs plaident également pour le maintien du statu quo. «Les élections législatives approchent à grands pas. Je pense qu’on a encore besoin de la compétence de Bah Oury. Il faut le garder dans le cercle jusqu’à ce qu’on soit rassuré d’avoir resserré les rangs et que tout le processus électoral soit derrière la République de Guinée.»
Mais au-delà du symbole politique, l’heure est désormais aux résultats. Les défis s’accumulent, et la question de l’emploi des jeunes demeure au cœur des attentes. Pour certains observateurs, le Premier ministre reconduit dispose des ressources intellectuelles et techniques nécessaires pour faire les bons arbitrages. «D’abord, il faut qu’on s’entende sur une chose: Bah Oury a une grande compétence, c’est un intellectuel de haut niveau. Il faut le côtoyer, l’entendre parler, pour le mesurer vraiment», souligne l’analyste.
Désormais, la priorité est de répondre aux urgences. La question de l’emploi s’impose, dans un contexte où les autorités mettent en avant le programme Simandou 2040. L’enjeu est de concrétiser les engagements pris lors de la campagne présidentielle au bénéfice de la jeunesse, en misant notamment sur la formation professionnelle pour faciliter l’insertion. Cela suppose, pour beaucoup, de rééquilibrer l’offre de formation, en sortant de filières universitaires peu adaptées aux besoins du marché au profit de parcours professionnalisants.
Pour André Loua, citoyen guinéen, certaines réformes déjà engagées traduisent une volonté de rupture et d’innovation, notamment concernant l’accès aux études de master.
Entre lectures politiques, attentes sociales et espoirs de la jeunesse, Bah Oury ouvre ainsi un nouveau chapitre à la Primature. Un rôle central — et d’autant plus stratégique qu’en parallèle, il s’est vu confier le développement de la plateforme Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) du président Mamadi Doumbouya, un levier clé pour structurer l’avenir politique et économique du pays.
Maroc.AM
Cette décision n’a donc rien d’un coup de théâtre. Elle vient plutôt récompenser un engagement de terrain et une fidélité politique assumée, estime El Hadj Ibrahima Barry, analyste politique. «Ce n’est pas tout à fait une grande surprise. Bah Oury est quelqu’un qui a “mouillé le maillot”, comme on dit. Il a dirigé le directoire de campagne du général. C’est aussi un homme de compétence. Toutes ces raisons expliquent qu’aujourd’hui, ce ne soit pas surprenant de le retrouver à la tête de la Primature.»
Au-delà de ces considérations, d’autres facteurs plaident également pour le maintien du statu quo. «Les élections législatives approchent à grands pas. Je pense qu’on a encore besoin de la compétence de Bah Oury. Il faut le garder dans le cercle jusqu’à ce qu’on soit rassuré d’avoir resserré les rangs et que tout le processus électoral soit derrière la République de Guinée.»
Mais au-delà du symbole politique, l’heure est désormais aux résultats. Les défis s’accumulent, et la question de l’emploi des jeunes demeure au cœur des attentes. Pour certains observateurs, le Premier ministre reconduit dispose des ressources intellectuelles et techniques nécessaires pour faire les bons arbitrages. «D’abord, il faut qu’on s’entende sur une chose: Bah Oury a une grande compétence, c’est un intellectuel de haut niveau. Il faut le côtoyer, l’entendre parler, pour le mesurer vraiment», souligne l’analyste.
Désormais, la priorité est de répondre aux urgences. La question de l’emploi s’impose, dans un contexte où les autorités mettent en avant le programme Simandou 2040. L’enjeu est de concrétiser les engagements pris lors de la campagne présidentielle au bénéfice de la jeunesse, en misant notamment sur la formation professionnelle pour faciliter l’insertion. Cela suppose, pour beaucoup, de rééquilibrer l’offre de formation, en sortant de filières universitaires peu adaptées aux besoins du marché au profit de parcours professionnalisants.
Pour André Loua, citoyen guinéen, certaines réformes déjà engagées traduisent une volonté de rupture et d’innovation, notamment concernant l’accès aux études de master.
Entre lectures politiques, attentes sociales et espoirs de la jeunesse, Bah Oury ouvre ainsi un nouveau chapitre à la Primature. Un rôle central — et d’autant plus stratégique qu’en parallèle, il s’est vu confier le développement de la plateforme Génération pour la Modernité et le Développement (GMD) du président Mamadi Doumbouya, un levier clé pour structurer l’avenir politique et économique du pays.
Maroc.AM