Le Sénégal a levé 650 millions d’euros en 2025 auprès de l’Africa Finance Corporation (AFC) et de First Abu Dhabi Bank (FAB) via des instruments financiers complexes, les « total return swaps », sans en informer le FMI ni les marchés, révèle le Financial Times. Ces mécanismes donnent aux prêteurs un rang prioritaire sur les autres créanciers en cas de défaut.
Selon Seneplus, le swap avec l’AFC a permis de mobiliser jusqu’à 350 millions d’euros, dont un premier versement de 105 millions, contre des obligations et des intérêts majorés de 3,5 à 4 %. Le swap avec la FAB, signé en juin 2025 pour 300 millions d’euros, prévoit un taux variable majoré de 5 % et donne à la banque un titre sur environ 400 millions d’euros d’obligations. Les deux opérations arrivent à échéance en 2028.
La même source indique que ces montages interviennent après qu’un audit d’État a révélé 7 milliards de dollars de dette cachée sous l’administration précédente, portant l’endettement total du pays à plus de 40 milliards de dollars, soit plus de 130 % du PIB. Les détails exacts de ces emprunts restent inconnus, mais certains analystes estiment qu’ils pourraient atteindre 1 milliard de dollars.
Le site d’information précise que le FMI a confirmé n’avoir pas été informé des conditions de ces swaps, tandis que la Banque mondiale avait auparavant mis en garde sur le manque de transparence et les risques liés à ces instruments, qui privilégient certains prêteurs en cas de restructuration.
Walf
Selon Seneplus, le swap avec l’AFC a permis de mobiliser jusqu’à 350 millions d’euros, dont un premier versement de 105 millions, contre des obligations et des intérêts majorés de 3,5 à 4 %. Le swap avec la FAB, signé en juin 2025 pour 300 millions d’euros, prévoit un taux variable majoré de 5 % et donne à la banque un titre sur environ 400 millions d’euros d’obligations. Les deux opérations arrivent à échéance en 2028.
La même source indique que ces montages interviennent après qu’un audit d’État a révélé 7 milliards de dollars de dette cachée sous l’administration précédente, portant l’endettement total du pays à plus de 40 milliards de dollars, soit plus de 130 % du PIB. Les détails exacts de ces emprunts restent inconnus, mais certains analystes estiment qu’ils pourraient atteindre 1 milliard de dollars.
Le site d’information précise que le FMI a confirmé n’avoir pas été informé des conditions de ces swaps, tandis que la Banque mondiale avait auparavant mis en garde sur le manque de transparence et les risques liés à ces instruments, qui privilégient certains prêteurs en cas de restructuration.
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