Le rejet dramatique du projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026 par l'Assemblée nationale plonge le Sénégal dans une zone de turbulences financières sans précédent.
En gelant plus de 1 115,7 milliards de francs CFA de crédits de paiement destinés aux investissements publics majeurs, la majorité parlementaire fait peser une hypothèque critique sur l'avenir du pays, actant un préjudice direct et immédiat pour les populations.
Ce cri d'alarme, qui s'affiche à la Une des quotidiens nationaux sous la formule « Priez, l'heure est grave », met à nu les soubresauts d’une guerre de tranchées où l'intérêt supérieur de la nation plie sous le joug des rivalités intérieures.
Au cœur de cette obstruction systématique, force est de reconnaître la main d'Ousmane Sonko, leader du Pastef, qui tire les ficelles d'une majorité parlementaire disciplinée à l'extrême. Sous le prétexte technique de contester la sincérité du déficit budgétaire — affiché à 7,6 % du produit intérieur brut — et la soutenabilité de la dette, sa formation livre une guerre d'usure à l'Exécutif, au risque d'asphyxier l'économie réelle et de rompre le fil du dialogue avec le Fonds monétaire international.
Pour les Sénégalais, le coût d'opportunité de ce chantage politique s'annonce exorbitant, se traduisant par un coup d'arrêt brutal imposé à des secteurs structurels indispensables à la survie de la population.
Sur le front des infrastructures, une enveloppe de 303,6 milliards de francs CFA dédiée au désenclavement agricole et aux chantiers autoroutiers névralgiques comme l'axe Dakar-Tivaouane-Saint-Louis se trouve suspendue, menaçant de faillite le secteur du bâtiment et privant le tissu rural de voies de communication essentielles.
La détresse sanitaire et sociale s'en trouve tout autant aggravée : le blocage des fonds compromet directement la reconstruction de l'hôpital Aristide Le Dantec, la modernisation du pôle hospitalier de Thiès, ainsi que le versement des Bourses de sécurité familiale qui soutiennent les couches les plus vulnérables de notre société.
Cette paralysie frappe également de plein fouet l'accès à l'eau et à l'assainissement, à l'image du projet crucial de drainage des eaux pluviales à Touba, estimé à 97,35 milliards de francs CFA, qui demeure privé de crédits d'exécution au risque d'abandonner la ville sainte aux inondations.
De la même manière, l'électrification programmée de 700 localités via le programme PUELEC 1 se heurte à un fossé abyssal entre les engagements et les liquidités disponibles, maintenant des milliers de foyers ruraux dans l'obscurité.
En choisissant la politique de la terre brûlée au sein de l'hémicycle, la présidence de Pastef fait le pari risqué d'une déstabilisation macroéconomique où ce sont les travailleurs, les entreprises locales et les citoyens sénégalais qui paient le tribut immédiat d'une ambition politique fermée au compromis républicain.
clounjay@yahoo.fr
En gelant plus de 1 115,7 milliards de francs CFA de crédits de paiement destinés aux investissements publics majeurs, la majorité parlementaire fait peser une hypothèque critique sur l'avenir du pays, actant un préjudice direct et immédiat pour les populations.
Ce cri d'alarme, qui s'affiche à la Une des quotidiens nationaux sous la formule « Priez, l'heure est grave », met à nu les soubresauts d’une guerre de tranchées où l'intérêt supérieur de la nation plie sous le joug des rivalités intérieures.
Au cœur de cette obstruction systématique, force est de reconnaître la main d'Ousmane Sonko, leader du Pastef, qui tire les ficelles d'une majorité parlementaire disciplinée à l'extrême. Sous le prétexte technique de contester la sincérité du déficit budgétaire — affiché à 7,6 % du produit intérieur brut — et la soutenabilité de la dette, sa formation livre une guerre d'usure à l'Exécutif, au risque d'asphyxier l'économie réelle et de rompre le fil du dialogue avec le Fonds monétaire international.
Pour les Sénégalais, le coût d'opportunité de ce chantage politique s'annonce exorbitant, se traduisant par un coup d'arrêt brutal imposé à des secteurs structurels indispensables à la survie de la population.
Sur le front des infrastructures, une enveloppe de 303,6 milliards de francs CFA dédiée au désenclavement agricole et aux chantiers autoroutiers névralgiques comme l'axe Dakar-Tivaouane-Saint-Louis se trouve suspendue, menaçant de faillite le secteur du bâtiment et privant le tissu rural de voies de communication essentielles.
La détresse sanitaire et sociale s'en trouve tout autant aggravée : le blocage des fonds compromet directement la reconstruction de l'hôpital Aristide Le Dantec, la modernisation du pôle hospitalier de Thiès, ainsi que le versement des Bourses de sécurité familiale qui soutiennent les couches les plus vulnérables de notre société.
Cette paralysie frappe également de plein fouet l'accès à l'eau et à l'assainissement, à l'image du projet crucial de drainage des eaux pluviales à Touba, estimé à 97,35 milliards de francs CFA, qui demeure privé de crédits d'exécution au risque d'abandonner la ville sainte aux inondations.
De la même manière, l'électrification programmée de 700 localités via le programme PUELEC 1 se heurte à un fossé abyssal entre les engagements et les liquidités disponibles, maintenant des milliers de foyers ruraux dans l'obscurité.
En choisissant la politique de la terre brûlée au sein de l'hémicycle, la présidence de Pastef fait le pari risqué d'une déstabilisation macroéconomique où ce sont les travailleurs, les entreprises locales et les citoyens sénégalais qui paient le tribut immédiat d'une ambition politique fermée au compromis républicain.
clounjay@yahoo.fr