La CAN revient tous les deux ans : la CAF renonce au format quadriennal

Rédigé par Dakarposte le Vendredi 30 Octobre 2026 à 07:03 modifié le Vendredi 30 Octobre 2026 08:13

Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a acté, à l'unanimité, le rétablissement officiel de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) à son rythme traditionnel de deux ans.

Réunie ce jeudi sous la présidence du Dr Patrice Motsepe, l'instance suprême du ballon rond continental a opéré un spectaculaire et salvateur retour aux sources, enterrant définitivement le projet contesté d’une périodicité quadriennale qui avait agité les chancelleries sportives l’année dernière.

Ce revirement stratégique trouve ses racines dans les délibérations de la Conférence stratégique de la CAF, tenue au Cap-Vert du 7 au 9 octobre 2026. La grande réforme alors envisagée, qui devait voir naître une ambitieuse Ligue des Nations panafricaine pour supplanter l’actuelle CAN, s'est heurtée à la dure réalité des contingences économiques.

Patrice Motsepe n’a pas fardé la vérité : les délais requis pour que cette nouvelle compétition génère des retombées financières substantielles et pérennes constituaient un péril imminent pour le développement du football africain et la survie de ses 54 associations membres. « Cette décision vise à faire progresser, à protéger et à promouvoir les intérêts du football africain (...) ainsi que ceux des joueurs africains évoluant hors du continent », a martelé le dirigeant sud-africain, drapant ce choix du sceau de la protection des acteurs du jeu.

Le calendrier de la grand-messe continentale s'en trouve clarifié et sanctuarisé pour la prochaine décennie. Après l’édition historique de 2027, promise aux terres est-africaines du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda, la grand-messe du football africain reprendra ses droits dès 2028, avant de s'inviter de nouveau en 2031 et 2033. Une subtile acrobatie calendaire qui permet d'éviter l'année 2030, traditionnellement réservée à la Coupe du Monde de la FIFA, respectant ainsi une coutume séculaire d’harmonie institutionnelle.

Au-delà de la stricte arithmétique financière et sportive, cette restauration du rythme biennal célèbre le triomphe de la ferveur populaire.

En rappelant que la CAN demeure avant tout « une célébration de la richesse et de la diversité des cultures, rassemblant les populations des 54 pays d’Afrique et de sa diaspora », le président de la CAF redonne à l'Afrique son bien le plus précieux.

Le sport continental choisit ainsi de consolider ses fondations plutôt que de s'aventurer dans des réformes hasardeuses, assurant à la CAN son statut d'indétrônable reine des compétitions africaines.

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