L’heure des comptes a sonné. L’amertume est à la mesure de l’espoir déchu. Au lendemain de l’élimination précoce des « Lions de la Téranga » du Mondial, la clameur populaire s'élève, unanime et courroucée.
Si le profane et le supporter dépité réclament, dans un réflexe pavlovien, la tête du sélectionneur national Pape Thiaw, l’arbre de la faillite technique ne saurait cacher la forêt de la dérive structurelle. La crise qui couve exige une catharsis bien plus profonde qu'un simple remaniement de banc. C’est vers la citadelle de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) que les regards doivent désormais se tourner.
Le ministère des Sports, sous la direction de Djirèye Clothilde Coly, se trouve aujourd'hui face à un impératif catégorique : ordonner un audit rigoureux, exhaustif et sans complaisance de l'instance faîtière du football national. L’État sénégalais a consenti des sacrifices financiers colossaux, injectant des milliards de francs CFA pour placer la sélection nationale dans des conditions d'excellence absolue. Où est passé l’argent du contribuable ? Les dirigeants de la FSF ont le devoir moral et légal de rendre des comptes sur la gestion des primes de qualification et les flux financiers astronomiques qui gravitent autour de cette campagne manquée.
Au-delà du désastre financier et sportif, c'est l'éthique même de l'institution qui vacille sous le poids des scandales d'alcôve et d'indiscipline. L'affaire infamante du cuisinier de la sélection, surnommé « Chef Diallo», accusé d’attouchements sexuels par une aide-cuisinière lors du séjour aux États-Unis, jette un voile d'opprobre sur la délégation. Ce retour clandestin, motivé par la peur panique de la justice américaine, résonne comme un aveu de culpabilité que la fédération a tenté d'étouffer sous le tapis de l'indifférence.
Pour parachever ce tableau dantesque, la rupture de confiance est désormais consommée au sein même du vestiaire. La déclaration fracassante du milieu de terrain Pape Guèye, affirmant publiquement son refus de revêtir la tunique nationale tant que le staff actuel restera en place, agit comme le révélateur d'un malaise profond et d'une fracture irréparable.
Limoger Pape Thiaw serait une commodité, un sacrifice expiatoire pour calmer la fureur du peuple. Mais le mal est plus profond, logé dans les arcanes d'une gestion opaque et impunie. Madame la Ministre, l'heure n'est plus aux demi-mesures ni aux silences complices. Le football sénégalais a besoin de transparence, de justice et d'une refonte totale. Les deniers publics et la dignité de la nation ne sauraient être le paillasson d'intérêts corporatistes.
Si le profane et le supporter dépité réclament, dans un réflexe pavlovien, la tête du sélectionneur national Pape Thiaw, l’arbre de la faillite technique ne saurait cacher la forêt de la dérive structurelle. La crise qui couve exige une catharsis bien plus profonde qu'un simple remaniement de banc. C’est vers la citadelle de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) que les regards doivent désormais se tourner.
Le ministère des Sports, sous la direction de Djirèye Clothilde Coly, se trouve aujourd'hui face à un impératif catégorique : ordonner un audit rigoureux, exhaustif et sans complaisance de l'instance faîtière du football national. L’État sénégalais a consenti des sacrifices financiers colossaux, injectant des milliards de francs CFA pour placer la sélection nationale dans des conditions d'excellence absolue. Où est passé l’argent du contribuable ? Les dirigeants de la FSF ont le devoir moral et légal de rendre des comptes sur la gestion des primes de qualification et les flux financiers astronomiques qui gravitent autour de cette campagne manquée.
Au-delà du désastre financier et sportif, c'est l'éthique même de l'institution qui vacille sous le poids des scandales d'alcôve et d'indiscipline. L'affaire infamante du cuisinier de la sélection, surnommé « Chef Diallo», accusé d’attouchements sexuels par une aide-cuisinière lors du séjour aux États-Unis, jette un voile d'opprobre sur la délégation. Ce retour clandestin, motivé par la peur panique de la justice américaine, résonne comme un aveu de culpabilité que la fédération a tenté d'étouffer sous le tapis de l'indifférence.
Pour parachever ce tableau dantesque, la rupture de confiance est désormais consommée au sein même du vestiaire. La déclaration fracassante du milieu de terrain Pape Guèye, affirmant publiquement son refus de revêtir la tunique nationale tant que le staff actuel restera en place, agit comme le révélateur d'un malaise profond et d'une fracture irréparable.
Limoger Pape Thiaw serait une commodité, un sacrifice expiatoire pour calmer la fureur du peuple. Mais le mal est plus profond, logé dans les arcanes d'une gestion opaque et impunie. Madame la Ministre, l'heure n'est plus aux demi-mesures ni aux silences complices. Le football sénégalais a besoin de transparence, de justice et d'une refonte totale. Les deniers publics et la dignité de la nation ne sauraient être le paillasson d'intérêts corporatistes.