Selon les sources de RFI, la délégation du Bénin serait conduite par les ministres des Affaires étrangères et de la Justice. La machine judiciaire béninoise s'est mise en branle dès l'annonce de l'interpellation de Kemi Seba.
Une demande d'extradition a été rapidement préparée et transmise aux autorités judiciaires sud-africaines, indique notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan. Le Bénin a émis deux mandats d'arrêt contre l'activiste : l'un pour blanchiment d'argent, l'autre pour apologie de crime.
Kemi Seba s'est en effet installé dans une défiance permanente à l'égard de Patrice Talon, chef de l’État du pays depuis 2016 et qui cèdera bientôt sa place à Romuald Wadagni, vainqueur de la présidentielle du 12 avril.
Le pouvoir s’est pourtant montré indulgent en faisant relâcher Kemi Seba après une brève arrestation à Cotonou en septembre 2023. Les choses se sont ensuite progressivement dégradées. En mai 2024, Kemi Seba avait affirmé détenir des preuves de la présence de légionnaires français au nord du Bénin. À cela s’ajoutent ses vidéos d’approbation sur le putsch manqué du 7 décembre dernier.
Audience
Une audience devrait être consacrée à la demande d'extradition béninoise. On ignore si elle a déjà eu lieu ou si la question sera soulevée lors de l'audience prévue le 20 avril prochain. Les sources officielles contactées sont particulièrement discrètes sur le sujet.
À la tête de l'ONG baptisée Urgences panafricanistes et connu pour ses diatribes radicales contre les autorités françaises et les pouvoirs africains alliés de Paris, Kemi Seba a été arrêté lundi, en compagnie d'un fils, pour des « faits présumés de facilitation d'entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo », selon le communiqué de la police sud-africaine.
Son ONG a dénoncé jeudi soir une tentative de « mise à mort "politique" » de Kemi Seba par le pouvoir béninois, dans un communiqué. « Loin de l'affaiblir, ces manœuvres ne font que renforcer la légitimité et la portée de son engagement en faveur de la justice sociale, de la souveraineté et de la dignité africaine », a-t-elle affirmé.
Passeport diplomatique
De son vrai nom, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, compte 1,5 million d'abonnés sur les réseaux sociaux et est poursuivi au Bénin pour « apologie de crimes contre la sûreté de l'État et incitation à la rébellion ».
Né Franco-Béninois, Kemi Seba, 44 ans, s’est vu retirer sa nationalité française en 2024. Cet influenceur anti-occidental soutient les régimes militaires issus de coups d'État au Sahel, hostiles à Paris et proches de la Russie. La junte nigérienne lui a octroyé un passeport diplomatique.
Une demande d'extradition a été rapidement préparée et transmise aux autorités judiciaires sud-africaines, indique notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan. Le Bénin a émis deux mandats d'arrêt contre l'activiste : l'un pour blanchiment d'argent, l'autre pour apologie de crime.
Kemi Seba s'est en effet installé dans une défiance permanente à l'égard de Patrice Talon, chef de l’État du pays depuis 2016 et qui cèdera bientôt sa place à Romuald Wadagni, vainqueur de la présidentielle du 12 avril.
Le pouvoir s’est pourtant montré indulgent en faisant relâcher Kemi Seba après une brève arrestation à Cotonou en septembre 2023. Les choses se sont ensuite progressivement dégradées. En mai 2024, Kemi Seba avait affirmé détenir des preuves de la présence de légionnaires français au nord du Bénin. À cela s’ajoutent ses vidéos d’approbation sur le putsch manqué du 7 décembre dernier.
Audience
Une audience devrait être consacrée à la demande d'extradition béninoise. On ignore si elle a déjà eu lieu ou si la question sera soulevée lors de l'audience prévue le 20 avril prochain. Les sources officielles contactées sont particulièrement discrètes sur le sujet.
À la tête de l'ONG baptisée Urgences panafricanistes et connu pour ses diatribes radicales contre les autorités françaises et les pouvoirs africains alliés de Paris, Kemi Seba a été arrêté lundi, en compagnie d'un fils, pour des « faits présumés de facilitation d'entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo », selon le communiqué de la police sud-africaine.
Son ONG a dénoncé jeudi soir une tentative de « mise à mort "politique" » de Kemi Seba par le pouvoir béninois, dans un communiqué. « Loin de l'affaiblir, ces manœuvres ne font que renforcer la légitimité et la portée de son engagement en faveur de la justice sociale, de la souveraineté et de la dignité africaine », a-t-elle affirmé.
Passeport diplomatique
De son vrai nom, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, compte 1,5 million d'abonnés sur les réseaux sociaux et est poursuivi au Bénin pour « apologie de crimes contre la sûreté de l'État et incitation à la rébellion ».
Né Franco-Béninois, Kemi Seba, 44 ans, s’est vu retirer sa nationalité française en 2024. Cet influenceur anti-occidental soutient les régimes militaires issus de coups d'État au Sahel, hostiles à Paris et proches de la Russie. La junte nigérienne lui a octroyé un passeport diplomatique.