Les apparences, a-t-on coutume de dire, sont souvent trompeuses, et le miroir aux alouettes des réseaux sociaux vient une nouvelle fois d’offrir au Sénégal l’un de ses plus saisissants contrastes.
À travers la magie de la toile, elle avait vendu à tout un peuple l'image d'une femme d’affaires accomplie, d’une icône de la beauté cutanée à la respectabilité apparente. Mame Diarra Thiam, universellement connue sous le pseudonyme de « Diodio Glow Skin », s’est longtemps drapée dans les habits d’une sainte nitouche irréprochable.
Mais derrière les filtres flatteurs, les sourires de façade et le commerce lucratif des produits cosmétiques se cachait une réalité infiniment plus sombre. Aujourd’hui, le vernis a craqué : la prétendue muse de l'esthétique connectée s’avère être une délinquante au sens le plus brut du terme.
Placée en garde à vue hier dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Mame Diarra Thiam est désormais dépouillée de ses artifices numériques. Les graves accusations qui pèsent sur elle dessinent les contours d’une entreprise criminelle d’une rare violence.
Loin d'être une simple commerçante, elle est soupçonnée d’avoir trôné au sommet d’un véritable système de destruction sociale, une machine de guerre virtuelle destinée à broyer des vies.
Les preuves accumulées par les limiers de la DSC, sous la haute supervision du procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, sont accablantes.
L'exploitation technologique du téléphone de sa complice, Rokhaya Fall, alias « Rox » — extraite aujourd'hui même de sa cellule de prison pour les besoins de la procédure —, a révélé les entrailles d'un réseau de mercenariat digital.
En coulisses, la vendeuse de cosmétiques arrosait une armée de « Tik-Tokeurs » mercenaires. Au-delà des messages écrits et audio hautement compromettants, la justice a formellement tracé plusieurs transferts de fonds, oscillant entre 200 000 et 1 000 000 de francs CFA, versés à ces assassins du clavier pour orchestrer des lynchages ciblés et violents contre ses détracteurs.
Visée à ce stade pour association de malfaiteurs, complicité de discours contraires aux bonnes mœurs et complicité d’injures publiques commises par le biais d’un système informatique, l'horizon de l'influenceuse s'est définitivement obscurci. D'autant plus que l'enquête ne s'arrête pas en si bon chemin : le bras armé de la justice s’étend désormais à l'examen minutieux de l'origine de ses sources de revenus et cible activement plusieurs de ses lieutenants du Net.
Face à l'indignité des méthodes employées, à la traçabilité des flux financiers de la haine et à la constance des éléments matériels, le sort de Mame Diarra Thiam semble scellé.
Tout porte à croire qu’au terme de sa garde à vue, les portes du tribunal de grande instance s'ouvriront pour un déferrement immédiat, suivi d'un placement sous mandat de dépôt .
Eu égard à la gravité exceptionnelle des faits, le temps des faux-semblants est révolu ; pour « Diodio Glow Skin », le réveil carcéral s'annonce aussi brutal qu'inévitable.
clounjay@yahoo.fr
775510747
À travers la magie de la toile, elle avait vendu à tout un peuple l'image d'une femme d’affaires accomplie, d’une icône de la beauté cutanée à la respectabilité apparente. Mame Diarra Thiam, universellement connue sous le pseudonyme de « Diodio Glow Skin », s’est longtemps drapée dans les habits d’une sainte nitouche irréprochable.
Mais derrière les filtres flatteurs, les sourires de façade et le commerce lucratif des produits cosmétiques se cachait une réalité infiniment plus sombre. Aujourd’hui, le vernis a craqué : la prétendue muse de l'esthétique connectée s’avère être une délinquante au sens le plus brut du terme.
Placée en garde à vue hier dans les locaux de la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Mame Diarra Thiam est désormais dépouillée de ses artifices numériques. Les graves accusations qui pèsent sur elle dessinent les contours d’une entreprise criminelle d’une rare violence.
Loin d'être une simple commerçante, elle est soupçonnée d’avoir trôné au sommet d’un véritable système de destruction sociale, une machine de guerre virtuelle destinée à broyer des vies.
Les preuves accumulées par les limiers de la DSC, sous la haute supervision du procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, sont accablantes.
L'exploitation technologique du téléphone de sa complice, Rokhaya Fall, alias « Rox » — extraite aujourd'hui même de sa cellule de prison pour les besoins de la procédure —, a révélé les entrailles d'un réseau de mercenariat digital.
En coulisses, la vendeuse de cosmétiques arrosait une armée de « Tik-Tokeurs » mercenaires. Au-delà des messages écrits et audio hautement compromettants, la justice a formellement tracé plusieurs transferts de fonds, oscillant entre 200 000 et 1 000 000 de francs CFA, versés à ces assassins du clavier pour orchestrer des lynchages ciblés et violents contre ses détracteurs.
Visée à ce stade pour association de malfaiteurs, complicité de discours contraires aux bonnes mœurs et complicité d’injures publiques commises par le biais d’un système informatique, l'horizon de l'influenceuse s'est définitivement obscurci. D'autant plus que l'enquête ne s'arrête pas en si bon chemin : le bras armé de la justice s’étend désormais à l'examen minutieux de l'origine de ses sources de revenus et cible activement plusieurs de ses lieutenants du Net.
Face à l'indignité des méthodes employées, à la traçabilité des flux financiers de la haine et à la constance des éléments matériels, le sort de Mame Diarra Thiam semble scellé.
Tout porte à croire qu’au terme de sa garde à vue, les portes du tribunal de grande instance s'ouvriront pour un déferrement immédiat, suivi d'un placement sous mandat de dépôt .
Eu égard à la gravité exceptionnelle des faits, le temps des faux-semblants est révolu ; pour « Diodio Glow Skin », le réveil carcéral s'annonce aussi brutal qu'inévitable.
clounjay@yahoo.fr
775510747