L’affaire Mariama Ba, alias Nourah Ba, entre désormais dans sa phase cruciale sous l'égide du parquet de Dakar. Interpellée par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) pour discours contraires aux bonnes mœurs et provocations à la haine ethnique, la prévenue a fait l’objet d’un défèrement magistral avant de se voir accorder un retour de parquet. Ce sursis procédural, loin d'être un désaveu de l'accusation, répond à une stricte exigence d'instruction : le ministère public demeure dans l'attente des conclusions des réquisitions envoyées à l’officier d’état civil de la mairie de Nguidilé, lieu de naissance déclaré de l'intéressée.
C’est la mise en cause elle-même qui, lors de ses dernières dépositions, a tracé les contours d'une vertigineuse anomalie documentaire. Nourah Ba a confessé qu'en l'an 2023, alors qu'elle sollicitait un extrait de naissance de moins de trois mois pour ses démarches officielles, l’autorité municipale lui avait opposé une fin de non-recevoir en raison d'une homonymie de matricule. Son numéro de registre renvoyait en effet à l’identité d’un tiers.
Pour s'extraire de cette impasse, elle aurait confié ses pièces à un intermédiaire formellement identifié afin d’initier une procédure d’urgence devant le tribunal de Louga. Une semaine plus tard, ce « contact » lui remettait les volets officiels ainsi qu'une copie littérale. Cette procédure, entachée de zones d'ombre, est aujourd’hui minutieusement passée au crible par les enquêteurs afin de déceler une éventuelle fraude aux documents d'identité.
Sur le front des infractions initiales, l’horizon de la cyber-activiste s'assombrit de manière irréversible. L’action publique a été considérablement confortée par le dépôt de deux plaintes formelles : celle du député nationaliste Tahirou Sarr et celle du sieur Thierno Birahim Ndao, tous deux constitués en partie lésée pour injure publique. La ligne de défense de la prévenue, soutenant que l'expression outrageante « sen président ak sen serigne yeup » visait le le
ader des nationalistes et non la clé de voûte des institutions républicaines, s'avère bien fragile face à la matérialité des écrits. Enfin, le malaise subit invoqué par l'influenceuse au cœur de sa garde à vue n'aura offert qu'un répit éphémère ; son transfert à l'hôpital Principal de Dakar s'est soldé par des examens cliniques négatifs, confirmant son aptitude parfaite à répondre de ses actes devant le glaive de la loi.
C’est la mise en cause elle-même qui, lors de ses dernières dépositions, a tracé les contours d'une vertigineuse anomalie documentaire. Nourah Ba a confessé qu'en l'an 2023, alors qu'elle sollicitait un extrait de naissance de moins de trois mois pour ses démarches officielles, l’autorité municipale lui avait opposé une fin de non-recevoir en raison d'une homonymie de matricule. Son numéro de registre renvoyait en effet à l’identité d’un tiers.
Pour s'extraire de cette impasse, elle aurait confié ses pièces à un intermédiaire formellement identifié afin d’initier une procédure d’urgence devant le tribunal de Louga. Une semaine plus tard, ce « contact » lui remettait les volets officiels ainsi qu'une copie littérale. Cette procédure, entachée de zones d'ombre, est aujourd’hui minutieusement passée au crible par les enquêteurs afin de déceler une éventuelle fraude aux documents d'identité.
Sur le front des infractions initiales, l’horizon de la cyber-activiste s'assombrit de manière irréversible. L’action publique a été considérablement confortée par le dépôt de deux plaintes formelles : celle du député nationaliste Tahirou Sarr et celle du sieur Thierno Birahim Ndao, tous deux constitués en partie lésée pour injure publique. La ligne de défense de la prévenue, soutenant que l'expression outrageante « sen président ak sen serigne yeup » visait le le
ader des nationalistes et non la clé de voûte des institutions républicaines, s'avère bien fragile face à la matérialité des écrits. Enfin, le malaise subit invoqué par l'influenceuse au cœur de sa garde à vue n'aura offert qu'un répit éphémère ; son transfert à l'hôpital Principal de Dakar s'est soldé par des examens cliniques négatifs, confirmant son aptitude parfaite à répondre de ses actes devant le glaive de la loi.