Les syndicats d’enseignants ont décidé de déposer une plainte contre l’État auprès du BIT

Rédigé par Dakarposte le Vendredi 13 Mars 2026 à 15:05 modifié le Vendredi 13 Mars 2026 19:11

Au Sénégal, une crise perdure depuis plusieurs mois dans le domaine de l’éducation nationale. Fin février dernier, suite à une grève orchestrée par le G7, comprenant les principales plateformes syndicales de leur collaboration, certains enseignants ont connu des retenues sur leur salaire.

En réaction à ce qu’ils considèrent comme des « ponctions illégales, disproportionnelles et arbitraires opérées sous le salaire des enseignants au mépris de toutes les règles préalables», les syndicalistes ont communiqué, lors d’une conférence de presse ce vendredi 13 mars, leur projet de déposer une plainte contre le gouvernement sénégalais auprès du Bureau international du travail (BIT).


« Considérant cet acte comme une volonté manifeste du gouvernement du Sénégal d’humilier d’honnêtes travailleurs exerçant un droit constitutionnel, les syndicats décident de porter plainte auprès du BIT pour violation flagrante des dispositions de la Convention 95 de l’Organisation international du travail (OIT) relative à la protection des salaires », a déclaré Amidou DIEDHIOU, porte-parole des grévistes, lors d’une rencontre avec les médias.

En continuant, le G7 déclare avoir remarqué que « le dialogue semble aujourd’hui être délaissé au profit de la confrontation ». Devant ce contexte, les syndicats optent pour la continuité de leur «sixième plan d’action en cours», marqué par le rejet des évaluations et une grève générale prévue pour ce vendredi 13 mars.

Bien que le gouvernement réponde aux inquiétudes soulevées par des « manœuvres dilatoires», les syndicalistes pensent néanmoins qu’une solution à cette crise existe, qu’ils résument en plusieurs points.

« Les syndicats exigent du gouvernement la finalisation des travaux du comité technique bipartite, l’implication des plus hautes autorités de l’État afin que des solutions définitives et pérennes soient trouvées, la convocation dirigeante d’une réunion de monitoring conformément aux modalités fixées par l’article 6 du protocole d’accord du 30 avril 2018 », a-t-il indiqué.

Il convient de rappeler que le ministre de la Fonction publique, Olivier BOUCAL, avait défendu ces prélèvements, tout en exhortant tous les intervenants à agir avec responsabilité.

«Le droit de grève reste et demeure un droit fondamental des travailleurs, mais il faut savoir que cet arrêt de travail entraîne également la suspension du salaire correspondant (…) le gouvernement n’est pas fermé au dialogue», avait-il expliqué, avant d’appeler à un effort «réciproque» et une «volonté commune d’aller vers des consensus durables».
























Walf

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