L’incendie qui a ravagé ABYS GARDEN, ce dimanche matin, continue de susciter émotion et interrogations. Dans ce contexte, une proposition formulée sur les réseaux sociaux par Abibatou Samb mérite que l’on s’y attarde : saisir la justice afin que l’origine et les circonstances exactes du sinistre soient établies avec toute la rigueur requise.
Dans son message, l’intéressée prend soin de ne pas affirmer que l’incendie serait volontaire. Elle suggère toutefois, sauf à ce que son origine accidentelle soit déjà formellement établie, qu’Aby Ndour puisse envisager une plainte contre X, afin de permettre aux enquêteurs de déterminer les circonstances précises du sinistre et, le cas échéant, l’existence d’une intervention humaine volontaire.
Une démarche qui, juridiquement, présente un intérêt évident : elle permet de transformer le soupçon en question judiciaire et la rumeur en recherche objective de la preuve.
Une expertise pour établir l’origine du sinistre
Abibatou Samb préconise également le recours à une expertise judiciaire, notamment afin qu’un technicien qualifié puisse examiner les lieux, déterminer le point de départ du feu et rechercher les éléments permettant de distinguer une origine accidentelle d’une éventuelle origine criminelle.
Une telle expertise ne préjuge nullement de la responsabilité d’un quelconque tiers.
Elle vise précisément l’inverse : objectiver les faits.
Dans un incendie ayant causé des destructions importantes, les constatations techniques peuvent être déterminantes : installations électriques, point d’ignition, mode de propagation des flammes, éventuelles anomalies ou traces susceptibles d’éclairer les enquêteurs.
Autrement dit, avant d’accuser, il faut établir. Avant de qualifier, il faut constater.
La nécessité d’une clarification apparaît d’autant plus importante que le dossier ABYS GARDEN s’inscrit dans un contexte déjà marqué par un différend judiciaire entre Aby Ndour et son associé Babacar Athie.
Cette circonstance ne saurait évidemment être interprétée comme la preuve d’un quelconque lien avec l’incendie. Aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir une telle connexion.
Mais elle justifie précisément que toutes les hypothèses soient examinées avec la même rigueur, sans privilégier prématurément ni la thèse accidentelle ni celle d’un acte volontaire.
Le droit commande une telle prudence : une accusation ne peut se substituer à la preuve et la présomption d’innocence demeure le principe.
La justice plutôt que les réseaux sociaux
Dans cette affaire, le danger serait de laisser les réseaux sociaux devenir le tribunal des causes et des responsabilités. Or, la seule démarche raisonnable consiste à préserver les indices, recueillir les témoignages, procéder aux constatations nécessaires et, si besoin, ordonner les expertises utiles.
Si l’incendie est accidentel, l’enquête permettra de l’établir.
S’il résulte d’une défaillance technique, celle-ci devra être identifiée.
Si une imprudence est constatée, elle devra être objectivement caractérisée.
Et si les investigations révélaient finalement une intervention volontaire, il appartiendrait alors à la justice d’en tirer toutes les conséquences de droit.
C’est précisément pour cela que la proposition d’Abibatou Samb mérite d’être entendue : non comme une accusation, mais comme une invitation à faire toute la lumière.
Une exigence légitime : savoir ce qui s’est réellement passé
Dakarposte, qui suit avec attention ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « dossier de l’incendie d’ABYS GARDEN », estime que la priorité doit être donnée à la manifestation de la vérité.
La foi et le recours au droit ne sont nullement incompatibles. On peut prier pour Aby Ndour, lui témoigner compassion et solidarité, tout en souhaitant que les circonstances du sinistre soient établies avec la plus grande précision.
Dans une affaire aussi sensible, la vérité ne doit appartenir ni aux rumeurs, ni aux conjectures, ni aux passions. Elle doit résulter des faits et, s’il le faut, de la justice.
À Aby Ndour et à l’ensemble du personnel d’ABYS GARDEN, Dakarposte renouvelle sa solidarité.
Et à ceux qui auront la charge d’établir les circonstances de ce sinistre, nous adressons une exigence simple : Que toute la lumière soit faite, dans le respect du droit, des faits et de la présomption d’innocence.
Affaire à suivre...
Dans son message, l’intéressée prend soin de ne pas affirmer que l’incendie serait volontaire. Elle suggère toutefois, sauf à ce que son origine accidentelle soit déjà formellement établie, qu’Aby Ndour puisse envisager une plainte contre X, afin de permettre aux enquêteurs de déterminer les circonstances précises du sinistre et, le cas échéant, l’existence d’une intervention humaine volontaire.
Une démarche qui, juridiquement, présente un intérêt évident : elle permet de transformer le soupçon en question judiciaire et la rumeur en recherche objective de la preuve.
Une expertise pour établir l’origine du sinistre
Abibatou Samb préconise également le recours à une expertise judiciaire, notamment afin qu’un technicien qualifié puisse examiner les lieux, déterminer le point de départ du feu et rechercher les éléments permettant de distinguer une origine accidentelle d’une éventuelle origine criminelle.
Une telle expertise ne préjuge nullement de la responsabilité d’un quelconque tiers.
Elle vise précisément l’inverse : objectiver les faits.
Dans un incendie ayant causé des destructions importantes, les constatations techniques peuvent être déterminantes : installations électriques, point d’ignition, mode de propagation des flammes, éventuelles anomalies ou traces susceptibles d’éclairer les enquêteurs.
Autrement dit, avant d’accuser, il faut établir. Avant de qualifier, il faut constater.
La nécessité d’une clarification apparaît d’autant plus importante que le dossier ABYS GARDEN s’inscrit dans un contexte déjà marqué par un différend judiciaire entre Aby Ndour et son associé Babacar Athie.
Cette circonstance ne saurait évidemment être interprétée comme la preuve d’un quelconque lien avec l’incendie. Aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir une telle connexion.
Mais elle justifie précisément que toutes les hypothèses soient examinées avec la même rigueur, sans privilégier prématurément ni la thèse accidentelle ni celle d’un acte volontaire.
Le droit commande une telle prudence : une accusation ne peut se substituer à la preuve et la présomption d’innocence demeure le principe.
La justice plutôt que les réseaux sociaux
Dans cette affaire, le danger serait de laisser les réseaux sociaux devenir le tribunal des causes et des responsabilités. Or, la seule démarche raisonnable consiste à préserver les indices, recueillir les témoignages, procéder aux constatations nécessaires et, si besoin, ordonner les expertises utiles.
Si l’incendie est accidentel, l’enquête permettra de l’établir.
S’il résulte d’une défaillance technique, celle-ci devra être identifiée.
Si une imprudence est constatée, elle devra être objectivement caractérisée.
Et si les investigations révélaient finalement une intervention volontaire, il appartiendrait alors à la justice d’en tirer toutes les conséquences de droit.
C’est précisément pour cela que la proposition d’Abibatou Samb mérite d’être entendue : non comme une accusation, mais comme une invitation à faire toute la lumière.
Une exigence légitime : savoir ce qui s’est réellement passé
Dakarposte, qui suit avec attention ce qu’il est désormais convenu d’appeler le « dossier de l’incendie d’ABYS GARDEN », estime que la priorité doit être donnée à la manifestation de la vérité.
La foi et le recours au droit ne sont nullement incompatibles. On peut prier pour Aby Ndour, lui témoigner compassion et solidarité, tout en souhaitant que les circonstances du sinistre soient établies avec la plus grande précision.
Dans une affaire aussi sensible, la vérité ne doit appartenir ni aux rumeurs, ni aux conjectures, ni aux passions. Elle doit résulter des faits et, s’il le faut, de la justice.
À Aby Ndour et à l’ensemble du personnel d’ABYS GARDEN, Dakarposte renouvelle sa solidarité.
Et à ceux qui auront la charge d’établir les circonstances de ce sinistre, nous adressons une exigence simple : Que toute la lumière soit faite, dans le respect du droit, des faits et de la présomption d’innocence.
Affaire à suivre...