L'idylle gémellaire qui jadis fascinait les foules s'est muée en un duel feutré, où les fleurets mouchetés n'en demeurent pas moins acérés.
Le souverain populaire, cette immense cohorte qui avait lié son destin au mirage d'une aube nouvelle en plébiscitant les frères siamois de la colline, s'enferme aujourd'hui dans un mutisme lourd d'amertume et de désillusion.
Le temple des espérances semble profané par ces querelles d'ego, et le peuple, spectateur dépité de ce théâtre d'ombres, compte en silence les grains du sablier.
Il attend l'heure du grand arbitrage — ces rendez-vous synallagmatiques des urnes locales, législatives, et par-dessus tout, le crépuscule présidentiel — pour sceller le sort des ex-alliés devenus rivaux jurés.
La sentence du peuple sera le couperet de leur ambition. Tel est l'oracle des salons feutrés et des places publiques, où le murmure des Grands rejoint la rumeur des humbles : nul n'échappe à la colère des dieux qu'il a déçus.
Le souverain populaire, cette immense cohorte qui avait lié son destin au mirage d'une aube nouvelle en plébiscitant les frères siamois de la colline, s'enferme aujourd'hui dans un mutisme lourd d'amertume et de désillusion.
Le temple des espérances semble profané par ces querelles d'ego, et le peuple, spectateur dépité de ce théâtre d'ombres, compte en silence les grains du sablier.
Il attend l'heure du grand arbitrage — ces rendez-vous synallagmatiques des urnes locales, législatives, et par-dessus tout, le crépuscule présidentiel — pour sceller le sort des ex-alliés devenus rivaux jurés.
La sentence du peuple sera le couperet de leur ambition. Tel est l'oracle des salons feutrés et des places publiques, où le murmure des Grands rejoint la rumeur des humbles : nul n'échappe à la colère des dieux qu'il a déçus.