Keur Massar : le chef de gang qui défiait les forces de l’ordre sur TikTok interpellé par la Brigade de recherches

Rédigé par Dakarposte le Jeudi 27 Aout 2026 à 10:49 modifié le Jeudi 27 Aout 2026 12:49

La cavale d’un chef de gang, réputé pour ses provocations répétées à l’endroit des forces de l’ordre sur les réseaux sociaux, a pris fin le 25 août 2026, à Keur Massar.

Activement recherché par les éléments de la Brigade de recherches, l’intéressé avait fait de TikTok la tribune de ses bravades, allant jusqu’à diffuser des vidéos dans lesquelles il proférait ouvertement des menaces à l’encontre des agents chargés de le traquer.

L’individu est à la tête d’un groupe qui a fait des abords des combats de lutte l’un de ses principaux terrains d’action. Profitant de la confusion et de la dispersion de la foule à l’issue des affrontements, le gang a pris pour cibles des personnes isolées, auxquelles ses membres ont dérobé des biens après les avoir violemment agressées.
Après leurs forfaits présumés, les malfaiteurs ont trouvé refuge dans la forêt de Mbao, avant de gagner les environs des Parcelles Assainies de Keur Massar, où ils ont établi leur retraite.

Le dispositif mis en place par les enquêteurs a finalement permis de mettre un terme à cette cavale. Dans la nuit du 24 au 25 août, aux abords de la station Shell de Keur Massar, un témoin atenté de porter assistance à une personne victime d’une agression.

Les assaillants ont alors répliqué avec une particulière violence, infligeant à cet homme une blessure à l’avant-bras à l’aide d’un couteau. La première victime a, pour sa part, été blessée, tandis que sa motocyclette aurait été endommagée à coups de pierres.

Malgré leur fuite, les auteurs ont pu être identifiés grâce aux déclarations concordantes des deux victimes, qui ont formellement reconnu leur agresseur lorsque celui-ci leur a été présenté par les gendarmes.

La perquisition effectuée à son domicile a, par ailleurs, permis aux enquêteurs de découvrir deux machettes, plusieurs bidons de diluant vides, dont la présence peut être mise en relation avec des actes de vandalisme ou d’intimidation, ainsi que des résidus présumés de chanvre indien.

Placée en garde à vue, la personne interpellée devra désormais répondre, dans le cadre de la procédure en cours, de plusieurs infractions présumées, parmi lesquelles l’association de malfaiteurs, le vol à main armée, les violences et voies de fait, les coups et blessures volontaires, l’outrage à agent dépositaire de l’autorité publique, la rébellion, la détention d’arme blanche et le trafic présumé de chanvre indien.

Ainsi, les provocations publiques dont l’intéressé se prévalait sur les réseaux sociaux n’auront finalement constitué qu’un écran illusoire derrière lequel il espérait se soustraire aux investigations.
La procédure judiciaire suit désormais son cours, sous réserve de l’appréciation des faits par les autorités compétentes et, en définitive, par la juridiction appelée à en connaître.

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