Le Sénégal s’achemine lentement, mais inexorablement, vers le rendez-vous crucial de l'élection présidentielle de 2029. À l'orée de ce scrutin décisif, une certitude m’habite, nourrie par des décennies d’observation des tumultes du monde et des trajectoires des nations : notre modèle démocratique doit franchir un nouveau cap.
Homme de réseaux, habitué des salons feutrés du globe où se nouent les destins économiques et politiques, j'ai vu la lumière jaillir de la confrontation des intelligences.
Des États-Unis à la France, ces grandes républiques dont j'ai pu observer de près les rouages, la sacralisation du débat télévisé entre les candidats à la magistrature suprême n’est pas un simple spectacle ; elle est le cœur battant de la démocratie.
Avant que le peuple ne tranche, les prétendants y déploient leurs campagnes de communication, dévoilent les lignes de force de leurs programmes, et soumettent leur vision à l'épreuve de la contradiction. Pourquoi le Sénégal, vitrine démocratique de l'Afrique, se priverait-il d'une telle exigence ?
Il est temps de substituer la guerre des idées aux stériles rivalités de personnes. Trop souvent, nos campagnes électorales s'abîment dans le tumulte des invectives et l'écume des déclarations partisanes, laissant le citoyen sur sa faim quant aux solutions concrètes face aux défis du siècle.
Qu'il s'agisse de l'emploi de notre jeunesse, de l'éducation, de la santé, de notre souveraineté économique ou de la justice, le peuple sénégalais ne saurait plus se contenter de promesses de tréteaux. Il exige de savoir comment chaque candidat entend financer, structurer et matérialiser son projet de société.
Ce grand débat, que j'appelle de mes vœux, doit être le miroir de cette ambition. Il s'agira d'un moment de vérité où la pertinence des chiffres chassera l'illusion des slogans.
Au cours de mes innombrables voyages, entre deux avions, échangeant avec des chefs d’État, des ministres et des magnats de l’industrie aux quatre coins du globe, j'ai acquis la conviction profonde que la grandeur d'un pays se mesure à la vitalité de son espace public.
Donner la parole aux citoyens — entrepreneurs, agriculteurs, étudiants, forces vives de la nation — pour interpeller directement ceux qui aspirent à présider à leur destinée, voilà le véritable sens de la démocratie participative.
Ce rendez-vous cathodique, arbitré par une instance indépendante et soumis à une stricte égalité des temps de parole, offrirait à chaque prétendant la même tribune pour convaincre.
En 2029, le Sénégal ne doit pas seulement élire un homme ou une femme ; il doit choisir un destin collectif, validé par la force de l'argument et le respect républicain. C’est le legs que nous devons laisser aux générations futures.
Assane Faye
Citoyen Sénégalais
Homme de réseaux, habitué des salons feutrés du globe où se nouent les destins économiques et politiques, j'ai vu la lumière jaillir de la confrontation des intelligences.
Des États-Unis à la France, ces grandes républiques dont j'ai pu observer de près les rouages, la sacralisation du débat télévisé entre les candidats à la magistrature suprême n’est pas un simple spectacle ; elle est le cœur battant de la démocratie.
Avant que le peuple ne tranche, les prétendants y déploient leurs campagnes de communication, dévoilent les lignes de force de leurs programmes, et soumettent leur vision à l'épreuve de la contradiction. Pourquoi le Sénégal, vitrine démocratique de l'Afrique, se priverait-il d'une telle exigence ?
Il est temps de substituer la guerre des idées aux stériles rivalités de personnes. Trop souvent, nos campagnes électorales s'abîment dans le tumulte des invectives et l'écume des déclarations partisanes, laissant le citoyen sur sa faim quant aux solutions concrètes face aux défis du siècle.
Qu'il s'agisse de l'emploi de notre jeunesse, de l'éducation, de la santé, de notre souveraineté économique ou de la justice, le peuple sénégalais ne saurait plus se contenter de promesses de tréteaux. Il exige de savoir comment chaque candidat entend financer, structurer et matérialiser son projet de société.
Ce grand débat, que j'appelle de mes vœux, doit être le miroir de cette ambition. Il s'agira d'un moment de vérité où la pertinence des chiffres chassera l'illusion des slogans.
Au cours de mes innombrables voyages, entre deux avions, échangeant avec des chefs d’État, des ministres et des magnats de l’industrie aux quatre coins du globe, j'ai acquis la conviction profonde que la grandeur d'un pays se mesure à la vitalité de son espace public.
Donner la parole aux citoyens — entrepreneurs, agriculteurs, étudiants, forces vives de la nation — pour interpeller directement ceux qui aspirent à présider à leur destinée, voilà le véritable sens de la démocratie participative.
Ce rendez-vous cathodique, arbitré par une instance indépendante et soumis à une stricte égalité des temps de parole, offrirait à chaque prétendant la même tribune pour convaincre.
En 2029, le Sénégal ne doit pas seulement élire un homme ou une femme ; il doit choisir un destin collectif, validé par la force de l'argument et le respect républicain. C’est le legs que nous devons laisser aux générations futures.
Assane Faye
Citoyen Sénégalais