La controverse autour des 3 milliards de francs CFA évoqués dans le débat sur les fonds de la Primature vient de prendre une tournure pour le moins embarrassante.
Alors que l’opinion attendait des éclaircissements documentés, la sortie de l’ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) de la Primature, Macodou Sène, vient sérieusement bousculer le récit jusque-là présenté au public.
Invité ce mardi matin sur la TFM, Macodou Sène a été catégorique : « Sonko ne m’a jamais interpellé ! » Plus encore, il réfute avoir demandé à Ousmane Sonko de s’adresser à l’actuel ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. Surtout, il nie avoir eu la gestion de quelconques « fonds politiques » ou « fonds spéciaux », allant jusqu’à affirmer qu’il n’en existait pas à son niveau.
Ce démenti pose une question essentielle : sur quoi reposent exactement les affirmations qui ont été portées à la connaissance des Sénégalais ?
Le débat public ne peut pas se satisfaire d’allusions, de documents brandis à l’écran ou de références à des pièces dont le contenu n’est jamais véritablement exposé.
Lorsqu’une accusation porte sur plusieurs milliards de francs CFA et met en cause la gestion des deniers publics, le minimum démocratique consiste à produire les éléments permettant à chacun de vérifier les faits.
C’est précisément là que le bât blesse.
Ousmane Sonko a pu présenter, lors de sa récente prise de parole, des documents censés donner du crédit à ses affirmations. Mais, montrer l’existence supposée de documents n’est pas la même chose que les rendre publics. Un document dont le public ne peut ni lire le contenu, ni vérifier l’origine, ni comprendre la nature comptable ou administrative ne constitue pas, à lui seul, une preuve accessible à l’opinion.
La question est donc désormais simple : si les éléments invoqués existent réellement et établissent les faits avancés, pourquoi ne pas les rendre publics ?
Que les pièces soient transmises à la presse, aux journalistes spécialisés, aux experts-comptables, aux parlementaires et, plus largement, à toute personne capable d’en examiner sérieusement le contenu. Qu’elles soient confrontées aux documents budgétaires officiels. Que l’on puisse identifier la ligne budgétaire concernée, l’ordonnateur, le comptable, les bénéficiaires éventuels, les modalités de décaissement et la destination des sommes.
C’est ainsi que fonctionne une démocratie mature : par la contradiction des faits et par la vérification des preuves, non par la seule autorité de celui qui les affirme.
Le démenti de Macodou Sène ne suffit évidemment pas, à lui seul, à établir que toutes les affirmations concernant ces 3 milliards sont fausses. Mais il suffit à faire naître un doute légitime et à rendre indispensable la publication des pièces permettant de départager les différentes versions.
Car au fond, ce n’est pas une affaire de confiance personnelle envers Ousmane Sonko ou envers Macodou Sène. Ce n’est pas non plus une affaire de camp politique. Il s’agit de milliards appartenant à l’État et donc aux Sénégalais.
Si Ousmane Sonko dispose de preuves irréfutables, qu’il les mette sur la table. Pas seulement en les montrant furtivement devant les caméras, mais en les laissant être examinées, analysées et, le cas échéant, contestées.
La vérité n’a rien à craindre de la vérification.
Et si les documents existent, leur publication permettrait précisément de mettre fin aux supputations, de répondre au démenti de l’ancien DAGE et de déterminer enfin ce que recouvrent réellement ces 3 milliards de francs CFA.
Dans cette affaire, le Sénégalais n’a pas besoin qu’on lui demande de croire. Il a besoin qu’on lui donne les moyens de vérifier.
Alors que l’opinion attendait des éclaircissements documentés, la sortie de l’ancien Directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) de la Primature, Macodou Sène, vient sérieusement bousculer le récit jusque-là présenté au public.
Invité ce mardi matin sur la TFM, Macodou Sène a été catégorique : « Sonko ne m’a jamais interpellé ! » Plus encore, il réfute avoir demandé à Ousmane Sonko de s’adresser à l’actuel ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba. Surtout, il nie avoir eu la gestion de quelconques « fonds politiques » ou « fonds spéciaux », allant jusqu’à affirmer qu’il n’en existait pas à son niveau.
Ce démenti pose une question essentielle : sur quoi reposent exactement les affirmations qui ont été portées à la connaissance des Sénégalais ?
Le débat public ne peut pas se satisfaire d’allusions, de documents brandis à l’écran ou de références à des pièces dont le contenu n’est jamais véritablement exposé.
Lorsqu’une accusation porte sur plusieurs milliards de francs CFA et met en cause la gestion des deniers publics, le minimum démocratique consiste à produire les éléments permettant à chacun de vérifier les faits.
C’est précisément là que le bât blesse.
Ousmane Sonko a pu présenter, lors de sa récente prise de parole, des documents censés donner du crédit à ses affirmations. Mais, montrer l’existence supposée de documents n’est pas la même chose que les rendre publics. Un document dont le public ne peut ni lire le contenu, ni vérifier l’origine, ni comprendre la nature comptable ou administrative ne constitue pas, à lui seul, une preuve accessible à l’opinion.
La question est donc désormais simple : si les éléments invoqués existent réellement et établissent les faits avancés, pourquoi ne pas les rendre publics ?
Que les pièces soient transmises à la presse, aux journalistes spécialisés, aux experts-comptables, aux parlementaires et, plus largement, à toute personne capable d’en examiner sérieusement le contenu. Qu’elles soient confrontées aux documents budgétaires officiels. Que l’on puisse identifier la ligne budgétaire concernée, l’ordonnateur, le comptable, les bénéficiaires éventuels, les modalités de décaissement et la destination des sommes.
C’est ainsi que fonctionne une démocratie mature : par la contradiction des faits et par la vérification des preuves, non par la seule autorité de celui qui les affirme.
Le démenti de Macodou Sène ne suffit évidemment pas, à lui seul, à établir que toutes les affirmations concernant ces 3 milliards sont fausses. Mais il suffit à faire naître un doute légitime et à rendre indispensable la publication des pièces permettant de départager les différentes versions.
Car au fond, ce n’est pas une affaire de confiance personnelle envers Ousmane Sonko ou envers Macodou Sène. Ce n’est pas non plus une affaire de camp politique. Il s’agit de milliards appartenant à l’État et donc aux Sénégalais.
Si Ousmane Sonko dispose de preuves irréfutables, qu’il les mette sur la table. Pas seulement en les montrant furtivement devant les caméras, mais en les laissant être examinées, analysées et, le cas échéant, contestées.
La vérité n’a rien à craindre de la vérification.
Et si les documents existent, leur publication permettrait précisément de mettre fin aux supputations, de répondre au démenti de l’ancien DAGE et de déterminer enfin ce que recouvrent réellement ces 3 milliards de francs CFA.
Dans cette affaire, le Sénégalais n’a pas besoin qu’on lui demande de croire. Il a besoin qu’on lui donne les moyens de vérifier.